TROUVER DE L’AIDE (« Je suis Dépendant »)

Article mis jour le 17/04/2018, par INDIE

Cet article est le fruit de plusieurs années passées avec des personnes pornodépendantes, ainsi que de 12 mois passés à échanger et à apprendre au contact de spécialistes en accompagnement de personnes dépendantes  à la pornographie.

Je reçois moi-même en consultations privées, et ce site est le fruit des résultats que j’obtiens avec les autres.

ACCEPTER

Oui vous avez une addiction à la pornographie. Il s’agit d’accepter la situation.

Mais on s’en sort et ce n’est pas une fatalité.

Vous n’êtes pas le/la seul(e) à vous être faits avoir par cette industrie. Accepter, lire cette page, c’est déjà avoir le courage de reconnaître votre dépendance. Maintenant, il faut agir.

COMPRENDRE 

 

Mieux comprendre le phénomène, grâce à des articles et vidéo réalisés par des experts, peut vous aider à avoir une meilleure lecture de la situation, sans minimiser, tout en vous apportant des premiers outils. Je vous recommande de consulter :

l’article « PORNO, NOUVEAUTE, ET EFFET COOLIDGE » - par Gary Wilson (YBOP)

« Le Cerveau des Ados Face au Porno d’Internet » – par Gary Wilson (YBOP)

SUPPRIMER TOUTE PORNOGRAPHIE

- Débarrassez-vous de tout votre contenu pornographique et « érotique ». Fichiers, images, vidéos, téléchargements, dvd, cassettes…

- Nettoyez votre historique de navigation, supprimer tous les favoris, cookies…

ADOPTER UNE APPROCHE QUI FAIT LA PART DES CHOSES : Actes, Pensées, Culpabilité, NoFap, masturbation…

1 – Une des pire choses à faire est de rentrer dans une sorte de quête de performance, et de pratiquer le « Nofap » (c’est-à-dire stopper toute masturbation). 

Au moment où la personne prend conscience de son addiction, elle vit alors une forte culpabilité. Toutefois, je dirais qu’au moins 80 % de cette culpabilité est illégitime, inutile et nocive. En effet, lorsqu’on prend conscience de sa dépendance, on se met alors à « sur-culpabiliser » pour des choses qui sont de l’ordre du ressenti et de la pensée, où il demeure en général une grande confusion. En fait, la personne dépendante a surtout besoin de ne pas tomber dans une stigmatisation de sa libido, de ses fantasmes, et dans une auto-flagellation quand elle a des « flash back » ou des pensées en lien avec la pornographie, ou encore des pulsions et manifestations de sa libido. Hors, malheureusement, la quasi-totalité des personnes dépendantes, lorsqu’elle vivent la phase de « prise de conscience », connaissent cet état de confusion et d’ « hyper culpabilité » (nous verrons toutefois que la culpabilité est NECESSAIRE pour guérir de la pornographie, mais pas celle-ci…).

AVIS AUX LECTEUR : Cette culpabilité-là est inutile et destructrice. Culpabiliser pour des choses qui restent du domaine de la pensée et du ressenti est totalement inutile et déplacé. Vous n’avez pas à vous sentir coupable de vos fantasmes, pensées quels qu’ils soient, ni de ce que la pornographie a modifié chez vous en terme de perception de la sexualité, ni de votre envie de vous masturber (nous en reparlerons beaucoup, afin que vous ne tombiez pas dans le piège de l’abstinence de masturbation et du « nofap »).

Ce ne sont pas des actes… Seuls les actes peuvent éventuellement justifier une culpabilité. Ici, il ne s’agit que de ressentis, perceptions, idées, flash back.

Il est donc important que vous fassiez la part des choses à ce sujet, et que vous appreniez à gérer et utiliser votre culpabilité pour des choses qui en valent la peine. 

La plupart des personnes en sevrage se tournent vers le « Nofap », (que je vous déconseille de pratiquer !), précisément car elles n’ont pas fait le point sur tout cela.

Elles n’ont pas fait la part des choses comme nous le faisons en ce moment. Elles sont dans une répression, une lutte contre elles-mêmes, et pire, elles pensent que cesser la masturbation est la solution, alors que cela est LA PLUS GROSSE ERREUR POSSIBLE.

ARRÊTER DE VOUS MASTURBER (sans porno évidemment) EST LA PLUS GROSSE ERREUR QUE VOUS PUISSIEZ FAIRE POUR GUERIR

Pour vous sentir mieux avec vous-mêmes, vous risquez alors de vouloir vous prouver que vous pouvez devenir une sorte d’ « ascète », de « moine », ou de « super guerrier » qui arrive à contrôler toute sa libido. Prenez conscience qu’il y a probablement une partie en vous qui croit qu’il faut réussir ce genre de « bravoure », de performance surréaliste pour vous sentir mieux. La réalité c’est que cela est un comportement de « compensation ». Vous n’avez pas besoin d’accomplir une abstinence de masturbation, ni de réaliser aucune performance ou aucun « record » (terme très fréquemment employé par les personnes en sevrage) pour vous en sortir.

En fait c’est même le contraire.

Si vous misez sur cette stratégie pour retrouver une meilleure estime de vous, alors vous allez fabriquer un château de cartes, qui s’écroulera rapidement à la moindre bourrasque. Si vous réussissez à ne pas vous masturber pendant 15 jours alors que vous vous en croyiez incapable, qu’aurez-vous obtenu ? Une satisfaction, un sentiment de fierté temporaires…

Mais cela ne vous guérit pas.

Non seulement vous ne pouvez pas contrôler éternellement vos désirs et votre libido, mais en plus, il est normal et NECESSAIRE de continuer de vous masturber pour vous sortir de la dépendance.

En continuant de vous masturbez (sans porno ni « érotisme ») :

- vous vous donnez le droit de continuer de vous faire plaisir (excellent pour l’estime de soi)

- vous vous (re)familiarisez avec la véritable masturbation (activité normale quoiqu’on en dise),

- vous vous réconcilier avec votre libido (plutôt que de stresser et de culpabiliser à chaque fois que vous ressentez la moindre pulsion, le moindre désir sexuel, alors que TOUT le monde ressent ces choses, on parle ici de biologie et d’hormones),

- vous évacuez les tensions sexuelles, et évitez ainsi l’effet « implosion »/ »cocotte minute » typique de l’approche « nofap » (j’en reparlerai plus bas)

Il est bon de rappeler également que la plupart des personnes qui pratiquent le « Nofap » le font également parce-qu’ils croient que c’est le seul moyen de sortir de la masturbation compulsive et de déconditionner leur cerveau de la pornographie.

CECI EST TOTALEMENT FAUX.

L’autre poncif est de penser que la masturbation (sans porno) augmente le risque de rechute.

CECI EST FAUX EGALEMENT.

Continuer de se masturber de façon compulsive oui ! Mais il suffit de pratiquer la « masturbation contrôlée » (masturbation en pleine conscience).

Aborder le sevrage avec le « Nofap » est donc très contre-productif, et enferme la plupart du temps les personnes dans ce que j’appelle le « marathon addictif », qui les retient dans une autre forme d’addiction : la consommation par intermittence. (alternance entre abstinence insupportable et rechute dans du porno)*.

*c’est-à-dire : se retenir 1, 2, 3 ou 4 semaines, puis « imploser » en rechutant sans cesse parce-qu’on arrivait plus à gérer autant de pression, autant de tension sexuelle (c’est l’effet « cocotte minute »).

 

2 - ne pas rester focalisé sur l’addiction  et y penser le moins possible (si je vous dit « ne pensez pas à un éléphant rose que se passe-t-il ? »…). Là encore, je déconseille également l’utilisation d’un « compteur », qui ne fera que vous faire penser à l’addiction. Ne comptez pas le temps que vous passer sans porno, étant donné qu’il ne s’agit pas de l’abstinence la plus longue possible, mais d’un arrêt.

3 - Il y a de très grandes chances pour que vous fassiez partie des personnes ayant un point de vue erroné sur le monde du X. Prenez conscience que les enjeux sont très importants, car Cliquer sur du Porno alimente la Demande pour la Prostitution et le Trafic Sexuel (c’est-à-dire l’exploitation à des fins sexuelles – aussi appelée la « Traite »).

Tant que vous croyez au mythe « cliquer sur du porno ne fait de mal à personne« , alors vous ne pouvez pas mesurer l’importance fondamentale de stopper. Ce que je vais vous dire ici ne va pas vous faire plaisir, mais vous devez le savoir : lorsque vous cliquez pour de la pornographie, vous alimentez la « traite » et tout cet esclavage moderne. Nous sommes donc loin de l’approche qui consiste à se demander pourquoi il est si important d’arrêter la pornographie. Sur beaucoup de forums, on voit apparaître des topics écrits par des personnes dépendantes qui semblent avoir besoin de motivation pour arrêter. Et forcément, difficile de trouver la détermination de s’en sortir si on croit que notre habitude ne fait du mal qu’à nous-mêmes.

C’est lorsque vous ouvrez les yeux sur cette réalité que vous êtes alors en mesure de vivre un véritable changement, animé par une profonde motivation.

Grâce à ce site, vous apprendrez à décoder, comprendre le business de la pornographie, qui est directement connecté à la prostitution. Le spectateur n’a aucun moyen de faire la différence entre ce qui est consenti et ce qui ne l’est pas, (et le fait que la vidéo/photo regardée possède un « label »/sigle, ou que les personnes soient souriantes ne changent rien à cela malheureusement).

Les faits sont là : beaucoup de personnes dans la pornographie sont là contre leur gré, victimes de coercition, au même titre que toutes les autres personnes insérées dans le milieu de la prostitution et du sexe commercial – voir l’article en lien ci-dessus,où vous trouverez les témoignages d’anciennes prostituées/actrices comme Aurora Snow, Paige Jennings, Jenna Jameson, Jan Meza, Jaxin Jersey, Sierra Sin, Vanessa Belmont et d’autres personnes – qui n’ont pas nécessairement de pseudo). Vous trouverez également des rapports d’enquête de collectifs de personnes survivantes de l’exploitation sexuelle (THORN, TAP, IAMATREASURE), d’organismes de lutte contre le Trafic Sexuel (Human Trafficking Task Force, National Center of Sexual Exploitation, Human Trafficking Hotline – Polaris Project, Pornharms Research…), rapports spécialistes (Sénateur McGaskill, Muriel Salmona, Windie Lazenko…), enquêtes, reportages (ABC News, Miami New Times, New York Times…) et documentaires…

AVIS : C’est pour aussi cette raison qu’il ne faut surtout pas arrêter la masturbation, et qu’il ne faut pas se forcer à vouloir éliminer tout support visuel d’un coup d’un seul si vous n’en êtes pas (encore) capable (en prenant bien entendu un support qui ne soit ni porno ni en provenance d’un site « érotique »)

Contrairement au poncif véhiculé depuis des années par le mouvement « Nofap », le fait de se masturber est très important dans le sevrage pour éliminer les tensions et la frustration liées à la privation de porno, et limiter le risque de rechute.

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F.A.Q.

QUESTION : « QUE SE PASSE-T-IL SI J’ARRÊTE DE ME MASTURBER ? »

REPONSE : Par expérience, je dirais environ 95% de risques que vous restiez enfermé dans le cercle vicieux de l‘addiction par intermittence, comme 95% des personnes qui abordent le sevrage sous cet angle.

Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous recommande de lire mon article récent : « Pourquoi vous devriez éviter le NoFap / La Flatline : une étape obligatoire ? »

Contrairement à l’idée reçue : Non, arrêter la masturbation ne vous fera pas guérir plus vite, et les risques de rechuter augmentent, en raison de « l’effet cocotte minute ».

QUESTION : « Mais si je me masturbe mon cerveau ne guérit pas et j’entretiens des liens avec l’addiction ».

REPONSE : Ceci est aussi un poncif.

Il est vrai seulement si vous vous masturbez sans exercer de contrôle sur les fantasmes, et si vous n’encadrez pas votre pratique masturbatoire. Mais il est faux, car ce n’est pas la masturbation le souci, c’est la façon dont elle est pratiquée qui est problématique et qui peut retarder la guérison.

Sans attendre des résultats parfaits, je vous recommande d’accepter que revenir à une fantasmagorie plus saine prend un peu de temps, et lisez l’article : « La Masturbation Contrôlée ».

Il faut rester patient. Tout rentrera dans l’ordre bientôt :)

D’une manière générale je vous invite à ne pas culpabiliser pour tout ce qui est de l’ordre des fantasmes, pensées, « flash-backs ». Ce ne sont que des pensées… Je vous propose plutôt d’Accepter que pour l’instant, ces choses font partie de vous. Les détester revient à vous détester vous-mêmes, et cela est très mauvais pour l’estime de soi. Ce que je vous conseille, c’est d’accepter ces pensées comme des hôtes indésirables, pénibles, mais qui ne sont là que temporairement. Vous débattre rend les choses plus compliquées. Il n’y a rien ici de grave. Pénible certes, mais pas grave. Tout cela va rentrer dans l’ordre petit à petit, à condition bien entendu de rester loin du porno.

QUESTION : « J’ai essayé plusieurs fois mais je n’arrive pas à me passer de support visuel. »

REPONSE : Ceci n’est pas grave du tout.

Si vous n’arrivez pas à vous passer de support pour le moment, alors ainsi soit-il. Ce qui compte dans ce cas c’est de choisir judicieusement le support en question. Cliquer sur des photos de stars en bikini ce n’est pas du tout un souci en soi. D’accord, c’est peut-être frustrant car votre guérison ne se passe pas comme vous l’auriez pensé, mais ce que je vous conseille, c’est d’accepter que les choses puissent prendre un peu de temps. Des méthodes extrêmes comme le « Nofap » peuvent être séduisantes pour des personnes pornodépendantes, mais pour des mauvaises raisons.*

Il est possible d’utiliser un autre support visuel que du porno qui constituera un « pallier de décompression » temporaire dans le sevrage.

Ce qui compte c’est que vous restiez loin de la pornographie. Mais vous pouvez donc utilisez pendant une période, un substitut. Lisez cet article. Rappelez-vous l’objectif du sevrage : stopper le porno. C’est tout. Continuer d’utiliser un support pendant un temps peut être frustrant, mais ne vous mettez pas en compétition avec vous-mêmes sur ce point. Ne cherchez  pas être parfait, et acceptez que le retour à une sexualité plus épanouissante prennne un peu de temps.

*J’ai passé 7 ans en compagnie de personnes pornodépendantes, et je peux affirmer ceci :

- La quasi-totalité des gens qui prennent conscience de leur addiction déporte leur culpabilité liée à leur addiction sur leur masturbation et leur fantasmagorie. Ceci est totalement inutile et contre-productif. Messieurs (et Mesdames), vous n’avez aucunement à culpabiliser.

Quelque soit vos fantasmes, il ne s’agit que de pensées,et les pensées ne font de mal à personne.

PENSER, FANTASMER N’EST PAS UN ACTE.

- La quasi-totalité des hommes pornodépendants ont une vision déformée de la sexualité et des « attentes » des partenaires sexuels. La personne pornodépendante ressent souvent un complexe voir un sentiment d’infériorité vis-à-vis des personnes non dépendantes, imaginant que ces dernières ont une sexualité parfaitement équilibrée, et une fantasmagorie parfaitement saine et romantique. Messieurs (et Mesdames) : vous ne savez pas à quoi pensent les autres. Il n’y a pas de sexualité parfaite, et tout le monde a ses gênes, complexes et peurs au moment de la relation sexuelle.

FANTASMES, FLASH-BACK, PENSEES INTRUSIVES, LIBIDO…

La personne pornodépendante a tendance se culpabiliser pour des choses qui n’en valent pas la peine,comme je le disais plus haut. Ses fantasmes, ses pensées, les flash back porno qui reviennent dans la tête, le fait de ressentir de l’excitation à la vue d’une belle personne dans la rue… Il faut comprendre que tout ceci est de l’ordre de la pensée et de réactions naturelles physiologiques. Certes, la libido dans le cas de l’addition est un peu « déréglée ». Mais pas de panique, tout cela va rentrer dans l’ordre. L’essentiel est de ne plus voir de X, et de ne pas se complaire dans les pensées pornographiques qui en effet peuvent ralentir la guérison totale. Mais il ne s’agit pas ici de choses graves. Frustrantes, pénible d’accord, mais c’est surtout le fait d’angoisser et de réprimer ces choses en se culpabilisant qui est problématique. Je vous propose d’acceptez les pensées/flash backs comme des hôtes opiniâtres.

Certes, ils sont ennuyeux, mais ils ne font de mal à personne. Laissez-les passer comme des nuages dans le ciel. Ne vous complaisez pas, mais ne vous crispez pas non plus. Aucune raison de vous culpabiliser. 

ERREUR CLASSIQUE : croire que toute excitation, stimulation sexuelle ressentie est signe de régression. Soyons clairs, à moins d’utiliser la méthode NoFap (ce que je déconseille vivement), vous n’aurez à priori pas de « Flatline » (période de forte diminution voir d’absence de libido)*. Vous séparer du porno ne fera pas de vous des moines, et ce n’est pas du tout cela qui est proposé ici. Je suggère la réconciliation avec vous-mêmes, plutôt que la répression.

[*Plus d’infos sur ce qu’est la « Flatline » ici : http://laveritesurleporno.unblog.fr/2017/07/11/le-sevrage-de-porno-et-la-mysterieuse-flatline/ ]

Voici des phrases-clefs que je vous encourage à vous répéter en cas de panique ou de culpabilité lors de « flash back », ou de pensées pornographiques intrusives/fantasmes « hard » :

« Ce qui compte ce sont les actes, et non les pensées »  »A partir du moment où j’arrête de cliquer, je suis à l’abri, et le reste va rentrer dans l’ordre petit à petit. » « Je n’ai pas à paniquer. Toutes les personnes en sevrage ont des « flash-back », des pensées pornographiques. Je n’ai pas à culpabiliser pour ces choses ». « Tout le monde a des pulsions, des envies. »

Je vous encourage à prendre du recul, et à cultivez la compassion, le calme. Ne vous flagellez pas pour ces choses qui n’en valent pas la peine. Continuez d’exercer un minimum de contrôle sur vos fantasmes pendant la masturbation et/ou la relation sexuelle (voir « la masturbation contrôlée: en finir avec la masturbation compulsive et se réapproprier ses fantasmes).

En ce qui concerne la masturbation, dites-vous qu’elle est un allié dans le sevrage (vous verrez que dans la méthode de la masturbation contrôlée, il est bien question d’apprendre à cadrer la pratique. Tout y est expliqué). La honte que ressent la personne dépendante vis-à-vis de la pornographie est en général lors du sevrage portée sur la masturbation. Il faut savoir que c’est un phénomène classique de l’addiction, et en être conscience permet de ne pas se prendre les « pieds dans le tapis ». Il est classique qu’après avoir pris conscience de votre addiction, vous ressentiez une envie de bannir la masturbation. D’après mon expérience, 2/3 des personnes se font avoir par ce mécanisme.

Vous pouvez vous répétez ces phrases deux ou trois fois en cas d’envie de vous masturber :

« Tant que je respecte la fréquence maximale que je me suis fixé, et que je le fais sans support  – ou en tout cas sans porno – alors je guéri. » « Il vaut toujours mieux me masturber que de rechuter ». 

N.B. : fixez-vous une fréquence réaliste. Le mieux est souvent l’ennemi du bien. Si besoin, vous diminuerez petit à petit (pour les personnes en couple, évitez en revanche d’utiliser la masturbation pour fuir l’intimité et la relation sexuelle. D’un autre côté, si pour l’instant vos relations sexuelles ne sont pas épanouissantes et que vous avez des dysfonctions érectiles pendant la relation, cela est normal, et peut durer quelques temps. Surtout, continuez la masturbation contrôlée, et voyez avec le temps comment ça évolue dans vos relations sexuelles.

APPRENEZ A VOUS RELAXER

Je vous recommande vivement de pratiquer la relaxation, afin de diminuer les tensions liées à l’anxiété (caractéristique des addictions).

Au cours du sevrage :

- une chute du niveau de GABA (acide o-aminobutyrique), qui est un neuro-transmetteur anti-anxiété est à prévoir. Il est donc possible que vous vous sentiez un peu plus anxieux pendant le sevrage.

[Source : http://laveritesurleporno.unblog.fr/2017/07/11/le-sevrage-de-porno-et-la-my… ]

PAS DE PANIQUE, cela passe en général assez vite. Il suffit de respirer, et de pratiquer la méditation/relaxation, ne serait-ce que quelques minutes par jour pour obtenir des résultats rapides et durables.

AVIS : Je vous encourage vivement à pratiquer la « Higher Consciousness Healing » de Tara Springett. RENDEZ-VOUS SUR CETTE PAGE.

- Vous allez probablement ressentir des envies de retourner voir du porno, et résister sera parfois désagréable. Ces envies de consommer s’appellent « cravings ». Il existe différentes façons d’y faire face. En priorité, je recommande de diminuer le stress lié au craving. Lors d’un craving, les tissus et les muscles se tendent, la respiration accélère, et l’anxiété augmente, augmentant à son tour le craving.

Que fait un fumeur quand il est anxieux ? Il a envie d’une cigarette. Que fait un alcoolodépendant quand il est anxieux ? Il a envie de boire. La compulsivité est bien souvent une réponse à une tension, un stress trop important.

Pour agir sur le stress du craving et le désamorcer, je conseille à nouveau la Relaxation, et au minimum l’exercice 1 de la « Higher Consciousness Healing ».

[Autres techniques envisageables en second plan : rendez – vous sur la page : « Faire Face aux Cravings »]

PROTEGEZ-VOUS

- installez l’ordinateur dans une pièce « publique » si vous ne vivez pas seul(e),

- ne prenez aucune source internet le soir au moment d’aller vous coucher (ni tablettes, ni téléphones, ni rien… Achetez-vous plutôt un vieux réveil à l’ancienne ou une montre),

- activez la fonction « Safe Search » sur Google : Regardez cette page pour savoir comment faire, à la fois sur PC, IOS et ANDROID »,

- Installez une extension informatique efficace, comme « STOP IT »,

Installez K9, logiciel de protection (gratuit) et/ou,

- solution non testée mais apparemment plus efficace : Utilisez les Services DNS (gratuits)

ATTENTION : je ne me prononcerai pas sur la méthode des Services DNS car je n’ai pas eu l’occasion d’essayer à l’époque. Toutefois, ne perdez pas de vue que toutes ces techniques ne sont que des aides, et ne remplacent pas la guérison.

Néanmoins, ces aides peuvent vous permettre d’éviter de rechuter en cas de « moment de glissement ».

PARLEZ-EN

Parler de votre problème à quelqu’un peut favoriser l’acceptation.

Toutefois, attention de ne pas en parler à n’importe qui. Il s’agit d’exposer votre vulnérabilité, et il est donc essentiel que la personne en face de vous soit quelqu’un en qui vous ayez suffisamment confiance.

- Vous pouvez bien entendu en parler avec un(e) ami(e) de confiance. Cela soulage beaucoup et permet de se sentir moins seul face à la situation, et de créer tisser des liens plus forts.

- Je vous recommande également d’en parler si possible à des personnes spécialisées dans l’addiction à la pornographie/cyberdépendance, ou alors en addictions « sans substances » (nourriture, dépendance sexuelle, jeux d’argent…) si aucun autres services n’existent près de chez vous.

[vous trouverez une liste de spécialistes en addictologie à la pornographie plus bas sur cette page]

- Le partage avec d’autres dépendants ou ex-dépendants peut permettre de développer une véritable solidarité, de ressentir une entraide salvatrice et très apaisante, et d’enlever le poids de la solitude. Vous trouverez des adresses de forums plus bas.

Attention toutefois, un forum ne remplace pas l’accompagnement d’un spécialiste.

Beaucoup de personnes s’en sortent sans accompagnement professionnel, mais dans la mesure du possible, faites-vous accompagner par un Psychologue, ou un Conseiller en Addiction, ou encore un Psychiatre.

Un moyen très efficace pour faciliter votre guérison est de faire appel à une personne qui a vécu elle-même la dépendance, et qui dispose de ressources sérieuses.

Vous pouvez me contacter à l’adresse suivante :

indie.laveritesurleporn@mail.com

 

Quoiqu’il arrive, vous n’êtes pas seul(e).

CONCENTREZ-VOUS SUR VOTRE NOUVELLE VIE

Vous êtes dans un virage extra-ordinaire, avec l’opportunité de reprendre votre vie l’a où vous l’aviez un peu laissée :) Ce que je vous recommande, c’est de prendre le temps de réfléchir à ce qui a du sens pour vous (aider les autres ? Créer ? Dessiner …?). Prenez soin de vous de manière générale. Continuer de pratiquer le Relaxation et de développer la compassion pour vous et pour les autres. Je lis souvent sur les forums, ou j’entend souvent des personnes dépendantes dirent « il faut que je sorte de ma zone de confort ». S’il s’agit de se sociabiliser davantage, et de construire des choses, des projets, alors je suis 100% d’accord. Par contre, je sais par expérience que l’addiction favorise l’anxiété, et que cette dernière peut être un obstacle dans cette démarche. Donc à nouveau, j’insiste sur ce point, je recommande de pratiquez de façon quotidienne la relaxation.

Vous pouvez lire cet article si vous avez le temps : « Gérer l’Anxiété et les Peurs pour changer sa Vie »

BIEN CHOISIR SON ACCOMPAGNEMENT

L’accompagnement professionnel n’est pas obligatoire, bien qu’il puisse être très utile. Si vous choisissez d’être aidé par un spécialiste de la santé, je vous recommande de trouver un professionnel avec qui  :

- vous vous sentez à l’aise,

- qui ne minimise en aucun cas votre souffrance, et ce peu importe son origine et son intensité,

- qui ne minimise pas la réalité de l’addiction,

- qui ne vous dise pas des choses comme : « le porno c’est pas grave » ou « tout le monde en regarde ».

Une psychothérapie peut se révéler être un outil fondamental pour amorcer une guérison plus globale, au-delà de l’astinence, pour agir sur les problèmes de fonds et parallèles au besoin de compulser.

Toutefois, un bon suivi avec un Conseiller en Addictologie, ou Psychiatre Addictologue (de préférence spécialisé dans l’addiction au cybersexe/pornographie) peut éventuellement suffire.

Certaines personnes anciennement dépendantes et guéries peuvent également fournir une aide précieuse.

CLIQUEZ ICI POUR AVOIR DES ADRESSES ET COORDONNEES DE SPECIALISTES ET DE STRUCTURES ADAPTEES

 

Adresses de Forums d’Entraide :

Forum OFFICIEL DU SITE:

 

http://laveritesurleporno.vraiforum.com/index.php 

 

AUTRES FORUMS :

 

pornodependance.com (vrai forum)

http://www.dependance-sexuelle.com/

http://votrecerveaudansleporno.com/forum/ (« No PMO »)

 

 

 

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