PROGRAMME DE GUERISON

- Consommer de la pornographie revient à cautionner, alimenter l’esclavage sexuel d’êtres humains. LISEZ CECI

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- Vous avez un doute sur votre dépendance ? LISEZ CECI

Article mis jour le 22/03/2021

Le but de ce site est de permettre à un nombre maximum de personnes de s’épargner un nombre maximal d’efforts vains et un maximum de temps perdu.
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AVANT VOTRE LECTURE

 - Ce programme n’a pas pour ambition de se substituer à un avis médical, psychothérapeutique ou même à un accompagnement personnalisé professionnel en addictologie.

- Bien qu’il soit présent sur le net depuis quelques années, il est encore l’objet de mises à jour, afin de l’améliorer. 

- Ce Programme vous a aidé un peu, beaucoup, énormément ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à me contacter.

NOTE : les parties en gras sont faites pour mieux résumer, ou mieux souligner certains éléments importants.
 
NOTE : bien que ce programme contienne outils et conseils pratiques, il considère que guérir passe avant tout par l’information et la réflexion personnelle. Concernant ce deuxième aspect, je suis en effet convaincu que se contenter de dire aux gens (même lorsqu’ils sont en demande) « faites ceci » ou « faites cela » n’amène que peu de résultats.
C’est pour cette raison que mon programme cherche davantage à agir comme un miroir sur le lecteur, afin que ce dernier, à partir de mes écrits, amorce une démarche de réflexion et d’introspection personnelle. Dans cette logique, il est important que le lecteur ne se contente pas de lire de façon superficielle, ni même de me croire sur parole. J’invite plutôt les personnes à examiner ce que j’écris, à y réfléchir, et à le mettre en comparaison avec leur propre quotidien. Il ne s’agit pas d’une simple lecture (comme on lirait un journal par exemple), mais également de ressentir, d’approfondir sa propre réalité.
Je pense sincèrement et profondément que c’est ce qui permet au lecteur de développer une compréhension réaliste des enjeux, lui permettant de se (re)centrer sur les priorités.
Si bien évidemment, comme dans toute addiction, guérir passe par s’abstenir de consommer, il s’agit néanmoins d’aborder la guérison sous un angle plus profond que la simple logique d’abstinence. Au-delà de « se retenir », j’estime que c’est sur tout ce qui précède le passage à l’acte (le fait de cliquer) qu’il faut agir essentiellement. L’important n’est pas tant de réprimer l’envie que de désamorcer les processus internes qui vous amènent à avoir envie de cliquer. La présence continue d’envies de consommer, et/ou le fait d’y céder sont synonymes d’une guérison incomplète.
NOTE :  je ne suis ni médecin, ni thérapeute, ni accompagnant en structure (type csapa ou autres institutions médico-sociales). Mes sites et ce Programme proposent un contenu avant tout issu de ma lecture, ma façon de comprendre et d’aborder les sujets qui sont traités. Il est donc plus approprié d’envisager mon travail comme un ensemble de pistes de réflexion, certes, basée sur une expérience longue et un travail approfondi, mais qui ne cherche pas à remplacer une psychothérapie, un point de vue médical, ou encore à un accompagnement individualisé et personnalisé. Toutefois, le lecteur peut éventuellement trouver dans mon travail une ressource supplémentaire, qui, en raison de mon passé d’ancien dépendant, lui apportera des éléments de guérison complémentaires.
 
NOTE FINALE : je recommande généralement au lecteur d’entamer une psychothérapie, ne pouvant moi-même assumer un accompagnement thérapeutique au-delà de ce site et de ce Programme.
 
Dans la même logique, ne pouvant proposer de consultations ou d’écoute téléphonique, et dans le cas d’une certaine solitude, j’encourage le lecteur à trouver une personne (de confiance) à qui parler « physiquement ». Certaines associations proposent également une écoute réelle de la personne, anonyme et gratuite, telle que SOS Amitié (7/7 24H24).
 
Vous pouvez également consulter la page suivante : http://laveritesurleporno.unblog.fr/adresses-de-specialistesstructures/

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Cette page s’articule en 3 TEMPS.

Comme suit : en premier, une sorte d’introduction, comprenant ma présentation (mon parcours, ce que j’ai compris etc.), et un « synopsis » de ce qui vous attend, dans les grandes lignes, au cours de ce programme. En second, je vous explique d’où vient ce « Programme », dans quel contexte il a été créé, et en quoi il se détache, se démarque des autres. Enfin, le programme vous est présenté en détails, précédé par son sommaire.

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PRESENTATION PERSONNELLE : MINI BILAN

J’ai été dépendant pendant 12 ans, j’ai passé des années à analyser, à cheminer, à comprendre, à rassembler les outils, à mûrir afin de sortir de la dépendance. Aujourd’hui, je suis complètement guéri. Non parce-que je m’abstiens depuis plusieurs années, mais parce-que je me sens profondément guéri. 

UNE GUERISON TESTEE ET EPROUVEE

Bien entendu, l’addiction serait susceptible de revenir si un jour je me disais »allez je regarde juste une fois ». Mais paradoxalement, cette vigilance cohabite avec une absence d’inquiétudes. Une confiance et une sérénité… Cela peut sembler contradictoire, mais c’est ainsi. La vie est pleine de paradoxes. Il est clair pour moi que cette page de ma vie est tournée définitivement. Donc, même en restant le plus humble possible, je dois insister sur le fait qu’il me semblerait presque inconcevable qu’il puisse y avoir une faille en moi qui m’amènerait à cliquer encore. Si je précise cela, ce n’est pas pour me mettre en avant, mais pour souligner l’idée qu’il est tout à fait possible de s’en sortir !

Je pense qu’il s’agit ici du stade ultime de la guérison, quand le travail de guérison a été suffisamment profond et global, au point que la détermination est authentique et totale. En tout cas c’est ainsi que je le vis. J’insiste car cet élément me semble majeur et central, faisant toute la différence entre ma guérison et mes anciennes pseudo-guérisons, qui n’avaient que des effets limités. Cela dit, l’orgueil précédant la chute, je met en garde quiconque face un éventuel excès de confiance d’une manière générale. Je crois d’ailleurs que pour rester loin des addictions, en plus d’une détermination totale, il faut également apprendre à cultiver un bien-être émotionnel quotidien (j’y reviendrai).

Depuis 2017 (année où je me suis senti guérir vraiment), j’ai dû faire face à toutes les négligences que j’avais malheureusement entretenues à l’égard de nombreux aspects de ma vie. Reconversion, déménagements, problèmes de santé à résoudre, travail sur les émotions, vie sociale, projets… Pour accomplir ces choses j’ai dû malheureusement faire face à des moments difficiles, voir très difficiles. Pourtant, j’avais tellement conscience que tout ceci faisait partie des dommages collatéraux de toutes ces années d’addiction, qu’il n’était plus question pour moi d’y retourner. Par ailleurs, je disposais d’un outil de méditation formidable (j’y reviendrai), qui m’a permis de rester suffisamment positif pour traverser ces étapes.

EN 1 PHRASE :

C’était parfois dur de reprendre ma vie là où elle était avant l’addiction, mais j’ai CHOISI de faire face. J’ai décidé que quoiqu’il arrive, je ne reviendrai jamais dans ce qui constituait le plus gros obstacle, le plus gros frein au bonheur que j’ai rencontré : la pornographie.

Si on peut comprendre à la lecture de ces lignes que ma détermination était solide, elle ne vient cependant pas du ciel. Mais d’où alors ?

COMMENT J’AI FAIT ?

Et si je vous disais que moi aussi, c’est sur internet que j’ai été convaincu que la pornodépendance était bien une réalité. Que moi aussi je me suis précipité dans une abstinence totale de masturbation, comptant chaque jour passé sans voir de porno, croyant qu’il me fallait aborder tout ça comme si je devais courir un marathon. Que moi aussi j’ai pensé que pour guérir et être heureux, il me fallait souffrir. Oui, c’est ce que j’ai choisi de faire, comme beaucoup d’autres.

En gros, ma façon de guérir passait essentiellement par : – tenir à jour un journal de bord, – compter le nombre de jours passés sans porno, – réprimer, refouler au maximum mes envies de me masturber (y compris sans porno ni support visuel quelconque). J’ai été si loin dans une logique d’abstinence que j’ai même arrêté de me masturber totalement (même sans aucun support visuel) pendant 12 mois. Mais au fond, à cette époque, je n’étais pas guéri, et j’ai rechuté encore. Je vais tenter maintenant de vous résumer ce qui m’a permis de m’en sortir (chaque point sera approfondi au cours du Programme).

I – Cliquer alimente la demande pour l’esclavage humain.

Si vous aussi, comme beaucoup d’autres personnes dépendantes (dont moi à l’époque), vous essayer de chercher des raisons suffisantes pour vous motiver à stopper la pornographie, en évoquant les problèmes d’ordre sexuels, émotionnels, psychologiques, les conflits au sein du couple etc., alors voilà ce que mon expérience vous révèle :

C’est un faux débat. Tout simplement. Toutes ces choses sont personnelles. Je ne dis pas qu’elles n’ont pas leur importance. MAIS, il existe un élément nettement plus prioritaire beaucoup plus important que des problèmes personnels :

En Cliquant sur du porno, vous alimentez l’esclavage des êtres humains

Phénomène invisible et peu connu (beaucoup de gens pensent même que cela n’existe plus), l’esclavage est une réalité actuelle tout à fait dramatique. Selon le « Comité Contre l’Esclavage Moderne » : « il s’agit du troisième trafic illicite mondial après les armes et la drogue, qui se chiffre à 150 milliards de dollars au niveau mondial. » (1). 

L’ « Office des Nations unies contre la drogue et le crime » explique dans son rapport d’enquête de 2018 que le déploiement des stratégies, procédés (par force, fraude et/ou coercition) à des fins d’exploitation sexuelle (« sextrafficking », en français la « traite » à des fins sexuelles) reste la forme la plus importante d’esclavage dans le monde, et que les femmes et les enfants sont les personnes les plus touchées par cette activité criminelle. (2)

Le porno n’est donc pas seulement un problème personnel, et en cliquant, vous êtes complice d’une activité criminelle qui détruit la vie des personnes que vous voyez derrière l’écran. Bien entendu, la police ne viendra pas vous chercher, mais toujours est-il qu’en cliquant, vous participez. Dans le porno, les femmes sont traités comme des morceaux de chair, des jouets, qui ne sont là que pour le plaisir masculin. Dans le porno (et la prostitution de façon générale), les femmes sont étouffées, giflées, dilatées (ce qui laissent parfois des déformations physiques graves).

Elles sont régulièrement violées, menacées, frappées, humiliées, malmenées, droguées, volées. Parfois même brûlées et coupées avec des lames de rasoirs. Certaines n’ont pas 18 ans, même si les proxénètes et les trafiquants (ceux qui exploitent, asservissent, esclavagent les victimes) les maquillent, les habillent pour les faire paraître plus âgées. Elles sont doublement pénétrées (voir plus…), prenant souvent des médicaments et/ou des drogues pour supporter la douleur. Beaucoup de ces femmes sont victimes de l’engrenage de l’exploitation, de l’esclavage sexuel depuis qu’elles sont adolescentes.

Induites en erreurs, victimes de menaces et d’intimidation, manipulées, réduites au silence par le brainwashing (lavage de cerveau), la coercition… Elles sont victimes de nombreuses M.S.T., développent des SSPT (Syndrome de Stress Post-Traumatique) semblables à ceux des anciens soldats, meurent parfois d’overdose de drogues, de suicides…

Vous voulez continuer à regarder du porno maintenant ? Je ne crois pas. Les psychopathes n’ont pas de conscience. Mais vous, vous en avez une. Et cette culpabilité que vous sentez en vous, est une manifestation de votre conscience. Et grâce à elle, vous pouvez CHOISIR de NE PLUS JAMAIS être le complice de ce business qui détruit des vies humaines. Dès aujourd’hui.

Il est IMPOSSIBLE de vivre sa vie en marchant la tête haute, en se sentant à l’aise avec soi-même, avec les autres, avec les femmes, tout en participant à cette industrie. Vous rêvez de devenir une personne dont vous pourrez être fier ? Vous rêvez de vous épanouir, d’être à l’aise, confiant, serein, de réaliser vos objectifs, vos rêves ? C’EST POSSIBLE. Mais la condition numéro 1 est : vous devez STOPPER le porno. Pour toujours.

LIRE : http://laveritesurleporno.unblog.fr/2018/02/06/trafic-sexuel-quel-rapport-avec-le-porno/

Maintenant vous savez et vous ne pouvez plus reculer. Continuer le porno n’est plus une option. Le meilleur conseil que je puisse vous donner est de faire comme je l’ai fait : regarder cela en face.

II – Guérir passe par un processus interne

Voici une courte phrase, en guise d’introduction simplifiée : c’est avant tout notre état d’esprit* qui détermine nos choix, à partir desquels nous agissons. Avec le temps, j’ai compris que le fait ne pas guérir se traduit de façon plus concrète par une sorte de cercle vicieux, où la personne répète des comportements inadaptés, inappropriés, contre-productifs, qui la propulsent de façon continue dans une situation de souffrance. Mais d’où viennent ces comportements, ces actions ?  Comme nous l’avons vu précédemment : de choix faits au préalable. Et eux-mêmes, de quoi dépendent-ils ? Là encore nous l’avons citée : de notre façon de fonctionner intérieurement. (Il est important que le lecteur vérifie cette théorie par lui-même, en observant son propre fonctionnement.).

*quand je parle d’état d’esprit, je ne parle pas que de l’aspect mental. Je parle plus largement de l’état intérieur, ce qui comprend les émotions.

En d’autres termes, c’est avant tout notre propre état d’esprit qui conditionne la nature de nos choix et donc des conséquences que ces derniers nous imposent d’assumer. C’est pourquoi il est primordial d’apprendre à développer un sens de l’attention de soi-même, une auto-observation de son propre fonctionnement.

Un esprit, un état intérieur agité par des émotions négatives ne produit que peu d’attitudes constructives. En effet, quand nous sommes en colère, anxieux ou tristes par exemple, nous risquons de prendre des mauvaises décisions.

Et mon cas personnel corrobore cette théorie. C’est parce-que mon esprit, mon cerveau, mon état intérieur ont changé que j’ai pu amorcer une guérison plus rapide, solide, stable et profonde, en laissant derrière moi toutes ces années de répétition de schémas inappropriés et dysfonctionnels.

Si nous ne prenons pas soin de notre intérieur, et ce quotidiennement, alors nos choix, nos motivations, nos intentions ne prennent pas appui sur quelque chose de sain et de positif. Etant incapables de nous sentir bien intérieurement de façon stable, alors nous cherchons à apaiser notre souffrance dans l’addiction. Du coup, l’inverse est aussi vrai : en améliorant notre bien-être intérieur, en créant un terrain émotionnel stable et positif, nous pouvons alors être heureux sans drogues.

Comment faire alors pour changer intérieurement ? Comme je l’ai dit précédemment, il s’agit d’apprendre à s’observer soi-même. Être attentif à ses propres schémas. Apprendre à se connaitre. Mais il faut aussi modifier comment on se sent, nos émotions. Je ne parle pas ici de pensées positives, mais plutôt d’émotions positives. La méditation proposée sur ce site possède cette qualité de remplacer rapidement des émotions négatives par un apaisement, un calme et une paix intérieure (vous pouvez également choisir quelque chose qui vous correspond mieux. Nous y reviendrons).

Présenté autrement, on peut dire que ma détermination, certes essentiellement construite sur le refus de cautionner davantage l’industrie criminelle du porno, a été épaulée par une volonté sincère d’être heureux. C’est donc à la fois en me confrontant avec la réalité de l’industrie esclavagiste du porno, en m’engageant éthiquement, humainement et en choisissant d’apprendre à me connaitre et à guérir émotionnellement/psychologiquement que j’ai guéri. Il s’agit donc d’une approche globale qui n’est pas auto-centrée, mais au contraire axée sur la compassion, l’empathie envers les victimes de la prostitution et de l’esclavage sexuel. Le travail quotidien de bien-être émotionnel qu’implique ma « méthode » n’a rien d’individualiste, car il s’agit aussi de devenir meilleur pour les autres, et pas seulement pour sa « petite » personne.

 

COMMENT TRANSFORMER SES EMOTIONS NEGATIVES ?

En ce qui me concerne, c’est par la « Higher Consciousness Healing », une technique de méditation relaxante, douce, que j’ai pu me soigner intérieurement, sur le plan émotionnel. Majoritairement en tout cas. Cette méthode vous ai donnée dans le chapitre « Méditer » de ce Programme, sur cette même page. Si cela ne vous convient pas, je propose également une autre technique, une autre piste, toujours dans le chapitre « Méditer ».

NOTE IMPORTANTE : si vous décidez de pratiquer cette méditation, je recommande de la pratiquer quotidiennement (ne serait-ce que  quelques minutes) et autant que nécessaire.

Je pense que pour opérer de vrais changements positifs durables dans votre vie, il est nettement préférable de le faire à partir d’un état intérieur calme, inspiré, paisible et positif. L’auto- »flagellation », une sévérité et un sentiment de culpabilité étouffant, tout comme une anxiété trop forte, que j’ai moi-même expérimentés, ne sont pas des alliés. A l’inverse, une attitude laxiste, un refus d’assumer ses responsabilités sont également des obstacles.

D’après mon expérience, ouvrir les yeux sur certaines choses pour pouvoir changer est une chose, mais se « flageller » et « broyer du noir » en est une autre. Si la première attitude est recommandée sur ce blog, la seconde est déconseillée. A l’inverse, vouloir étouffer toute forme de culpabilité n’est pas souhaitable. Il faut donc un juste milieu (j’y reviendrai).

 

III – DES ECHECS REPETES AVEC « NOFAP » M’ONT PERMIS DE MIEUX COMPRENDRE
 
Avant de commencer, je dois rappeler mon cas personnel et notamment mon rapport avec le « NOFAP » (méthode qui consiste à ne pas se masturber du tout, même sans aucun porno ni support etc.). Ce chapitre introduit bien la problématique de  » l’approche », qui sera développée tout au long de ce texte.
 
Personnellement, j’ai beaucoup expérimenté cette technique (NOFAP), puisque j’ai fonctionné avec pendant des années, et que je suis même resté 12 mois sans aucune masturbation (même sans porno, sans rien). Le NOFAP est une rétention totale de toute masturbation. Mais je déconseille cette approche.
 
 
POURQUOI ? 
Qu’il s’agisse de mon expérience personnelle avec « nofap » ou des témoignages des pornodépendants que j’ai lus toutes ces années : ce n’est pas (que) l’abstinence qui guérit. Sobre ne veut pas forcément dire guéri.
D’une part, si elle n’est pas accompagnée par sans un travail global et une hygiène émotionnelle et psychologique, l’abstinence est un château de carte, sensible au moindre coup de vent.
 
D’autre part, le NOFAP consiste à se priver de masturbation (y compris la masturbation sans porno et sans « support visuel »), de façon contre-productive, ajoutant notamment de la difficulté face à la phase un peu délicate communément appelée « sevrage » (étape où après arrêt total de consommation, la personne ressent des manques, accompagnés par de la fébrilité, de l’agitation, de l’irritabilité, voir du désespoir, de la colère…).
 
Ce n’est que des années plus tard que j’ai appris qu’on peut accomplir des abstinences très longues, et pourtant rechuter, et que cela peut même être un cercle vicieux*.
 
*L’alternance entre ces abstinence et les rechutes forment pour beaucoup de pornodépendants qui tentent de guérir, un cercle vicieux, – ce n’est pas « normal » de rester enfermer dans la fameuse boucle (que beaucoup connaissent très bien ici) : abstinence – rechute – abstinence – rechute ETC.
Que nous prenions mon cas personnel ou celui des autres pornodépendants avec lesquels j’ai échangé, j’ai pu constater que ce fonctionnement en cercle vicieux est une souffrance qui semble ne jamais s’arrêter. Or, j’ai compris que la guérison à la pornodépendance est un challenge, mais ne devrait pas être une torture, et qu’il NE FAUT PAS arrêter la masturbation. Arrêter de se masturber en regardant du porno oui. Mais il faut CONTINUER de se masturber sans pornographie.
 
 
IV – POUR NE PLUS RECHUTER, IL FAUT DEVELOPPER UNE APPROCHE CONSTRUCTIVE DE LA GUERISON
 
- LE SOUCI ? Comme je l’ai déjà dit, il me semble que bien souvent, nous ne parvenons pas à nous sortir de situations qui nous font souffrir parce-que nous fonctionnons à partir d’un esprit, d’un état intérieur agité et souvent en proie à une certaine négativité. Dans le cas de la pornodépendance, cela semble se traduire par une façon épuisante de vivre la guérison, où on tente désespérément de traverser le « sevrage », coincé dans une lutte éreintante qui consiste à résister, à s’empêcher de céder à des envies de consommer, pour finalement craquer et rechuter. C’est malheureusement le schéma classique : « 2 semaines ok, 3 semaines ok, 2 mois ok, puis PAF rechute ».
 
- LA SOLUTION ? Pour sortir de ce cercle vicieux, je vous invite à changer d’approche. Vous savez désormais que cliquer sur du porno détruit littéralement des vies. Lisez mon article sur le sujet. Confrontez vous à cette réalité. Ensuite, il vous faut un travail sur vous-mêmes global. Vous retenir de voir du porno oui, mille fois oui, mais il est essentiel d’apprendre à mieux vous comprendre, vous connaître et à créer une meilleure hygiène psycho-émotionnelle. En fait, je vous conseille de faire une pause maintenant. Prenez la mesure des choses et commencez à prendre soin de vous. Relaxez-vous, méditez, puis revenez à la lecture.
Pour pouvoir s’en sortir, il faut être conscient de ce que la pornodépendance produit de négatifIl vous faut comprendre, identifier en quoi voir du porno vous empêche d’être heureux et vous fait souffrir en permanence. Si vous ne prenez pas le temps et l’énergie de vraiment y réfléchir, de prendre des notes, de lister tout ce que le porno provoque de négatif dans votre quotidien, alors vous n’êtes pas en phase avec votre réalité. Il est alors plus difficile de changer positiviement votre vie, car vous n’avez pas bien compris les enjeux.
Autrement dit : si le porno n’est pas un problème si important que ce que vous croyez, alors pourquoi arrêter définitivement? Si cliquer n’est pas si grave, alors pourquoi vouloir stopper ? Il faut que vous vous posiez ces questions. Nous verrons dans la partie suivante « Comment développer une solide motivation » que pour être profondément déterminé, il est judicieux de réfléchir (et pourquoi pas faire une liste, prendre des notes) à tout ce que cette habitude de voir du porno génère de mauvais dans les différents aspects de la vie, sans sur-analyser, sans « broyer du noir » (vous verrez, tout est expliqué dans l’article en question).
Ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable, mais encore une fois, comment serait-il possible d’être motivé à arrêter si on ne réalise pas bien à quel point c’est un problème ?
Par ailleurs, sur un plan plus pratique, et comme je le disais précédemment : il est essentiel de vous masturber. Parmi les mauvais choix de stratégies possibles, le fait de s’interdire la masturbation (sans porno évidemment, le NOFAP donc) en est une particulièrement mauvaise. Pourquoi ? Car cela empêche de calmer les tensions et les désirs sexuels.
Nous détaillerons cela plus loin au cours de ce programme, mais il s’agit donc de remettre en question la place de la masturbation dans la guérison, et de la pratiquer d’une façon « contrôlée ». Se passer de masturbation (sans porno) est une erreur, et affecte notamment la difficulté à franchir cette période de « sevrage » pendant laquelle on ressent parfois des « manques ». Nous aborderons tout ceci ensemble.
 
 
COMMENT DEVELOPPER UNE SOLIDE MOTIVATION
 
[Tout cela sera développé et approfondi au cours du Programme.]
1 – Comme je l’ai déjà écrit, nous avons la très forte habitude de prendre des décisions dysfonctionnelles, inappropriées pour tenter de résoudre nos problèmes du quotidien. Comme je l’ai dit, ces dernières ne nous permettent souvent pas de dépasser les situations problématiques de nos vies de façon stable et durable, tout simplement parce-que l’état d’esprit dans lequel nous nous trouvons manque souvent d’une certaine lucidité, et que nous sommes en proie à trop de négativité. Hors, il existe en chacun un état intérieur nettement plus calme, positif et qui produit des choses meilleures pour nous et pour les autres. En cultivant cet état intérieur paisible, calme, avec plus de clarté mentale, il devient alors possible de sortir des cercles vicieux, des attitudes d’auto-sabotage que nous répétons souvent. Il faut apprendre à se relaxer, à prendre soin de ses émotions et pensées négatives, à « nettoyer » son intériorité. Voilà des bases fondamentales à incorporer au quotidien. Mais pour vouloir cela, il faut avant tout que vous reconnaissiez, que vous évaluiez votre propre souffrance. Si vous êtes accro à la pornographie, c’est que vous souffrez intérieurement. Il faut vraiment que vous reconnaissiez le fait qu’actuellement : vous souffrez. Sans cela, point de motivation. Autrement dit, on ne peut pas sortir d’une prison qu’on refuse de voir.
Une fois que vous aurez reconnu que vous souffrez émotionnellement, et que vous aurez pris la décision de guérir intérieurement, ce afin de devenir la personne que vous rêvez d’être, de vous épanouir au quotidien, de réaliser vos rêves, alors vous pourrez être pleinement déterminés à prendre soin de votre intérieur. La pratique de la méditation, de la relaxation, une psychothérapie avec un professionnel… Dans une certaine mesure, le sport, l’exercice physique (en choisissant quelque chose qu’on aime et qui nous fait nous sentir bien) sont également des alliés indiscutables.
2 - Je pense profondément qu’au fond de chacun se trouve un désir d’être heureux. A partir de ce constat, il me semble clair que pour vivre ainsi, il nous faut composer harmonieusement avec une caractéristique humaine fondamentale : nous sommes des êtres sociables. Cela signifie que notre nature véritable comprend une part essentielle de considération pour nos semblables. De cette donnée jaillit des qualités telles que l’empathie et la compassion.
 
Il me semble clair que les personnes les plus épanouies sont des êtres qui agissent au quotidien en prenant racine dans cette caractéristique. Ils veulent faire du bien autour d’eux.
 
Pour ma part, j’ai réalisé en 2017 que dans ma vie se trouvait une dissonance, une friction, une contradiction entre deux façons de me comporter qui étaient contradictoires. D’un côté, je voyais, constatais en moi ce désir naturel d’être généreux et altruiste, mais en parallèle, je vivais dans ce monde de prédation, où seul, je me livrais à des heures et des heures de clic pour du porno. Ma souffrance était donc un résultat logique de cette équation.
Et tant que j’évitais de me confronter à cette réalité, je me condamnais moi-même à souffrir éternellement.
 
J’ai compris qu’il me fallait être réaliste, et accepter le fait que ces deux dimensions ne pouvaient pas cohabiter, et qu’il m’était impossible d’être vraiment heureux sans avoir pris la décision ferme de cesser le porno. Et je suis convaincu qu’il n’y a rien de personnel ici. Car l’être humain, comme je l’ai évoqué plus haut, est fondamentalement social et empathique. Il est possible, d’enfouir, d’étouffer, de refouler cette caractéristique, mais ce sera toujours au prix d’une grande souffrance quotidienne. EN GROS : je vous invite à observer votre propre vie. Réfléchissez, méditez sur ce que je viens d’écrire.
 
 
3 – « Jusqu’à quel point mon habitude affecte ma vie ? » Il s’agit ici de faire un bilan. Ce point sera développé au cours du Programme plus loin., et rejoint un peu l’idée de comprendre en quoi la pornographie affecte votre vie.
 
Beaucoup pensent que la dépendance à la pornographie affecte uniquement une ou deux sphères du quotidien. Je ne suis malheureusement pas surpris que ces personnes ne guérissent pas. 
POURQUOI ?
Parce-que la consommation régulière de pornographie est un problème qui affecte malheureusement le quotidien dans sa globalité. Je ne suis pas dans votre vie, mais je suis convaincu que cette addiction impacte vos journées sous plusieurs angles, et non 1 ou 2 aspects.
Ainsi, si vous pensez qu’il vaut mieux arrêter le porno parce-que ça pose problème pour séduire, ou car ça affecte vos rapports sexuels (objectifs que je ne juge pas par ailleurs), ou parce que cela créé des problèmes d’érection, alors vous n’y êtes pas.
 
Même si je vous encourage à vous forger votre propre avis et à examiner tout ce que je propose ici, loin d’une « foi aveugle », je vous suggère d’envisager ceci :
 
Aucun vrai bonheur n’est possible tant que le porno est là. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de positif dans votre vie actuellement, mais simplement que votre accès à un bonheur authentique est enrayé par le porno. Vous ne pourrez jamais être heureux ni avec vous-mêmes, ni avec les autres ni avec vos désirs, vos rêves, vos projets, vos valeurs tant que vous regarderez du porno. L’addiction vous bloque en terme de développement naturel. Votre être est bridé, bloqué, pollué par la dépendance. Bien entendu, se baser uniquement sur ce que j’écris serait peu productif. Donc, cet aspect fera l’objet d’un chapitre plus loin.
 
V – LE SENTIMENT DE CULPABILITE
 
D’après ma compréhension, le sentiment de culpabilité à une utilité. Malheureusement, parce-qu’il n’est pas agréable, nous avons tendance à vouloir l’étouffer. Ou alors dans certains cas, nous la laissons nous submerger. Il faut bien comprendre par ailleurs, que la culpabilité utile dont je parle ici n’est en rien cette attitude d’auto- »flagellation » destructrice que les personnes pornodépendantes adoptent parfois.
Nous verrons au cours de ce programme :
- que trop de culpabilité ou aucune sont toutes les deux contre-productives,
- comment elles peuvent alimenter le cercle vicieux rechute/culpabilité/rechute/culpabilité
- qu’il y a plusieurs formes de culpabilités,
- qu’un sentiment de culpabilité est naturel et peut être utile
 
VI - LA MASTURBATION 
 
Un chapitre complet sera développé plus tard dans le Programme, où nous aborderons plus en détails le rôle de la masturbation dans la guérison, comment la pratiquer tout en se déconditionnant de l’expérience pornographique (par la « masturbation contrôlée », qui permet de reprendre le dessus sur cet état de « trance », de torpeur dans lequel le dépendant se plonge habituellement). En quelques mots : si en effet continuer de se masturber en laissant l’esprit « en roue libre » repasser toutes les images et les « flash backs » pendant la masturbation est en effet contre-productif, se priver de masturbation est une erreur. Une grosse erreur. J’irai plus loin : se masturber lorsqu’on arrête le porno est encore plus nécessaire, afin de faire face aux sensations de manque désagréables. Il faut l’envisager de façon cadrée et contrôlée, et apprendre la technique que je vous transmet plus loin au cours de ce programme.
 
 
VII – SOIGNER SON CERVEAU
 
A force de voir du porno, il est indiscutable que la façon de percevoir le monde extérieur (la vision de la femme, du sexe, des relations…) est modifiée.
Les études scientifiques, que j’ai traduites sur mon second site abondent dans ce sens (bien qu’elles le fassent sous un angle plus technique, avec un jargon scientifique). Mais même sans cela, en prenant un moment pour s’observer soi-même et pour réfléchir, on peut constater que s’abreuver d »images pornographiques exercent une influence extrêmement négative, qui dérégule notre système interne.
La pornographie propage des images qui nous impactent et laisse comme des dépôts, des pollutions dans notre organisme. Le porno véhicule de la colère, de la violence, de la domination… Aucune de ces choses ne sont neutres.
Seriez-vous d’accord pour boire de l’essence ou de l’eau de javel ? Non, évidemment. Pourtant, en regardant du porno, vous vous empoisonnez…
Par ailleurs, le porno envoie des messages qui affectent vos valeurs et vos idées. Les femmes y sont traitées comme des objets. Les hommes leur crachent dessus, les humilient, les brutalisent, leur font endurer des rapports parfois interminables… Ils les giflent, les étouffent (notamment avec la pratique intensive de la « gorge profonde »), les soumettent à tous leurs désirs, les pénètrent à plusieurs en même temps, élargissent leurs orifices… Et évidemment, il est possible de voir pire.
Comment pourriez-vous espérez mener une vie épanouie, équilibrée en intériorisant, en assimilant de telles choses ? Le porno vous envoie le message que tout ça « c’est ok ». Que vous êtes une machine à dominer, à agresser, et que seul les désirs de l’homme comptent, peu importe lesquels et ce que cela implique pour la femme.
A nouveau : vous viendrait-il l’idée de boire du poison ? Non. Pourtant, le porno EST un poison.
Parce-que vous savez que ces produits exerceraient une influence négative (dans le sens indésirable), une dérégulation de votre organisme. C’est évident n’est-ce pas ? Pas besoin d’en débattre…
Mais pourquoi en serait-il différent avec ce que vous regardez ? Parce-que vous ne le mettez pas dans votre corps ? Cette vision des choses, partagées par un nombre important de personnes, me semble incorrecte. Il est risqué et superficiel de croire que les barrières entre nous et ce que nous décidons de capter, d’absorber de notre environnement se limitent aux frontières de notre corps.
 
Notre façon de fonctionner, notre rapport à nous-mêmes et au monde est affecté par notre habitude. En regardant, nous « buvons » ce que nous voyons. Hors, en « buvant » des choses nocives, vous avez fait entrer de la négativité en vous.
Si arrêter le porno est bien entendu indispensable pour éliminer cette négativité, la visualisation est également un outil puissant. En visualisant des choses positives, en vous relaxant, vous pouvez changer votre intérieur de façon plus profonde que de « simplement » passer par le cognitif. C’est ce que propose la méditation disponible sur ce blog.
Cette méditation constitue un élément central, fondamental du Programme. Mais si vous préférez, il existe d’autres façons de faire, que j’aborde dans le chapitre « Méditer ».
Par ailleurs, le but des conseils donnés sur ce site et dans ce programme est de créer du bonheur. Bien entendu, la lecture de certains éléments, le fait de prendre conscience de son problème peut être synonyme d’émotions négatives. Parmi elles une certaine tendance à se « flageller », à se culpabiliser de façon étouffante. Mais cela peut aussi être de l’anxiété ou de la tristesse.
Mon conseil donné au lecteur est de maintenir ces émotions à un niveau le plus bas possible. La lecture de ce programme devrait donc se faire progressivement, doucement, sans hésiter à faire des pauses pour pratiquer la méditation, la relaxation, la réflexion calme et posée et se détendre. Personne ne vous demande de tout lire d’une traite :)

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LES ORIGINES DE CE PROGRAMME 

Il est le fruit de mon parcours, le résultat de tout ce que j’ai mûri pendant environ 12 années de dépendance. Pour m’en sortir, je n’ai pas « seulement » passé 6 années (par intervalle) sur un forum a essayer d’analyser, de comprendre, de recroiser les données multiples en vue de guérir. J’ai été au-delà.

De « nature » introspective, avec une nette tendance à me remettre en question et à tenter de comprendre les phénomènes qui m’entourent ainsi que les expériences, j’ai explorer les sphères du bien-être et de la santé pendant environ 15 ans. J’ai approfondi la discipline de la Psychologie. TCC, auto-hypnose, travail sur l’estime de soi, sur la confiance en soi, méditation, relaxation… Le travail sur ma dépendance, bien que difficile car je ne disposais pas de tous les outils que j’ai maintenant, était finalement une opportunité de m’enrichir personnellement.

Mieux encore, tout ce que j’ai appris me sert aujourd’hui à aider les autres. 

Mon Programme est également le fruit de tout ce que j’ai exploré et assimilé pendant plusieurs années passées avec des personnes pornodépendantes, ainsi lors des échanges avec des spécialistes de l’addiction (dont des spécialistes en pornodépendance), et d’une thérapie longue avec un Psychologue, Conseiller en addiction.

Enfin, j’ai passé plusieurs mois à étudier les coulisses de l’industrie pornographique, et plus largement, de l’industrie du sexe.En rassemblant des témoignages, des articles, reportages, documentaires et autres sources (issus d’Outre-Altantique en majorité), j’ai pu apprendre à décoder cet univers, et m’en servir pour faire tomber les apparences et illusions véhiculées par ce business, qui se nourrit, entre autre, de la dépendance des uns et de l’asservissement des autres.

 

POURQUOI « SUIVRE » CE PROGRAMME ?

  J’emploi volontairement le terme « suivre » pour marquer un point important. N’étant ni médecin ni psychologue, et ne considérant pas détenir toute la « vérité », je préfère orienter le lecteur vers une recherche d’inspiration et de réflexion personnelle que de parler de « suivre » un programme de façon brute. Par ailleurs, je pense que le développement personnel est un processus individuel d’autonomisation, où la personne devient progressivement son propre thérapeute.

Pourquoi utiliser mon programme ?

- Parce-qu’il est le produit de tout mon travail personnel, lui-même transversal et profond.

- Parce-que l’objectif est de vous aider à devenir votre propre thérapeute. Mon « programme » n’est en aucun cas une béquille qui vous portera ad vitam eternam. Il sera votre allié aussi longtemps que nécessaire, mais se veut être un « empowerment » et non une atténuation éphémère des symptômes.

- Basé sur une logique individuelle, mon programme respecte le parcours et les personnalités de chacun, et la personne en général. C’est pourquoi il encourage le lecteur à adopter une posture d’analyse, de réflexion et d’introspection authentique et personnelle.

- Mon programme ne se revendique pas comme ayant un monopole. Je suis conscient de sa valeur, mais je ne déclare pas que d’autres conseils sont forcément incompatibles. PAR CONTRE, il appartient au lecteur de saisir « l’essence » de ce Programme, et de ne pas tenter d’y inclure des conseils qui seraient contradictoires (pour des raisons évidentes d’efficacité et de pertinence).

- Parce-que ce Programme fait un tri face à la majorité des croyances et idées reçues à propos de la dépendance, du sevrage, de la guérison, de l’industrie du X. Par exemple, mon programme encourage la « masturbation contrôlée », qui permet aux personnes de continuer la masturbation (sans porno évidemment). CAR NON, il ne faut surtout pas arrêter de se masturber pour s’en sortir. Dans le cas contraire, vous rendez votre phase de transition (communément appelé « sevrage ») plus difficile à vivre, et vous AUGMENTEZ LE RISQUE DE RECHUTER » (à lire : « Le NOFAP / pas de masturnbation et l’effet cocotte-minute : un marathon addictif » ).

- Parce-que mon programme ne vise aucune performance ni recherche d’ascétisme ou de record d’abstinence. Non, il s’agit « juste » de reprendre sa vie là où elle était, et d’être heureux. Guérir de façon authentique. Voilà l’objectif.

- Parce-qu’il est pensé pour amener une guérison plus profonde, plus globale et donc durable et solide. Loin d’envisager la guérison de la dépendance comme une simple abstinence, ou un combat négatif, ou encore comme une « reprogrammation cognitive », mon programme prévoit d’agir sous une forme introspective et méditative pour favoriser un vrai mieux-être solide et durable.

- L’approche de ce programme fait le constat suivant : s’abstenir est un acte qui ne permet pas, à lui seul, de guérir. Il est important, primordial même, de faire reposer votre démarche de guérison sur une motivation, une détermination solide, elle-même basée sur un état d’esprit plus lucide, plus positif, mieux informé.

- Parce-qu’il adopte une logique « psycho-corporelle ». C’est-à-dire que le corps et l’esprit sont envisagés comme un tout, et que relaxer l’un permet de détendre l’autre. Un esprit et un corps plus détendu sont des atouts précieux pour qui désire aborder le quotidien sous un angle serein et positif. Si vous êtes cool à l’intérieur, le monde vous paraîtra cool également… Cela entre directement en lien avec une culture de la relaxation et de l’hygiène émotionnelle.

- Et… J’oubliais… Il est GRATUIT !

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Voici le sommaire du programme de guérison :

1 – LA COMPREHENSION

1 – Accepter

2 – Attention au déni

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2 – L’ACTION

1 – AVOIR LA BONNE APPROCHE : SAISIR LES VRAIS ENJEUX

(1 – L’Homme, cet animal social ; 2 – L’heure du bilan ; 3 – Mettre fin aux alibis 4 – Aller Chercher la Sagesse en Soi)

2 – AVOIR LA BONNE APPROCHE : SUITE

(1 – la culpabilité : un rôle important 2 – ne pas se focaliser sur l’addiction, 3 – le « compteur »?, 4 – guérison et performance ne font pas bon ménage, 5 – le problème des forums) 

3 – LA MASTURBATION DANS LE SEVRAGE (OUI !)

( – arrêter de vous masturber (sans porno) est une erreur, – le « NOFAP », pourquoi ça ne marche pas ?)

4 – SUPPRIMER TOUTE PORNOGRAPHIE

5 – MEDITER

6 – SE PROTEGER

7 – SE CONCENTRER SUR SA NOUVELLE VIE

Vous trouverez à la suite de ces rubriques, des adresses de professionnels pouvant vous aider, une F.A.Q., et des « astuces et conseils en vrac »

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« La différence entre le possible et l’impossible se trouve dans la détermination » – Gandhi

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1 – LA COMPREHENSION

1 – ACCEPTER LA SITUATION

Oui vous avez une addiction à la pornographie. Il s’agit d’accepter la situation.

Mais on s’en sort et ce n’est pas une fatalité.

Vous n’êtes pas le/la seul(e) à vous être faits avoir par cette industrie. Accepter, lire cette page, c’est déjà avoir le courage de reconnaître votre dépendance. Maintenant, il faut agir.

 1 – Reconnaissez votre souffrance

Cela peut sembler anodin, mais ça ne l’est pas. Pour pouvoir repeindre correctement et profondément les murs de votre maison, vous devez refuser d’être aveugle. Vous avez besoin d’y voir clair. Il est essentiel de ne pas sous-estimer votre mal-être. Il ne s’agit pas de sur-analyser, de vous replonger dans des évènements passés douloureux, mais simplement de bien reconnaître que pour l’instant, ça ne va pas. Il y a sans doutes des choses positives dans votre vie actuellement, mais il perdure une souffrance globale qui vous empêche d’être heureux. Plus bas, nous tenterons de mettre en relation cette souffrance et votre dépendance.

2 – Attention au Déni…

Il est fréquent que les personnes dépendantes, surtout lorsqu’elles sont en train de se rendre compte qu’elles ont en effet un problème avec le produit consommé concerné (alcool, cocaïne, porno…), choisissent la voie du déni de leur addiction. C’est au moment où « la vérité sort du puit » que les personnes ont tendance à adopter une attitude d’auto-défense, préférant alors se voiler la face.

On en vient vite à penser « oh après tout, ce n’est qu’un site internet… » ou « je ne suis pas dépendant ».

Pour remédier à ça je vous invite à vous poser les bonnes questions, et à y répondre de façon honnête :

- depuis quand le porno est dans votre vie ?

- pensez-vous sincèrement qu’il vous serait facile, aujourd’hui, de ne plus en consommer du tout pendant plusieurs mois ?

- n’avez-vous pas l’impression qu’il vous accompagne dans votre vie, peu importe ce qui se passe ?

Au-delà du déni, il peut y avoir aussi un manque d’informations en ce qui concerne les conséquences de la pornodépendance sur les multiples sphères du quotidien de la personne. 

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2 – L’ACTION

1 – AVOIR LA BONNE APPROCHE : SAISIR LES VRAIS ENJEUX

Comme je l’ai expliqué, pour guérir en profondeur, il est impératif de générer une réelle motivation. Si vous n’avez pas conscience ou connaissance des enjeux, vous ne pourrez rien produire d’autre qu’une faible détermination. Il est donc fondamental d’être conscient et informé.

En gros, il s’agit en quelque sorte de comprendre pourquoi consommer du porno génère du mal-être.

D’après mon expérience, guérir ne veut pas dire souffrir. Guérir ce n’est pas « seulement » reconnaître son problème, ouvrir un carnet, en parler, et lutter. D’ailleurs, j’irai plus loin, guérir ce n’est pas ce qui se lit couramment : lutter, résister perpétuellement contre des envies de voir du porno (pour finalement être à bout de force et rechuter). Je ne dis pas que guérir est facile. C’est un challenge. Mais de ce que j’ai appris, ça n’a pas à être cette lutte permanente et épuisante que je lis depuis des années sur les carnets (et qui a été la mienne pendant trop longtemps).

Avec les années et l’expérience, j’ai remarqué de façon très nette que la majorité des personnes procèdent ainsi : ils font des recherches (ou tombent par hasard éventuellement sur un site qui en parle), ils voient que la pornodépendance est une réalité, ils lisent un peu (font parfois des tests en ligne), reconnaissent le souci et… se précipitent vers l’abstinence. Mais sans avoir pris le temps de personnaliser la démarche de guérison (c’est un peu ce que j’appelle : « faut que j’arrête car il faut que j’arrête« ), ils « zappent » toute la phase d’appropriation de la démarche, d’introspection, de prise de conscience.

Arrêter pour arrêter ne fonctionne pas. Il est impératif de comprendre à quel point le porno détruit votre quotidien, vous empêche d’être heureux à tous les niveaux.

 

1 – L’HOMME, CET ANIMAL SOCIAL
Il est plus difficile de trouver une solide détermination à modifier un comportement si ce dernier n’engage que nous…
…parce-que nous sommes des êtres fondamentalement sociaux. J’ai déjà développé ce point en introduction à ce programme. Comme je l’ai déjà mentionné, il me semble clair que les personnes les plus heureuses le sont car elles fonctionnent au quotidien en restant ancrées dans cette réalité. L’homme est un animal social, et pour avoir une bonne estime de lui, je pense qu’il est indispensable qu’il agisse en adéquation avec sa nature que je viens d’évoquer.
 
Hors, et contrairement à l’idée largement répandue que « le porno est juste une mauvaise habitude » ou « un problème de masturbation », consommer de la pornographie alimente ce que les anglosaxons appellent le « Sex-trafficking », traduit littéralement par « trafic sexuel » (mais appelé en France « la traite »).

Il s’agit ni plus ni moins d’une forme moderne d’esclavage. C’est de l’exploitation à des fins sexuelles.

Lorsque vous cliquez, vous nourrissez cet esclavage, en alimentant une demande pour cette industrie. 

En tant que spectateur, vous n’avez aucun moyen fiable de savoir si les femmes derrière l’écran sont là par choix réel ou si elles sont victimes de manipulations, pressions ou contraintes.

Prochaine étape de votre programme ? Lire ceci : « Trafic Sexuel ? Quel rapport avec le Porno ? » 

2 – L’HEURE DU BILAN

Vous avez reconnu que vous souffrez. Vous commencez à comprendre que cliquer sur du porno n’est pas anodin, et que votre souffrance quotidienne est en grande partie produite par votre addiction à la pornographie. La personne que vous voulez être ne peut émerger, et vous ne pouvez PAS être heureux tant que vous continuerez de consommer. Mais vous baser sur un ressenti et/ou sur mon opinion ne suffit pas. Si vous voulez VRAIMENT guérir définitivement, il vous faut examiner vous-mêmes votre propre réalité quotidienne. Prenez de quoi écrire, et faites un véritable bilan, en examinant toutes les sphères de votre quotidien. Vous pouvez utiliser cet exercice, ou vous en inspirer :

Cliquez sur ce lien pour accéder au contenu

3 – METTRE FIN AUX ALIBIS

NOTE : je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas ici de « dénoncer » une forme de complaisance, ni de sous-entendre que le lecteur qui lit cette page, n’a pas réussi à s’en sortir car il ferait preuve d’une mauvaise foi. Pas du tout. En fait, nous avons TOUS des mécaniques internes d’auto-défense qui nous « protègent ». Si elles peuvent présenter des avantages et nous protéger de « tomber de trop haut », il me semble, sans être un psychologue ni un médecin, que ces mécaniques peuvent, paradoxalement, être des obstacles à la guérison. Voilà pourquoi, basé sur mon expérience, je vous invite à les examiner, non pas pour se flageller ou les combattre, mais pour vous vous rendre service à vous-mêmes, les conscientiser et les dépasser.

Vous avez fait un bilan personnel. Vous avez cessé de fuir votre problème et vous vous êtes confronté avec l’envers de l’industrie du porno. Mais peut-être certaines résistances persistent…

Peut-être cherchez-vous un alibi en prétextant le manque de preuves ?

Si c’est le manque de démonstrations, de preuves empiriques qui vous sert d’alibi, alors je suis au « regret » de vous dire que la dépendance à la pornographie est une réalité prouvée par au moins 34 études scientifiques.

  Peut-être que voir en détails, de façon scientifique, ce que le porno et la dépendance font à votre organisme renforcerait vos convictions ?

Ma foi, servez-vous, mon deuxième site est là pour ça.

Mieux comprendre le phénomène, grâce à des articles et vidéo réalisés par des experts, peut vous aider à avoir une meilleure lecture de la situation, sans minimiser. Je vous recommande de consulter cette vidéo de Gary Wilson, très pédagogique :

« Le Cerveau des Ados Face au Porno d’Internet » – par Gary Wilson (YBOP)

Image de prévisualisation YouTube

Vous vous dites « oh mais je ne suis pas vraiment dans une grosse dépendance, je peux la contrôler. »

Plusieurs problèmes majeurs se posent dans cette philosophie.

- Déjà non. Par définition, vous ne pouvez PAS contrôler une addiction. Cela serait un non sens, puisque le principe même d’une addiction repose sur une perte de contrôle. Il n’existe pas de « demi addiction », et le seul moyen de s’en libérer est de rester totalement sobre.

- Ensuite, et c’est bien tout l’intérêt de la démarche de devenir sobre, les effets secondaires qui empoisonnent votre vie sont malheureusement déjà là.

Enfin, je ne peux que vous encourager à être totalement honnête avec vous-mêmes sur ce sujet :

vous ne pouvez et ne pourrez pas être heureux tant que votre dépendance sera là.

Ainsi, faire votre possible pour décrocher définitivement est incontournable.

Certes, ce n’est pas agréable à lire, mais la bonne nouvelle est qu’admettre cette réalité est la première étape fondamentale. De plus, les étapes suivantes vont renforcer votre désir de dire ADIEU au porno.

4 - ALLER CHERCHER LA SAGESSE EN SOI

Apprenez à devenir un père, ou un grand-frère pour vous-mêmes.

 Un père ou un grand-frère qui est toujours bienveillant envers vous. Son désir le plus profond est que vous soyez vraiment heureux, et que vous fassiez des choses qui soient bonnes pour vous et pour les autres. Il sait être strict quand il le faut, lorsque vous vous comportez d’une façon qui nuit aux autres ou à vous-mêmes. Mais il le fait toujours avec bienveillance, comme une mère qui dit à ses enfants quand ils doivent changer, mais qui le fait tout en les aimant profondément. 

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2 – AVOIR LA BONNE APPROCHE : SUITE

Ce chapitre est un élément d’une importance majeure dans votre guérison. POURQUOI ? Car il s’agit ici d’affûter votre état d’esprit, pour générer une guérison qui durera dans le temps.

1 – LA CULPABILITE
Cette rubrique fait suite à ce que j’ai déjà dit au sujet du sentiment de culpabilité, et de l’importance, selon moi, que la gestion de cette sensation désagréable peut nous apporter. S’il est plus facile de comprendre pourquoi un excès de culpabilité est nocif, il est moins aisé de saisir en quoi le fait de ne pas culpabiliser du tout peut également mener à des erreurs.
 
 
UNE ABSENCE DE CULPABILITE, POURQUOI EST-CE CONTRE-PRODUCTIF ?
 
Parce-que vouloir éliminer tout sentiment de culpabilité est risqué au regard des rechutes. En fonctionnant ainsi, certes vous ressentez un bénéfice immédiat. Vous voilà délivrés de la culpabilité. On se sent mieux n’est-ce pas ? Mais c’est une illusion, car ce bénéfice est éphémère, et vous peut vous induire en erreur.
POURQUOI ? 
Car en balayant toute sensation de culpabilité, vous pouvez en réalité sous-estimer l’importance primordiale de stopper votre consommation. Et voilà le genre d’attitude qui génère des rechutes.
POURQUOI ? Parce-qu’en vous déculpabilisant totalement, vous risquez de ne plus comprendre, de perdre de vue la valeur, les enjeux de la situation.  
UN EXCES DE CULPABILITE, POURQUOI EST-CE CONTRE-PRODUCTIF ?  
Avant tout, culpabiliser dans le sens « chrétien » du terme, c’est-à-dire de façon étouffante et destructrice n’est pas productif. D’ailleurs, ce n’est pas de la culpabilité, c’est de l’auto-flagellation. La vraie culpabilité elle, agit comme une sorte de « garde-fou », qui nous permet de nous maintenir éloigner de nos actes nocifs. D’ailleurs, j’insiste souvent sur cela : la culpabilité est une amie ! Sans elle nous serions des psychopathes. Votre souci n’est pas votre culpabilité, mais que vous la rejeter sans comprendre son rôle. Il ne s’agit pas de laisser ce compagnon de route devenir un bourreau, mais plutôt de l’envisager comme votre conscience, qui vous décourage de répéter vos erreurs. Il s’agit en parallèle d’avancer vers un renouveau en cultivant la Compassion, le pardon, et du positif en vous (notamment par la méditation proposée dans le chapitre « Méditer » plus bas).
Par ailleurs, l’auto-flagellation est une attitude mentale extrême, opposée à celle qu’est le manque de culpabilité. Hors, la loi des polarités veut que les extrêmes opposés s’attirent.
En vous flagellant, vous risquez de chercher à ne plus ressentir la moindre pression; et vous allez alors fuir toute forme de sentiment de culpabilité. Or en faisant cela, vous n’écoutez plus votre conscience, et vous sous-estimer votre responsabilité et l’ampleur de la situation, et c’est la rechute… Et à nouveau, vous vous sentez honteux et vous vous flagellez etc.
EN FINIR AVEC LA CULPABILITE ILLEGITIME
Il me semble important de noter que le rapport à la culpabilité dans la pornodépendance est souvent illégitime, portant sur des aspects « mentaux » et l’imaginaire. Beaucoup se sentent coupables d’avoir des flash backs, d’imaginer des personnes dans des scènes etc. Tout ceci est illégitime car ces choses, bien que désagréables, ne sont pas des actes.
Par ailleurs, les pornodépendantes ont souvent beaucoup de mal à relativiser le fait de s’être masturbé (sans porno). A ce titre, je trouve encore une fois que ce culte du « compteur » et de l’abstinence alimente malheureusement cette culpabilité déraisonnable.
EN FINIR AVEC LA CULPABILITE DE « COMPLAISANCE «  
Le fait de culpabiliser peut être un moyen de se donner bonne conscience. Dans ce cas, la culpabilité sert de prétexte pour pouvoir continuer de consommer (« je culpabilise donc je peux continuer »). Inutile d’expliquer en quoi cette attitude est contre-productive. Vous culpabiliser sert alors de caution à vos actes. Cela s’appelle faire du zèle.
AVOIR UNE CULPBABILITE JUSTE ET MOTRICE
Après avoir passé en revue les formes de culpabilités contre-productives, il s’agit maintenant d’approfondir afin de faire de la culpabilité un allié, pour obtenir une guérison solide et durable.
Soyons francs, je ne dis pas que la culpabilité est un sentiment agréable. En revanche, nous avons la possibilité d’en tirer parti afin d’accomplir des choses qui n’auraient pas été possible sans.
Mon expérience personnelle m’a amenée à comprendre ceci : une bonne culpabilité est celle que l’on dompte comme un cheval sauvage. Si on le dresse mal, il peut blesser, mais maîtrisé et apaisé, il pourra servir de tremplin vers des projets qui apporte du positif. Par exemple, j’ai remarqué qu’en utilisant ma propre culpabilité comme motivation pour aider les autres, alors j’ai découvert une force que je ne connaissais pas auparavant, qui m’a aidé à accomplir du positif. En fait, c’est entre autre grâce à une certaine culpabilité que j’ai créé ce blog.

BILAN :

En résumé, ma suggestion est : apprenez à gérer et à utiliser votre culpabilité pour en faire une force. J’insiste sur le fait que cette dernière ne doit pas être envisagée comme une culpabilité « chrétienne » qui serait un bourreau étouffant, mais plutôt comme un allié qui nous évite de rechuter.

 

2 - NE PAS RESTER FOCALISE SUR L’ADDICTION.

Derrière cette phrase peut se cacher plusieurs interprétations. Un article complet a été mis à jours sur le sujet

3 – Le « compteur » ? (très utilisé en sevrage chez les pornodépendants).

Je recommande de ne pas compter le temps que vous passez sans porno, étant donné qu’il ne s’agit pas de l’abstinence la plus longue possible, mais d’un arrêt définitif. L’inverse risque surtout de renforcer cette logique basée sur l’abstinence.

Néanmoins, comme les choses sont rarement noires ou blanches, je pense qu’il est sain et constructif de regarder de temps en temps en arrière et de juger un peu de l’état de la situation. Et… constater qu’on a réussi à s’éloigner de l’addiction (non seulement en terme de temps, mais aussi en terme psychologique, en terme d’envies) est une source de fierté ! Mais comprenez que le temps n’est pas une donnée fiable. Certains continuent de se retenir pendant des années sans être guéri… Ce qui vous intéresse, c’est de guérir VRAIMENT.

 

4 – GUERISON ET PERFORMANCE NE FONT PAS BON MENAGE

La plupart des personnes en sevrage se tournent vers le « Nofap »*, (que je vous déconseille de pratiquer), précisément car elles n’ont pas fait la part des choses comme nous le faisons en ce moment. Il s’agit de ne pas aborder votre guérison comme un « sevrage »* qui serait une course vers un record d’abstinence. Les personnes procédant ainsi croient souvent que cesser la masturbation est la solution, alors que cela est une ERREUR.

*terme technique pour désigner la phase de transition au cours de laquelle la personne éprouve des sensations de manques et vit un « effet rebond »  – une amplification temporaire des symptômes – suite à la séparation avec l’objet d’addiction.

Un des phénomènes contre-productif dans l’utilisation de forums de personnes dépendantes, c’est que la guérison prend parfois une tournure un peu « compétitive », qui ressemble à une sorte de course vers le meilleur « compteur », ou la meilleure abstinence, comme je le disais plus haut. J’y reviendrai dans la section plus bas concernant le « problème des forums ».

Je vous recommande de rester à l’écart de l’état d’esprit « no pain no gain » ou de ce genre de culture de la performance et de la souffrance. Vous avez besoin de vous prouver que vous êtes capable de guérir ? Mais vous en ÊTES capable. TOUT LE MONDE PEUT. Je vous invite à rester vigilant et à ne pas partir dans une recherche de reconnaissance sociale ou de performance quelconque. Pourquoi ? Car ce n’est pas une guérison autonome. Vous dépendez d’une gratification artificielle. En fait, guérir est « simple », il s’agit d’être heureux en vous débarrassant de la pornographie. Le regard des autres n’a rien à faire ici.

L’abstinence n’est pas la guérison. Hormis le fait de ne plus retourner voir de pornographie, aucune abstinence ne nous intéresse ici. En un sens, c’est même plutôt l’inverse… :

C’est parce-que vous voulez stopper la pornographie qu’il est préférable d’évacuer les tensions et donc de vous autoriser à vous masturber (nous verrons ça en détails dans le chapitre suivant « la masturbation pendant le sevrage »).

5 -  le problème des forums d’entraide

Ayant passé un temps considérable sur l’un d’entre eux, on aurait pu s’attendre à ce que je fasse l’éloge des forums d’entraide. Malheureusement, les choses sont plus nuancées que cela…

Malgré des avantages évidents (écoute bienveillante, soutien, entraide, partage…), les forums présentent en effet des inconvénients, du moins pour celui qui n’est pas averti de ces derniers.

 Voici les 5 problèmes majeurs posés :

1 - je trouve que si le forum peut être extrêmement constructif et peut faire beaucoup de bien moralement (le fait de partager de façon anonyme son fardeau, ses émotions, son parcours…), il peut aussi produire l’effet inverse, donnant l’impression que très peu de gens guérissent,

2 - le forum a l’inconvénient d’exercer des effets d’influences entre les membres. Il existe 2 types d’influences. Les indirectes sont celles exercées de façon involontaire. Par exemple, en consultant le « journal » d’un autre membre, je vais recevoir des informations sur l’état de santé moral/mental/émotionnel de la personne, sur son ressenti vis-à-vis de la dépendance, du porno, et d’autres choses. S’il est possible et même excellent de se nourrir de « vibrations positives » en lisant le journal d’une personne qui en est à un stade plus avancé que soi-même, dans le cas contraire, cela peut ajouter de la négativité. Les influences directes quant à elles, sont les conseils que l’on peut recevoir de la part d’autres membres.

Le problème est ici plus délicat… Pourquoi ? Parce-que même les conseils donnés par des personnes qui sont rendus plus loin que nous peuvent être mauvais. Cela soulève des réalités en arrière plan. En effet, on peut accepter voir même demander des conseils à des personnes qu’on CROIT être plus avancées. D’une part, il est difficile de s’en assurer, car sur un forum, nous ne voyons pas les expressions, les gestes, les attitudes… Nous n’entendons pas la voix, les tons adoptés… BREF, il est peu aisé de cerner l’état de progression, de réalisation des autres sur un forum.

D’autre part, la plupart des forums se basent essentiellement sur 1 paramètre, qui détermine le niveau de guérison : le temps d’abstinence. Hors, comme je l’ai expliqué précédemment, guérir ne signifie pas s’abstenir… Vous savez, je sais là aussi de quoi je parle. Je suis resté 1 an en suivant le programme « NOFAP » de façon scrupuleuse. 

JE SUIS RESTE 12 MOIS SANS ME MASTURBER (du tout du tout…)

Est-ce que je me sentais guéri ? NON

Et c’est plus tard qu’en réalité j’ai pu guérir, et que je réalise aujourd’hui à quel point mon approche était incorrecte, et surtout, pourquoi elle l’était.

Par conséquent, en bref : attention aux forums. Choisissez de façon attentive à qui vous voulez demander conseil, ou de qui vous choisissez de vous inspirer. Les personnes qui pratiquent le « nofap » pendant 6 mois ne sont pas des personnes guéries. Certes, une abstinence de porno est un signe d’avancée, mais cela ne suffit pas. Tôt ou tard, elles craqueront à cause de « l’effet cocotte minute »

3 - la recherche d’abstinence absolue que je viens de décrire peut être à la fois la cause et la conséquence d’une sorte de compétition sociale, non-verbalisée (et à priori inconsciente). Je trouve en effet qu’un forum est un lieu qui peut devenir une sorte de culte du meilleur « performer ». Un mot à dire pour ma part : arrêter le porno est une démarche de construction personnelle. Que le fait de ne plus voir de X soit une source de fierté ? Oui :-) Mais attention à ne pas vous laisser aspirer par un état d’esprit de groupe inapproprié. Ce n’est pour être le meilleur mais pour être guéri et heureux que vous êtes ici n’est-ce pas ?

4 - vous êtes ici, et vous faite preuve de suffisamment d’honnêteté et de courage pour vous responsabiliser. Mais… Ce n’est pas le cas de tout le monde. Sur les forums, certaines personnes ne manifestent pas une véritable envie de guérir. Certains me font penser à une caricature connue : celle d’un homme qui se rend à l’église une fois par semaine pour prier et se donner bonne conscience, mais qui continue de ne pas changer ses actes. Je ne les juge pas et je pense qu’ils ont en réalité un certain chemin à faire sur le sujet.

Je tiens juste à prévenir le lecteur que cela peut être une mauvaise influence. Si c’est juste pour vous sentir mieux temporairement alors vous auriez probablement déjà abandonné la lecture de ce programme. Mais si vous êtes encore là, alors vous voyez ce que je veux dire. Probablement que vous saurez ne pas vous laisser aspirer vers une forme de complaisance dans la dépendance, et que vous suivrez le chemin de la guérison vraie.

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3 – LA MASTURBATION PENDANT LE SEVRAGE

 - ARRÊTER DE VOUS MASTURBER (sans porno évidemment) EST  UNE ERREUR.

Vous n’avez pas besoin d’accomplir une abstinence de masturbation, ni de réaliser aucune performance pour vous en sortir.

En fait c’est même le contraire.

Non seulement vous ne pouvez pas contrôler éternellement vos désirs et votre libido, mais en plus, il est normal et NECESSAIRE de continuer de vous masturber pour sortir de la dépendance.

En continuant de vous masturbez (sans porno ni « érotisme ») :

- vous vous donnez le droit de continuer de vous faire plaisir

- vous vous (re)familiarisez avec la véritable masturbation (activité normale quoiqu’on en dise),

- vous vous réconcilier avec votre libido (plutôt que de stresser et de culpabiliser à chaque fois que vous ressentez la moindre pulsion, le moindre désir sexuel, alors que TOUT le monde ressent ces choses, on parle ici de biologie et d’hormones),

- vous évacuez les tensions sexuelles, et évitez ainsi l’effet « implosion »/ »cocotte minute » typique de l’approche « nofap » (j’en reparlerai plus bas)

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- LE « NOFAP », POURQUOI CA NE MARCHE PAS ?

- La plupart des personnes qui pratiquent le « Nofap » le font parce-qu’elles croient que c’est le seul moyen de sortir de la masturbation « frénétique » (celle qui est imbriquée avec la pornographie, où le dépendant se repasse mentalement les images porno).

Hors, cette croyance est un amalgame, qui provient d’une compréhension superficielle du problème.

En réalité, c’est le fait de se masturber sans exercer son esprit qui empêche de revenir à une pratique plus calme, plus équilibrée de la masturbation. Ce n’est en aucun cas la masturbation le problème, mais bien le fait de laisser ces images mentales pornographiques tourner dans votre esprit quand vous vous masturbez qui rend la masturbation « frénétique ».

Le problème est donc la façon dont on se masturbe et non la masturbation.

BONNE NOUVELLE ! IL EXISTE UNE ALTERNATIVE : LA MASTURBATION « CONTRÔLEE » (masturbation en conscience)

2- L’autre poncif est de penser que la masturbation (sans porno) augmente le risque de rechute.

CECI EST FAUX EGALEMENT.

Certes, se masturber de façon frénétique lors de la période dite de « sevrage » peut être problématique. Mais il suffit de pratiquer la « masturbation contrôlée » (masturbation en conscience), pour reprendre le contrôle et dissocier l’acte masturbatoire de ce flux mental rempli d’images porno.

Aborder le sevrage avec le « Nofap » est contre-productif. Comme je l’ai évoqué précédemment, cette approche enferme la plupart du temps les personnes dans ce que j’appelle le « marathon addictif », qui les retient dans une  consommation par intermittence. (alternance entre abstinence insupportable et rechute)*.

*c’est-à-dire : se retenir 1, 2, 3 ou 4 semaines, puis craquer et rechuter parce-qu’on arrivait plus à gérer autant de pression, autant de tension sexuelle (c’est « l’effet cocotte minute« ). Se retenir à nouveau, craquer à nouveau etc etc…

Contrairement au poncif véhiculé depuis des années par la tendance « Nofap », le fait de se masturber (de façon contrôlée,sans porno évidemment) est très important.

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AVIS AUX PERSONNES EN COUPLE :

Je vous encourage à favoriser le plus possible des relations sexuelles avec votre partenaire, plutôt que la masturbation contrôlée (bien qu’elle ne soit pas négative du tout pour autant). 

Il s’agirait alors de pratiquer des rapports sexuels « contrôlés » (en conscience) :

Lorsque que vous avez un rapport sexuel avec votre conjoint(e), essayez de ne pas rester concentré uniquement sur les sensations au niveau du pénis. Alternez avec des phases plus… sentimentales.

Concrètement, suivez ce simple protocole : lorsque vous faites l’amour avec votre partenaire, forcez-vous à « faire un break », en ralentissant le mouvement. En même temps, pendant quelques secondes, embrassez votre amoureuse. Mettez-y du coeur réellement. Faites ces « breaks » plusieurs fois au cours du même rapport.

Cet exercice simple  possède un effet 2 en 1 : Il vous fait sortir du sexe compulsif, en ramenant l’énergie sexuelle excessivement accumulée dans la zone génitale dans la zone du coeur. Cette technique permet donc de rééquilibrer.

Petit à petit, la pratique de cet exercice rééquilibre les énergies, et vous serez sans doute surpris de découvrir une nouvelle forme de plaisir, une nouvelle façon de vivre vos relations sexuelles.

QUESTION : « Mais moi j’ai des problèmes avec ma femme. Notre vie sexuelle est plate. Il faudrait d’abord que ça aille mieux à ce niveau pour que je puisse trouver la force d’arrêter le porno. »

Détrompez-vous. C’est le contraire.

Aussi longtemps que vous regarderez du porno, vous ne pourrez jamais arranger les choses. Car tant que vous continuez, vous ne pouvez éprouver un réel désir pour votre conjointe. Tant que vous consommez, vous alimentez tout ce circuit de stimulation qui :

- vous maintient dans un faible intérêt pour les relations sexuelle charnelles (votre cerveau étant reprogrammé pour réagir surtout aux images et vidéos),

- entretient une Dysfonction Erectile (et éventuellement des soucis d’éjaculation) qui ne disparaîtra PAS tant que la consommation ne sera pas stoppée,

- vous amène à un « étouffement », une inhibition des sentiments amoureux pour votre partenaire, car le porno stimule une partie de vous totalement opposée à l’Amour. 

« QUESTION : Pourtant j’aime la personne qui partage ma vie ! »

Je ne dis pas le contraire.

Toutefois, là où je veux en venir c’est que les sentiments amoureux sont comme un arbre qui fleurit de plus en plus. Vous avez probablement déjà plein de jolies fleurs, et je ne doute pas que vous ressentez un grand amour pour votre bien-aimé(e). Là où je veux en venir, c’est que rien de pourra grandir à ce niveau-là, tant que le porno sera dans votre vie. Votre arbre ne peut pas fleurir, et ainsi, le porno freine votre épanouissement. Cela ne signifie pas que vous n’avez pas déjà des sentiments amoureux, et encore moins que vous n’êtes pas capables d’aimer.

De très nombreuses personnes dépendantes témoignent que quelques jours sans pornographie laissent apparaître des choses surprenantes au sein de leur vie affective et amoureuse : une envie plus grande de s’investir, de faire des projets, de prendre soin de l’autre, d’embrasser, de câliner…

QUESTION : « Mais arrêter de voir du porno ne règlera pas tous mes soucis de couple »

Peut-être pas tous. En revanche, d’après mon expérience, ce qui est certain, c’est que vous ne pourrez pas faire avancer votre relation de façon globale, solidement et durablement tant que vous continuerez.

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4 – SUPPRIMER TOUTE PORNOGRAPHIE

 Vous voilà préparés. Vous avez reconnu votre problème avec la dépendance. Vous vous êtes informés, vous comprenez à présent non seulement mille fois mieux comment tout ça est arrivé, mais mieux encore, vous saisissez l’importance des enjeux. Je vous ai aidé à générer un état d’esprit motivé.

Maintenant, c’est l’heure du nettoyage de printemps :-)

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Débarrassez-vous de tout votre contenu pornographique et « érotique ». Fichiers, images, vidéos, téléchargements, dvd, cassettes…

Nettoyez votre historique de navigation, supprimer tous les favoris, cookies…

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5 – MEDITER

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Comme je l’ai expliqué en introduction à ce programme, le visionnage régulier de porno (et notamment le « hardcore ») est extrêmement mauvais pour la santé de l’esprit. Il implante des « énergies » violentes, de colère, et en gros, une bonne couche de négativité.

Si les thérapies cognitives et comportementales sont en vogue, je conseille une pratique prioritaire, qui consiste à générer du positif en modifiant le ressenti intérieur. La méditation basée sur la visualisation peut vous aider à changer votre état intérieur, en favorisant non pas le travail sur la pensée mais sur les émotions et sentiments. 

La Higher Consciousness Healing peut vous aider rapidement et durablement. Mais… Elle ne vous aide pas simplement à vous libérer de la négativité. NON. Elle fait mille fois mieux ! Elle vous répare, vous régénère de l’intérieur. Ici, on ne se contente pas de changer les murs de la maison, on installe des fondations pleines de positif :) Ainsi, lorsque vous faites face à des émotions négatives qui vous empêche de rester calme, lorsque vous vous sentez mal, je vous encourage à cette pratique.

NOTE : Il est fondamental de faire de cette pratique méditative une discipline quotidienne. Fixe-vous un temps réaliste, auquel vous pourrez vous tenir (par exemple : 20 minutes par jour).

M.A.J. du 08 03 2021 : toujours sur le lien vers la méditation en bleu ci-dessus, vous trouverez désormais une autre proposition de méditation, si la HCH ne vous convenait pas.

 

Au cours du sevrage :

- Il est donc possible que vous vous sentiez plus anxieux en début de sevrage. NOTE : cela est surtout vrai pour les personnes qui se privent brutalement d’orgasmes (et donc ceux qui choisissent le « NoFap »).

[Source : http://laveritesurleporno.unblog.fr/2017/07/11/le-sevrage-de-porno-et-la-my… ]

 Pratiquer la relaxation ne signifie pas forcément vous allonger et suivre une méthode particulière. Vous avez déjà la méditation Higher Consciousness Healing pour cela. Se relaxer ici implique plutôt de vous accorder des moments de détente, de faire les choses calmement, de respirer tranquillement etc. Mais se détendre c’est aussi s’accorder du plaisir ! Marcher, faire du sport, jouer de la musique ou autres loisirs.

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6 – SE PROTEGER

Il s’agit ici de limiter les risques d’exposition pour vous et votre entourage, en protégeant votre ordinateur.

ATTENTION : sur l’aspect spécifique de la protection informatique, je n’ai que peu d’expérience, car, aussi curieux que cela puisse paraître, je n’ai jamais accordé beaucoup d’importance à cela. J’ai utilisé K9 mais il ne m’aidait pas vraiment, puisqu’il me suffisait à l’époque de taper mon mot de passe pour accéder au porno. Par ailleurs, même si j’avais pensé à créer un mot de passe que j’aurais oublié volontairement, k9 me bloquait l’accès à des sites non pornographiques. Face au manque de fiabilité, j’ai donc rapidement décidé de guérir sans cette béquille.

Je n’ai utilisé AUCUNE des solutions proposées ci-dessous, hormis le fait d’aller me coucher sans mon portable.

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- installez l’ordinateur dans une pièce « publique » si vous ne vivez pas seul(e),

- ne prenez aucune source internet le soir au moment d’aller vous coucher (ni tablettes, ni téléphones, ni rien… Achetez-vous plutôt un vieux réveil à l’ancienne ou une montre),

- activez la fonction « Safe Search » sur Google : Regardez cette page pour savoir comment faire, à la fois sur PC, IOS et ANDROID »,

- Installez une extension informatique efficace, comme « STOP IT »,

- Installez un logiciel de protection tel que K9,

Utilisez les Services DNS (gratuits)

 

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7 - SE CONCENTRER SUR SA NOUVELLE VIE

- PRENEZ DES VACANCES, RE-DECOUVREZ-VOUS…

Votre dépendance a enterrée (temporairement) vos rêves, vos désirs, vos passions, vos loisirs… Il va falloir un peu de temps pour que vous repreniez contact avec celui que vous étiez avant. TOUTES les addictions freinent le développement des personnes. C’est pourquoi vous allez avoir un peu l’impression de « sortir d’une boîte ». C’est normal. Allez-y doucement. Faites-vous plaisir : activités créatrices et artistiques, randonnées, blogging, écriture, musique, cinéma ? Qu’aimez-vous faire ?

Carte blanche pour être heureux.

 

Vous êtes dans un virage extra-ordinaire, avec l’opportunité de reprendre votre vie l’a où vous l’aviez un peu laissée :)

Ce que je vous recommande, c’est de prendre le temps de réfléchir à ce qui a du sens pour vous (aider les autres ? Créer ? Dessiner …?). Prenez soin de vous de manière générale. Continuez de pratiquer la Méditation, de vous la relaxer et de développez la compassion pour vous et pour les autres.

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 - PARTAGEZ VOTRE VULNERABILITE

Parler de votre problème à quelqu’un peut être une aide immense.

Toutefois, attention de ne pas en parler à n’importe qui. Il s’agit d’exposer votre vulnérabilité, et il est donc essentiel que la personne en face de vous soit quelqu’un en qui vous ayez suffisamment confiance.

- Vous pouvez bien entendu en parler avec un(e) ami(e) de confiance. Cela soulage beaucoup et permet de se sentir moins seul face à la situation, et de créer tisser des liens plus forts.

- Je vous recommande également d’en parler si possible à des personnes spécialisées dans l’addiction à la pornographie/cyberdépendance, ou alors en addictions « sans substances » (nourriture, dépendance sexuelle, jeux d’argent…) si aucun autres services n’existent près de chez vous.

[vous trouverez une liste de spécialistes en addictologie à la pornographie plus bas sur cette page]

- Le partage avec d’autres dépendants ou ex-dépendants peut permettre de développer une véritable solidarité, de ressentir une entraide salvatrice et très apaisante, et d’enlever le poids de la solitude. Vous trouverez des adresses de forums plus bas.

Attention toutefois, un forum ne remplace pas l’accompagnement d’un spécialiste.

Dans la mesure du possible, faites-vous accompagner par un Psychologue, ou un Conseiller en addiction. Amorcer une psychothérapie est quelque chose que je recommande vivement.

Quoiqu’il arrive, vous n’êtes pas seul(e).

 

 - SE SOCIABILISER AVEC MESURE

Nous en avons déjà parlé plus haut, mais j’insiste sur ce point : pratiquez de façon quotidienne la méditation « Higher Consciousness Healing », cultiver une attitude calme et détendue afin de diminuer votre niveau d’anxiété si besoin.

Vous verrez qu’il est bien plus facile d’aller vers les autres lorsque l’anxiété est faible.

 

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- l’accompagnement par un professionnel

L’accompagnement professionnel n’est pas obligatoire, bien qu’il puisse être utile. Si vous choisissez d’être aidé par un spécialiste de la santé, je vous recommande de trouver un professionnel avec qui  :

- vous vous sentez à l’aise,

- qui ne minimise en aucun cas votre souffrance, et ce peu importe son origine et son intensité,

- qui ne minimise pas la réalité de l’addiction,

- qui ne vous dise pas des choses comme : « le porno c’est pas grave » ou « tout le monde en regarde ».

Une psychothérapie peut se révéler être un outil fondamental pour amorcer une guérison plus globale pour agir sur les problèmes de fonds et parallèles.

Toutefois, un bon suivi avec un Conseiller en Addictologie, ou Psychiatre Addictologue (de préférence spécialisé dans l’addiction au cybersexe/pornographie) peut éventuellement suffire.

Certaines personnes anciennement dépendantes et (vraiment) guéries peuvent également fournir une aide précieuse.

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CLIQUEZ ICI POUR AVOIR DES ADRESSES ET COORDONNEES DE SPECIALISTES ET DE STRUCTURES ADAPTEES

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Adresses de Forums d’Entraide :

pornodependance.com (vrai forum)

http://www.dependance-sexuelle.com/

 

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F.A.Q.

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QUESTION : « QUE SE PASSE-T-IL SI J’ARRÊTE DE ME MASTURBER ? »

REPONSE : Par expérience, je dirais environ 95% de risques que vous restiez enfermé dans le cercle vicieux de la consommation par intermittence,

Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous recommande de lire mon article récent : « Pourquoi vous devriez éviter le NoFap / La Flatline : une étape obligatoire ? »

Contrairement à l’idée reçue : Non, arrêter la masturbation ne vous fera pas guérir plus vite, et les risques de rechuter augmentent, en raison de « l’effet cocotte minute ». Par ailleurs, vous pouvez pas rester éternellement sans vous masturber. Et même si vous le pouviez, c’est un moyen « idéal » de déséquilibrer complètement votre système.

 

QUESTION : « Mais si je me masturbe mon cerveau ne guérit pas et j’entretiens des liens avec l’addiction non ? « 

REPONSE : Ceci est aussi un poncif.

 

Il est vrai seulement si vous vous masturbez sans exercer de contrôle sur les fantasmeset si vous n’encadrez pas votre pratique masturbatoire.

Mais il est faux, car ce n’est pas la masturbation le souci, c’est la façon dont elle est pratiquée qui est problématique et qui peut retarder la guérison.

Je vous recommande d’accepter que revenir à une fantasmagorie plus saine prend un peu de temps, et de lire l’article : « La Masturbation Contrôlée ».

Il faut rester patient. Tout rentrera dans l’ordre bientôt

Question « J’ai plein de pensées liées au porno. Je dois m’en débarrasser maintenant; non ? »

REPONSE : D’une manière générale je vous invite à ne pas culpabiliser pour tout ce qui est de l’ordre des fantasmes, pensées, « flash-backs ». Ce ne sont que des images mentales… 

Je vous propose plutôt d’accepter que pour l’instant, ces choses font partie de vous. Les détester revient à vous détester vous-mêmes, et cela est très mauvais pour l’estime de soi. Ce que je vous conseille, c’est d’accepter ces pensées comme des hôtes indésirables, pénibles certes, mais qui ne sont là que temporairement.

Vous débattre rend les choses plus compliquées. Il n’y a ici rien de grave.  Tout cela va rentrer dans l’ordre petit à petit, à condition bien entendu de rester loin du porno.

PENSER N’EST PAS UN ACTE. SEULS LES ACTES COMPTENT. CLIQUER EN EST UN.

Quand vous prenez conscience dans votre journée d’une pensée qui ne vous plaît pas, ne vous culpabilisez pas. Zappez comme on zapperait avec une télécommande.

 

QUESTION : « J’ai essayé mais je n’arrive pas à me passer de support visuel, que faire ? »

REPONSESi vous n’arrivez pas à vous passer de support pour le moment, alors ainsi soit-il. Assurez-vous que vous avez vraiment essayer de pratiquer la masturbation contrôlée SANS support AVANT d’essayer la technique suivante :

Il s’agirait ici de pratiquer une forme de masturbation en « alternance ». Elle permet 1 – de ne pas se priver d’un coup de toute forme de support, 2 – de s’en éloigner progressivement grâce en alternant 2 phases au sein d’une même séance de masturbation. La première phase est un moment de contrôle, d’entraînement, de discipline de l’esprit. Le support en question est posé, et la personne ne le regarde plus du tout, et pratique la masturbation en essayant de se visualiser en train d’embrasser sa petite amie, en y mettant du coeur, de la tendresse, de l’Amour.

Si le plaisir ne diminue pas, il faut continuer sans support (le but étant de s’en servir le moins possible). Mais si le plaisir s’absente (diminution de l’érection et du plaisir ressenti globalement), la personne s’autorise à utiliser le support, pendant environ 30 secondes à 1 minute environ. Puis à nouveau, elle retourne dans la phase 1, celle du contrôle.

Au moment où la personne sent qu’elle va avoir l’orgasme, elle pose le support et reste dans un contrôle, une visualisation de lui-même en train d’embrasser sa petite amie avec tendresse, jusqu’à la fin.

Concernant le support, ce qui compte dans ce cas c’est de choisir judicieusement le support en question. 

Il est possible d’utiliser un autre support visuel que du porno qui constituera un « pallier de décompression » temporaire dans le sevrage.

Ce qui compte c’est que vous restiez loin de la pornographie et des sites dits « érotiques ». Mais vous pouvez donc utilisez pendant une période, un substitut. 2 paramètres sont à prendre en compte dans le choix du substitut :

1 – l’aspect éthique comme je l’ai dit, les contenus « érotiques » (tout ce qui inclus de la nudité) alimente souvent la même industrie que celle de la pornographie. Il est donc préférable de sortir totalement de cette sphère. D’autant que ces sites sont souvent des passerelles vers des sites X, et/ou que les sites qui les proposent contiennent et alimentent du contenu pornographique. Toutefois, il est possible d’utiliser du contenu qui ne serait pas de la nudité, et qui n’a rien à voir avec l’univers du X. Quoiqu’il en soit, le contenu devrait être le plus éthique possible, pris sur une source lambda (genre magasine people par exemple), le plus lambda possible (une star du cinéma en jupe par exemple).

2 – l’aspect « soft » dans le sens où le stimulus devrait être le plus doux possible (et c’est là que le non-nu devient la source idéale, car elle correspond aux 2 paramètres).

Continuer d’utiliser un support pendant un temps peut être frustrant, mais peut se révéler nécessaire, je pense, notamment dans le cas d’addictions lourdes (je ne pose pas de critères objectifs ici). ATTENTION toutefois, j’insiste sur le fait que cela ne devrait être qu’une courte étape (quelques jours ou semaines pas plus), un tremplin vers une sexualité sans aucun support. Vous verrez dans l’article mis en lien ci-dessus comment réduire petit à petit le besoin de support.

ATTENTION : Cette solution ne devrait être envisagée qu’en dernier recours, car les images, même non pornographiques, constituent un frein à la vie de couple, et peuvent être une autre addiction.

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ASTUCES ET CONSEILS EN VRAC

- D’après ma vision des choses, la quasi-totalité des gens qui prennent conscience de leur addiction déportent leur culpabilité liée à leur addiction sur leur masturbation et leur « imaginaire sexuel » (fantasmes, « flash-backs pornographiques » etc.). Ceci est totalement inutile et contre-productif. Messieurs (et Mesdames), vous n’avez aucunement à culpabiliser pour des pensées.

- L’oeuf avant la poule ou la poule avant l’oeuf je ne sais pas. Mais ce qui est certain c’est que le visionnage de X fait que les hommes pornodépendants ont une vision déformée de la sexualité et des « attentes » des partenaires sexuels. Pour eux, et parce-qu’ils ont vu, se sont abreuvés de ces choses, leur vision du sexe est marqué par les « valeurs » véhiculées par le porno. Des rapports basés sur la performance, mais également sur un rapport dominé/dominant, etc. Bien entendu, le fait que souvent les « acteurs » aient des organes génitaux aux proportions hors-normes, qu’ils soient capables de tenir plusieurs dizaines de minutes, etc, ne facilitent pas le rapport sain et équilibré à son propre corps et la sexualité…

Une partie de la guérison consiste selon moi à prendre tout ceci en compte, en réalisant à quel point couper les ponts avec cet univers déformé et loin de la réalité de Mr et Mme « tout le monde » sera hautement bénéfique à tous les niveaux…

Messieurs (et Mesdames) : il n’y a pas de sexualité « parfaite ». Tout le monde a ses gênes, complexes et peurs au moment de la relation sexuelle.

Il s’agit donc de prendre du recul et de ne pas chercher à être parfait ou « performant ».

Le sexe est aussi un moment de partage et de tendresse, et les personnes qui couchent ensemble dans un couple partagent bien plus que juste un plaisir charnel. C’est cela qui fait la force et qui permet de ne pas envisager le sexe sur un rapport superficiel, mécanique et consommateur.

- La personne pornodépendante a tendance à se culpabiliser pour des choses qui n’en valent pas la peine,comme je le disais plus haut. Ses fantasmes, ses pensées, les flash back porno qui reviennent dans la tête, le fait de ressentir de l’excitation à la vue d’une belle personne dans la rue… Il faut comprendre que tout ceci est de l’ordre de la pensée et de réactions naturelles physiologiques. Certes, la libido dans le cas de l’addition est un peu « déréglée », tout comme les fantasmes, mais il s’agit d’un phénomène humain.

Mais pas de panique, tout cela va rentrer dans l’ordre.

- ERREUR CLASSIQUE : croire que toute excitation, stimulation sexuelle ressentie est signe de régression.

Soyons clairs, à moins d’utiliser la méthode NoFap (ce que je déconseille vivement), vous n’aurez à priori pas de « Flatline » (période de forte diminution voir d’absence de libido)*.

Vous séparer du porno ne fera pas de vous des moines, et ce n’est pas du tout cela qui est proposé ici. 

[*Plus d’infos sur ce qu’est la « Flatline » ici : http://laveritesurleporno.unblog.fr/2017/07/11/le-sevrage-de-porno-et-la-mysterieuse-flatline/ ]

Se répéter des phrases-clefs peut être bénéfique en cas de confusion, de panique ou de culpabilité lors de « flash back », ou de pensées pornographiques intrusives, ou encore de fantasmes mettant en scène du porno. Voici des exemples que j’ai inventés :

« Ce qui compte ce sont les actes, et non les pensées »  »A partir du moment où j’arrête de cliquer, je suis à l’abri, et le reste va rentrer dans l’ordre. » « Je n’ai pas à paniquer. Toutes les personnes en sevrage ont des « flash-back » et des pensées pornographiques. Je n’ai pas à culpabiliser pour ces choses ». « les fantasmes ne sont pas des actes, ce ne sont que des pensées. » « Méditez sur l’Amour, faire la paix, être patient et doux avec moi-même. » 

- En ce qui concerne la masturbation, dites-vous qu’elle est un allié dans le sevrage (vous verrez que dans la méthode de la masturbation contrôlée, il est bien question d’apprendre à cadrer la pratique. Tout y est expliqué). La honte que ressent la personne dépendante vis-à-vis de la pornographie est en général lors du sevrage portée sur la masturbation. Il faut savoir que c’est un phénomène classique de l’addiction, et en être conscience permet de ne pas se prendre les « pieds dans le tapis ». 

Il est classique qu’après avoir pris conscience de votre addiction, vous ressentiez une envie de bannir la masturbation. D’après mon expérience, la majorité des personnes se font avoir par ce mécanisme.

Vous pouvez vous répétez ces phrases deux ou trois fois en cas d’envie de vous masturber :

« Se masturber n’est pas une rechute. La masturbation contrôlée m’aide à guérir ». 

N.B. : fixez-vous une fréquence réaliste. Le mieux est souvent l’ennemi du bien. Si besoin, vous diminuerez petit à petit (pour les personnes en couple, évitez en revanche d’utiliser la masturbation pour fuir l’intimité et la relation sexuelle. D’un autre côté, si pour l’instant vos relations sexuelles ne sont pas épanouissantes et que vous avez des dysfonctions érectiles pendant la relation, cela est normal, et peut durer quelques temps. Surtout, continuez la masturbation contrôlée, et voyez avec le temps comment ça évolue dans vos relations sexuelles.

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