TROUVER DE L’AIDE (CONJOINTES/PROCHES DE DEPENDANTS )

POUR LES CONJOINT(E)S DE PERSONNE DEPENDANTE, LISEZ CECI POUR SAVOIR QUOI FAIRE ET COMMENT COMMUNIQUEZ AVEC VOTRE CONJOINT:

I – Pornodépendance et intimité du couple

Il est dangereux de penser que la pornographie n’a pas d’impact sur la façon dont le consommateur perçoit le sexe opposé.

Les images ont un énorme pouvoir sur le cerveau humain, bien plus n’importe quel autre média (1). Et les images pornographiques particulièrement, car elles s’implantent en profondeur chez le consommateur, remodelant sa fantasmagorie, et lui inculquant une vision du sexe qui devient associée à une forme de domination. Cela concerne surtout le spectateur masculin, puisque le porno est essentiellement produit par des hommes pour des hommes.

(1) « Studies Confirm the Power of Visuals in Elearning » - Shift’s ELearning Blog

De nombreuses études (2) démontrent le lien entre la consommation de pornographie et – une dévalorisation immédiate du partenaire (aussi valable pour les femmes qui visionneraient du porno et/ou du contenu dit « érotique »), – des comportements misogynes, – une légitimation des violences envers les femmes ainsi qu’une plus grande tendance à culpabiliser la victime d’un viol (ce qui a d’ailleurs été observés à la fois chez les consommatrices), ainsi – qu’un état de détresse intense vécu par les compagnes (quand elles apprennent que leur conjoint regarde de la pornographie) :

(2) : http://laveritesurleporno.unblog.fr/2017/08/08/alerte-le-porno-peut-detruire-votre-couple/

Les hommes consommant de la pornographie ne peuvent que devenir plus exigeants envers leurs partenaire(s), puisqu’une seule exposition suffit à entraîner une dévalorisation immédiate (voir article ci-dessus). Les hommes consommant régulièrement (surtout les hommes dépendants) cherchent souvent à reproduire ce qui les excitent dans la pornographie pour pouvoir éprouver du plaisir.

PIEGE NUMERO 1 : Se « sacrifier »

Mesdemoiselles, Mesdames qui lisez ces lignes,il est très important que vous vous rappeliez de ceci :

ne tombez pas dans le piège de : « il faut que je m’ouvre plus aux demandes, aux attentes sexuelles de mon partenaire pour qui l’arrête la pornographie ». RIEN DE CE QUE VOUS POURREZ FAIRE (je parle sur le plan sexuel) N’AMELIORERA LA SITUATION. 

Votre remise en question est non seulement inappropriée, mais destructrice pour vous-même.

Tant que votre partenaire regardera du porno, vous ne serez JAMAIS à la « hauteur » de l’excitation neurochimique, du shoot de Dopamine que procure la pornographie.

Si votre partenaire veut s’en sortir, votre soutien moral et affectif peut être une aide très précieuse. Mais vous ne devez pas faire de concession sur le plan sexuel. Vous risquez de souffrir encore plus, et de vous sentir dévaloriser encore plus. 

Ne vous laissez pas duper… Vous pourrez faire tout ce que vous voudrez dans la chambre à coucher, cela ne fera qu’empirer le problème, car vous vous sentirez encore moins respectée. 

Aucune femme au monde, même Jennifer Lopez ou peu importe quel canon de beauté ne pourrait changer quoique ce soit.

Même en  acceptant tous les caprices de son conjoint au lit, la compagne ne changera ABSOLUMENT RIEN à la situation.

Elle ne ferait que se sentir plus frustrée, en ayant eu la désagréable sensation de s’être forcée à faire des choses dont qu’elle n’avait pas forcément envie de faire, sans que le partenaire ne change quoique ce soit à son habitude.

Mesdames, vous n’avez aucunement à culpabiliser. Le problème ne vient pas de vous. Vous n’êtes pas seules, et des millions d’autres femmes dans le monde vivent le même problème actuellement.

PIEGE NUMERO 2 : « OVER REACTION »

Je sais que la situation n’est pas facile, mais le mieux à faire est de ne pas tomber dans le drame. Au contraire, cultivez le calme, la détente, et n’hésitez pas à pratiquer cette technique de Méditation très relaxante.

Inutile aussi de vous montrer agressive même s’il est parfaitement compréhensible que vous vous sentiez choquée et rabaissée. Je vous invite à ne pas prendre les choses trop personnellement, et s’il est en effet de la seule responsabilité de votre partenaire de faire ce qu’il faut pour s’en sortir (beaucoup de conseils sont donnés sur ce site), essayez de prendre du recul et de vous rappelez que votre conjoint est aussi une victime dans cette histoire*.

Il ne savait probablement pas ce qu’est la pornographie, ne pensait pas faire quelque chose qui causerait du tort à lui ou aux autres (surtout vu le niveau de banalisation du X, et le fait que la plupart des dépendants ont basculés dedans à l’adolescence, période de grande vulnérabilité et de naïveté). Si vous êtes en colère, essayez de vous rappelez également que si votre conjoint à commencer à en regarder durant l’adolescence, alors ses parents ont aussi leur part de responsabilité.

Cela dit, tout ceci ne doit pas servir de prétexte comme excuse pour ne pas stopper sa consommation…

- si vous sentez une forme de déresponsabilisation, n’hésitez pas, dans le calme, à lui rappeler qu’aussi longtemps qu’il continuera, votre couple ne pourra grandir. Rappelez-lui les enjeux du sevrage que sont votre bien-être, le sien, celui de votre couple.

Je vous recommande plutôt d’orienter directement votre conjoint sur la page suivante :

http://laveritesurleporno.unblog.fr/trouver-de-laide/

En cas d’urgence, (envie forte de consommer), il ne faut pas qu’il voit de porno. Orientez-le vers de la relaxation (je vous recommande la méthode « Higher Consiousness Healing »). Si l’envie persiste, il doit se masturber pour évacuer les tensions et éviter de cliquer à nouveau. L’idéal est bien entendu sans support visuel, avec la masturbation contrôlée.

Toutefois, si la personne n’y arrive pas à prendre de plaisir (érections faibles, pas d’orgasmes), alors je lui conseille de lire cet article : « je n’arrive pas à me masturber sans support visuel ». Il est possible d’utiliser un autre support visuel que du porno, qui lui ne cautionnera rien, et constituera un « pallier de décompression » temporaire dans le sevrage.

Si la personne croit qu’elle doit arrêter toute masturbation, même en cas d’envie très forte de consommer, alors expliquez-lui qu’en faisant ainsi, elle créé elle-même des conditions favorables à la rechute, en générant l’effet cocotte minute, en la maintenant dans le cercle vicieux de la répression de la libido et de l’addiction par intermittence (voir l’article en lien ci-dessus). Le sevrage ne doit en aucun cas être une performance. Cela est contre-productif et inappropriée. Il s’agit d’arrêter le porno. Point. Ce ne sera pas forcément facile, mais avec la bonne approche, cela est nettement moins difficile que le « marathon » qu’on retrouve souvent sur les forums.

RASSUREZ-VOUS, TOUT EST EXPLIQUE SUR LA PAGE : http://laveritesurleporno.unblog.fr/trouver-de-laide/

II – Pornodépendance et Déni

La personne dépendante à la pornographie encore en phase de déni a tendance à croire que « tout le monde regarde de la pornographie », que « la pornographie c’est normal », qu’il n’a « aucune raison de modifier son habitude, de changer ». L’individu dans le déni affirme en général qu’il peut « arrêter quand il veut », qu’il n’a pas de problème avec sa consommation, et d’une manière générale, cherche à se déresponsabiliser.

Vous soupçonnez une personne de votre entourage d’être actuellement dans un déni d’addiction ?

Le déni peut être perçu comme agaçant.

Si vous êtes un(e) proche ou le/la conjoint/conjointe de personne, et qu’il vous prend l’envie de la « secouer », je vous recommande vivement de ne PAS le faire, au moins avant d’avoir calmer vos émotions.

Vous risqueriez un conflit et de voir la personne se fermer encore plus.

Cela risquerait d’être contre-productif. Il y a vraiment une façon de faire et de communiquer. Cela dit, il ne faut pas non plus aller dans le sens de la personne dépendante, qui a tendance à fuir la responsabilité. Il ne faut pas laisser la personne s’enfermer dans une position de victime. Certes, le laxisme du gouvernement, et peut-être des parents sur le sujet (pour les personnes qui ont commencé à l’adolescence) sont des choses véritables, toutefois, il faut absolument que la personne prenne conscience que le fait de cliquer a une portée dont on parle malheureusement très peu. Cliquer créé une demande pour le trafic sexuel. Et c’est sur ce point que le dépendant a besoin d’être confronté. Il faut le faire en douceur, de façon progressive. A vous de sentir si vous choisissez d’aborder le sujet (ce que je vous encourage à faire).

Qui que vous soyez, soyez vigilant dans votre façon de communiquer avec une personne dépendante.

Vous risqueriez d’entrer en conflit et de voir  la personne s’éloigner, de faire du mal ou de vous faire du mal inutilement.

Lisez ceci :

« Aider une Personne à Sortir de la Drogue » ((par Stéphanie LADEL – Tavailleur Social Addictologue, Consultante Sociale Diplômée d’Etat et Intervenante à l’Institut Régional et Européen des Métiers de l’Intervention Sociale, et créatrice de CABINET SOCIAL)

Vous pouvez aussi faire le TEST  réalisé par AFREG, administrateur du site PORNODEPENDANCE.COM, et réservé aux compagnes de dépendant :

http://www.pornodependance.com/questionnairecompagnes.htm

Vous  avez un doute sur la possible addiction d’un(e) proche ? Lisez ceci :

« Détecter la Dépendance d’un Proche » - par AFREG, administrateur du site PORNODEPENDANCE.COM

Si vous êtes la conjointe/le conjoint d’un dépendant, je vous recommande également fortement la lecture des articles :

-  « Quand arrêteras-tu de regarder des films pornographiques » (par Stéphanie LADEL – Tavailleur Social Addictologue, Consultante Sociale Diplômée d’Etat et Intervenante à l’Institut Régional et Européen des Métiers de l’Intervention Sociale, et créatrice de CABINET SOCIAL) et

-  « COMPAGNES DE DEPENDANTS : AIDER ET ETRE AIDEES » (par AFREG – Administrateur du site PORNODEPENDANCE.COM)

 

 

 

Pour connaître des adresses de spécialistes, Cliquez ici

 

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