LA REALITE DE LA DEPENDANCE : A LIRE

[Si vous êtes déjà conscient que vous avez un problème de dépendance à la pornographie, lisez directement la page « Trouver le l’Aide« ]

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« Il y a un éléphant dans un couloir, et personne n’en parle » disait Gary Wilson. 

« Comprendre le plaisir, ce n’est pas y renoncer. Nous ne le condamnons pas, nous ne disons pas que c’est bien ou mal de le poursuivre ; mais faites-le, du moins, les yeux ouverts, en sachant que sa recherche constante trouve toujours son ombre: la douleur. » – Krishnamurti

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Cet article est fait pour vous aider à :

- mieux comprendre ce qu’est l’addiction à la pornographie,

- prendre conscience des conséquences que peut entraîner la dépendance sur votre vie (ou celle d’un proche),

- détecter une éventuelle addiction chez vous, ou chez un proche,

- trouver des solutions à la problématique.

 

 

COMMENT ET POURQUOI LE PORNO EST-IL UN PROBLEME DE SOCIETE ?

Si ce chapitre peut faire penser à une « chasse aux sorcières », il ne s’agit pourtant pas de chercher des coupables, mais de mieux comprendre. Cela me semble important pour aider la personne qui a (ou pense avoir) un problème de dépendance à mieux comprendre comment tout cela a pu se mettre en place.

Si en effet la banalisation de la pornographie a des facteurs multiples, se posant comme un véritable problème de société, j’encourage le lecteur à ne pas se prendre en pitié, et à plutôt utiliser ce chapitre pour améliorer sa lecture de la situation afin de faire un pas en plus vers la guérison.

1 – Des Etudes Scientifiques Tardives

Il y a quelques années, le sujet de la dépendance à la pornographie semblait être un phénomène rare, voir marginal. Dans l’imaginaire collectif, la personne sujette à cette addiction est très souvent un homme, seul, isolé, qui aurait une vie sociale très pauvre, et qui n’aurait de toute façon « aucune chance avec les femmes ».

Au-delà d’être au moins aussi tronqué et erroné que le stéréotype de la personne sans abri (elle aussi assimilée systématiquement par un grand nombre de personne à un homme seul en situation de grande exclusion), cette représentation collective pose un problème majeur : elle sous-entend que les individus ne correspondant pas à cette étiquette seraient donc à l’abri de la dépendance à la pornographie… Hors, cette dernière concerne TOUT LE MONDE, surtout depuis que ce média du X est accessible gratuitement, de façon illimité, anonyme via le Haut Débit du net.

Quelques années après l’apparition de cette pornographie du net ultra accessible (où il suffit de cliquer sur le bouton « j’ai plus de 18ans »), nous voyons déferler une quantité impressionnante de témoignages d’individus (hommes ET femmes) reconnaissant ne pas pouvoir se passer de pornographie, malgré qu’ils notent en parallèle des effets hautement indésirables (dysfonction érectile, impossibilité d’éjaculer pour les hommes, sentiment de honte, culpabilité, diminution de l’estime de soi, tendance à se couper des autres, diminution du plaisir ressenti pendant les rapports et/ou besoin de reproduire les choses vues dans le porno pour faire remonter le plaisir, désintérêt plus ou moins prononcé pour les relations sexuelles réelles, sentiment d’être « aspiré dans ce monde virtuel » au détriment de sa propre vie…).

Avant, en tant que dépendants en sevrage ou anciens dépendants, nous n’étions pas pris au sérieux quand nous témoignions de l’extrême nocivité de la pornographie, de son caractère hautement addictif, et de ses nombreuses conséquences potentielles sur la vie de l’individu (conséquences à la fois physiques et psychologiques). Il faut dire que la Science a été longue a s’intéresser au sujet, et qu’il est toujours facile de rester dans un déni face à une réalité qui fait peur (se réfugier derrière la classification du DSM V étant un classique pour polémiquer l’existence de la pornodépendance).

Toutefois, grâce aux études récentes, il n’est plus possible aujourd’hui de se réfugier derrière le mythe « le porno ne fait de mal à personne » ou « la dépendance à la pornographie n’existe pas ».

Tout comme les études menées en leur temps sur les cerveaux et comportements des dépendants aux drogues « non naturelles » (dites encore « à substance » : cocaïne, alcool, héroïne…), il est désormais prouvé qu’une consommation régulière de pornographie fait apparaître les 3 phénomènes caractéristiques de toutes les addictions:

1 – la sensibilisation , 2 – la désensibilisation (1 et 2 forment ce qu’on appelle en addictologie la « tolérance ») 

3 – l’hypofrontalité.

2 – Des thérapeutes mal informés

C’est un peu la conséquence du point précédent… Des études scientifiques tardives ont laissé plané un certain niveau d’ignorance sur les dangers de la pornographie. 

Malgré une nette amélioration de la situation, il est important de rappeler que certains sexologues, thérapeutes, avancent encore des choses comme « le porno c’est normal » « tout le monde en regarde », « ça stimule la libido », « ça pimente la vie sexuelle ».

TOUT CECI EST FAUX.

 

3 – Le sexe, un tabou dangereux

Héritage d’une culture trop pudique sur le sujet, ce n’est pas rendre service aux enfants et adolescents que d’entretenir une timidité mal placée sur le thème de la sexualité. Pendant que la charge de l’éducation sexuelle (thème ayant une importance fondamentale dans le bon développement de l’enfant et du futur adulte) est telle une balle de tennis que chacun se renvoie un peu honteusement, la pornographie ultra accessible d’internet se frotte les mains (et les pornocrates avec).

L’industrie du sexe et plus spécifiquement la sous-industrie du X a saisit l’opportunité de se fabriquer une clientèle, en surfant sur une vulnérabilité (archi légitime) partagée par tout enfant sur Terre, et matérialisée par une question simple :

« c’est quoi le sexe, comment on fait ? »

Si à ce stade l’enfant n’est pas encadré, rassuré, éduqué, il va vouloir trouver par lui-même.

Et si l’enfant n’est pas non plus mis en garde sur les dangers d’internet et que les parents ne surveillent pas son utilisation, alors internet devient le vecteur d’entrée dans le porno, qui « répond » aux interrogations et curiosités de l’enfant.

A la minute où l’enfant tape un simple mot comme « vagin » ou « sexe » sur internet, il tombe souvent sur des vidéos/scènes violentes et traumatisantes qui vont à la fois le fasciner, le traumatiser, le culpabiliser, l’exciter… Le rapport à la pornographie est très ambigu et chargé en émotions. Son goût pour les sensations fortes et la transgression (caractéristiques chez l’adolescent) mêlés à sa curiosité et ses questionnements sexuels ainsi qu’au « shoot » de dopamine procuré par le porno (dérégulation du Centre de Récompense) sont autant de facteurs qui risquent de maintenir l’adolescent dans le porno.

En même temps qu’il est comme aspirer par cette habitude très toxique et hautement addictive qu’est la consommation de porno, l’ado / l’enfant ressent un besoin d’ « augmenter les doses »

((augmentation du temps passé à regarder, augmentation de la durée de chaque consultation, pratique du « edging » (qui consiste chez le garçon / homme à se retenir d’éjaculer pour prolonger l’exposition), recherche de contenu de plus en plus extrême)) – tout comme l’alcoolodépendant ressent le besoin de boire de plus en plus…

4 – Rôle des parents

Aucun parent n’est parfait, et j’ai parfaitement conscience qu’élever des enfants est une chose difficile.

Mais, si les parents ne peuvent effectivement pas tout contrôler, je les encourage néanmoins à mettre en garde leur enfant sur les dangers d’internet, et à lui en limiter l’accès (un ordinateur familial « de salon » avec des protections informatiques).

Internet n’est pas et ne sera jamais un jouet, et laisser un enfant / ado sans contrôler son utilisation d’internet est une chose qui risque de revenir un jour tel un boomerang dans la conscience des parents. Beaucoup de problèmes auxquels est confronté l’adolescent peuvent provenir de sa consommation de pornographie.

J’encourage également les parents à créer un espace de dialogue dès l’âge des premières curiosités sexuelles (10 ans environ). Il est fondamental de comprendre que le porno accessible gratuitement et instantanément avec un contenu illimité provoque des effets sur le cerveau qui n’ont RIEN A VOIR avec le magazine Playboy de votre jeunesse*… La solution ? En parler. Il faut être strict sur le sujet de la pornographie avec votre enfant tout en maintenant le dialogue ouvert, afin de répondre à ses questions.

* Cet article est idéal pour les parents : « Le Cerveau des Ados face au Porno d’Internet ».

5 – Le rôle de l’Etat

La pudeur autour de la sexualité est accompagnée par une autre tout aussi lourde de conséquences, qui concerne le sujet même de la pornographie d’internet et son accès simplissime.

Sur ce sujet, l’Etat français a une part de responsabilité. Son éternel silence ainsi que sa passivité face à la problématique (récemment déclaré « problème de santé publique » aux USA par plusieurs états : Floride, Kansas, Utah…) est d’autant plus contestable que tous les sites de streaming pornographiques (les « tubes ») sont, de facto, dans l’illégalité.

Non seulement parce-qu’ils relaient et diffusent du contenu mettant en scène de la prostitution (la prostitution étant juridiquement interdite, le fait qu’elle soit filmée ne la rend en rien légale, d’autant que cette dernière implique bien souvent la traite des êtres humains/le trafic sexuel), mais aussi parce-qu’il s’agit de contenu qui relève souvent du piratage (la France étant pourtant réputée pour être très répressive sur ce sujet, il est surprenant que lorsqu’il s’agit de pornographie, le cadre légal ne soit plus appliqué).

 

6 – une vision très biaisée de la pornographie (cliquer alimente l’esclavage sexuel)

Beaucoup n’y voit (ou ne veulent y voir) qu’un divertissement inoffensif et « fun ». Pourtant, non seulement le fait de regarder de la pornographie représente un danger pour la santé du spectateur, mais elle cautionne le monde de la prostitution et du trafic sexuel, c’est-à-dire l’esclavage sexuel. Le porno n’a rien à voir avec une « libération des moeurs », et cette industrie n’est qu’une sphère de la prostitution et de la très puissante industrie du sexe.  Les frontières imaginées par la plupart des gens ne sont que pure fiction.

Pour mieux comprendre ce qu’est la pornographie, il faut tout d’abord revenir au véritable lexique :

Le porno est de la prostitution filmée (d’ailleurs, pornographie en latin signifie littéralement : « prostitution représentée graphiquement »).

Partant de là, une « actrice », qu’elle soit anonymement filmée dans un motel, un « massage parlor », ou qu’elle soit reconnu par un pseudo et « travaillant pour un studio de production » est avant tout, une prostituée (d’ailleurs, celles qui ne font que du porno sont rares, la plupart étant insérée dans l’ « escorting », les « sexcam » ou autres « prestations ».

Il n’y a là aucun jugement de valeur ni vision personnelle, il s’agit d’une réalité factuelle et juridique. Le problème, c’est que la pornographie s’est réfugiée derrière le mouvement de la libération des moeurs, pour faire passer son produit comme un « empowerment » de la Femme. Ce business hautement lucratif, prometteur de très gros revenus (et « avantages en nature »…) pour les pornocrates, est extrêmement difficile à contrôler, étant donné qu’il est presque impossible de savoir ce qui se passe en coulisse, lorsque la caméra est coupée..

Toutefois, dans les faits, nous en savons suffisamment aujourd’hui pour savoir que peu importe la provenance du produit (gros « studio » de production ou porno amateur), les photos et vidéos pornographiques mettent très souvent en scène des personnes qui font tout cela sous la contrainte, victimes de coercition et/ou de menaces, d’abus de toute sorte.

Prendre conscience de cela permet d’adopter un regard totalement différent sur la pornographie, et d’arrêter de la voir comme un divertissement.

Cliquer alimente l’esclavage sexuel d’êtres humains.

La pornographie tente aujourd’hui de s’implanter dans la culture populaire*, toujours dans le but de se faire passer pour un simple divertissement coquin. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que l’industrie de la prostitution et du proxénétisme a tout intérêt à faire croire aux gens que tout le monde en consomme (ce qui est totalement faux), car plus le X est banalisé, et plus le spectateur croit qu’il est normal d’en regarder et que c’est OK.

*En effet, le « tube » porno le plus connu affiche aujourd’hui fièrement des publicités pour « un Noël chaud » sur les façades des buildings aux USA, et la série tv « Sense8″ est sur le point d’être produite par un des plus gros sites porno du web (dont certains contenus seraient insoutenables pour qui est resté au « porno du samedi soir » sur Canal+…)

Pendant ce temps, les pornocrates et proxénètes et autres « pimps » se frottent les mains avec leur système d’exploitation et de coercition bien organisé. 

[Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas aussi des personnes faisant de la pornographie et qui l’ont réellement choisi, et qui continuent par choix réel, je ne dis pas le contraire. Mais le spectateur ne peut pas savoir.]

Voir l’article « Trafic Sexuel et Porno : L’Esclavage Moderne«  

 

Les producteurs de pornographie ont tout intérêt à entretenir l’opacité et à générer le plus possible d’addictions, en proposant un contenu toujours plus large et sans cesse renouvelé, proposant un plaisir instantané et illimité. L’industrie pornographique laisse suggérer de plus en plus que « le sexe avec des personnes mineures c’est pas si grave » (ses derniers « territoires » à conquérir étant la pédopornographie, qui est encore aujourd’hui, fort heureusement, parfaitement illégale).

7 – Un Isolement Social et/ou un Sentiment de Solitude : un terrain plus favorable aux addictions

Cette vision est plus personnelle, mais me tient à coeur.

Il me semble qu’en raison de multiples facteurs (crise économique associée à une augmentation de l’insécurité, des inquiétudes), la tendance à l’isolement et au sentiment de solitude (ce qui est différent, car on peut être très entouré et se sentir très seul néanmoins) a augmenté. Ceci ne favorise pas l’équilibre psychique, et jamais notre société n’a proposé autant de « plaisirs patch ». Il est dommage que notre culture laisse suggérer l’idée que le bonheur ne s’obtient que par la souffrance (il n’est pas étonnant qu’avec une telle préconception de la vie et du « bonheur », beaucoup de gens surfent sur les plaisirs instantanés, de façon compulsive).

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de trouver une paix intérieure, sans avoir à souffrir. Le bonheur à mon avis un terme galvaudé qui sous-entend trop que le « bien-être » ne peut se trouver qu’en réunissant des conditions extérieurs parfaites, avec la poursuite épuisante et éternellement frustrante d’un idéal, qui tant qu’il n’est pas atteint, génère de la souffrance).

La paix intérieure, contrairement au « bonheur » signifie que même si les conditions extérieures ne sont pas forcément idéales, se sentir calme et bien est possible.

« L’hédonisme » favorise la prise de refuge (illusoire et destructrice) dans les plaisirs immédiats, qui ne font qu’augmenter l’aversion à la vie lorsqu’ils deviennent compulsifs. Apprendre à développer des relations de confiance et de sincérité avec les bonnes personnes est une chose extrêmement nourrissante et libératrice. Lorsque j’accompagne les personnes dépendantes, j’explore toujours avec elles l’aspect relationnel.

Apprendre à bien s’entourer est une chose fondamentale, et le personne dépendante s’est en général petit à petit coupé des autres (à différents dégrés selon les cas). Il est donc important de renouer un lien plus fort avec l’entourage, et éventuellement de travailler plus en profondeur sur l’aspect socialisation.

 

Le Grand Changement, c’est Maintenant

Grâce au travail commun des anciens dépendants et des chercheurs, nous voyons apparaître de plus en plus de structures (forums en ligne, services spécialisés publics et privés) et de spécialistes formés et opérationnels pour fournir une aide appropriée.

D’ailleurs, les choses se sont nettement améliorées ces dernières années.

Le niveau de conscience général s’améliore, les témoignages d’anciens dépendants s’accumulent, et de plus en plus de services d’addictologie proposent des prises en charge sur le sujet spécifique de la pornodépendance et addiction au cybersexe.

Un nombre croissant de spécialistes de la santé (psychiatres, psychologues, psychothérapeutes, médecins addictologues) se forment sur l’addiction  à la pornographie.

Cette ouverture d’esprit est apparue à la suite :

- d’un nombre croissant de demandes d’accompagnement de la part de personnes qui rapportent vivre une certaine perte de contrôle sur leur consommation (elles y passent de plus en plus de temps sans réussir à freiner), dont découle une souffrance,

- l’apparition soudaine d’un grand nombre d’études scientifiques sérieuses, qui aujourd’hui parviennent aux mêmes constats : la pornographie, surtout accessible n’importe quand sur internet, est un matériau dangereux.

La dépendance à la pornographie est en corrélation avec une atrophie du cortex pré-frontal (hypofrontalité). Ainsi, le porno installe progressivement un brouillard de plus en plus dense dans le cerveau du consommateur, qui ne s’aperçoit même pas que sa vie bascule de plus en plus (vous trouverez des centaines de témoignages similaires sur les différents forums francophones). 

C’est d’ailleurs surtout après une période de sobriété, d’abstinence que le dépendant réalise à quel point le porno impacte sa vie. 

Attention : la suite de l’article peut occasionner une prise de conscience désagréable.

Si vous choisissez de poursuivre la lecture, vous acceptez d’ouvrir les yeux sur une potentielle addiction vous concernant vous ou une personne de votre entourage. 

Plus bas sur cette page, vous aurez la possibilité de déterminer si un proche, votre partenaire ou vous-mêmes êtes dépendant(e) ou non, via :

- une description des effets de la dépendance, de ce que l’on vit quand nous avons un souci avec la pornographie, afin de vous permettre de prendre conscience d’une éventuelle addiction,

- des TESTS pour vous aider à « affiner » votre vision de la situation

Si vous êtes déjà anxieux à la lecture de ces lignes, des exercices de relaxation TRES EFFICACES anti-anxiété sont disponibles sur la page suivante.

Lisez doucement. Inutile de vous angoisser.

QUOIQU’IL ARRIVE : PAS DE PANIQUE.

VOUS N’ÊTES PAS SEUL(E), ET S’EN SORTIR N’EST PAS SI DIFFICILE QU’ON LE DIT EN GENERAL.

 

A la fin de cette page, en plus des Conseils qui vous seront proposés, vous pourrez accéder à la page « Trouver de l’Aide » où vous aurez accès aux outils nécessaires pour avoir entamer votre sevrage et votre guérison sous un angle solide et constructif. Vous aurez aussi la possibilité de contacté des spécialistes.

SORTIR DE L’IGNORANCE : LE REVEIL MASSIF DE LA SCIENCE !

 

1 – C’est Officiel, la consommation régulière de pornographie est dangereuse

 

Il a suffit d’une ou deux études neurologiques (je pense notamment à celle menée par l’Institut Max Planck de Berlin) menées sur les cerveaux des consommateurs, et boom !

Depuis 2013, la Science tire la sonnette d’alarme face aux résultats obtenus (qui ne surprennent que celles et ceux qui n’ont pas vécu l’enfer de l’addiction…) :

aujourd’hui, 34 études scientifiques (observation du cerveau par IRM, IRMF, EEG…) parviennent toutes aux mêmes constats :

tout comme les drogues dites « non  naturelles » (alcool, cocaïne, opium…), une dépendance à la pornographie est en lien direct avec une dérégulation du Centre de Récompenses du cerveau, créant ainsi :

- une « désensibilisation » (typique de la toxicomanie), et

- une « tolérance » (là encore, symptôme normalement associés à la prise de stupéfiants, et caractéristique de la toxicomanie).

Ces phénomènes chimiques poussent la personne dépendante dans une recherche constante de nouveauté, à rechercher sans cesse du contenu différent, et parfois de plus en plus « hardcore » pour éprouver la même jouissance.

A l’instar des drogues dites « substances » (alcool, héroïne, cocaïne…), l’addiction au porno est une escalade.

 

Autres lectures recommandées pour mieux comprendre comment l’addiction s’installe : 

- Vidéo (traduction textes en français) : « La Grande Etude sur le porno »

- Article : « Porno, Nouveauté et Effet Coolidge »

 

2 – Le Porno Impacte la façon de percevoir le Sexe Opposé et la Sexualité.

 

Il est dangereux de penser que la pornographie n’a pas d’impact sur la façon dont le consommateur perçoit le sexe opposé. Ceci est surtout vrai pour les hommes (puisque le porno est surtout un produit fait par et pour des hommes).

Les images pornographiques ont un énorme pouvoir sur le cerveau humain, et s’implantent en profondeur chez le consommateur, remodelant sa fantasmagorie, et lui inculquant une vision du sexe qui devient associée à une forme de domination.

POUR LES CONJOINT(E)S/PROCHES D’UNE PERSONNE DEPENDANTE :

 Rendez-vous sur cette page

Voir aussi : « Alerte le porno peut détruire votre Couple »

 

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SORTIR DE L’IGNORANCE : LA DEPENDANCE EST UN PROCESSUS INSIDIEUX

Beaucoup de poncifs et d’idées reçues au sujet des addictions (et en particulier celle de la pornodépendance) sont véhiculés. 

Soyons clair : on ne se réveille pas un matin accro…

L’addiction est un processus progressif et discret. Ceci est la base de l’addictologie.

Au fil du temps, le porno prend de plus en plus de place dans la vie et dans l’esprit du dépendant (hommes et femmes sont concernés), et la personne perd le contrôle sur sa consommation (elle y passe de plus en plus de temps).

Le danger réside principalement dans le fait que l’individu met en général du temps à prendre conscience de sa dépendance.

En raison :

- du déficit d’éducation et de prévention si l’on compare aux autres drogues (alcool, tabac, cocaïne…). Pourtant, la pornographie EST UNE DROGUE, et fort heureusement, la médiatisation du problème augmente en flèche ces dernières années. Le problème étant qu’on se méfie bien plus de l’héroïne ou de l’alcool que du porno, qui est un matériau mal perçu, à tous les niveaux,

- de l’idée reçue que tout le monde en regarde Ce qui n’est pas vrai du tout, mais c’est caractéristique de la dépendance,

- des symptômes (dysfonctions érectiles, problèmes d’éjaculation, anxiété généralisée/sociale, repli sur soi…) parfois perçus comme sans lien avec la consommation de pornographie. Pourtant, la dépression, la  procrastination, l’irritabilité, l’hypersexualisation (fantasmes, imaginer les personnes que l’on croise ou fréquente dans des scènes porno), les troubles anxieux sont souvent causés (ou fortement amplifiés) PAR la pornographie,

- du « déni », dans lequel reste un grand nombre de dépendant(e)s, qui refusent de regarder leur problème en face.

 il n’y a pas de profils-type pour devenir dépendant à la pornographie

Tout le monde est à risque.

Avec les années que j’ai passé à échanger et à apprendre au contact de personnes pornodépendantes, j’ai tout de même remarqué qu’il existe des points communs entre un grand nombre d’entre elles.

Toutefois, globalement, tout le monde peut devenir dépendant d’un stimulus érotique visuel. Après toutes ces années, je peux affirmer que même des personnes qui n’avaient pas de difficultés apparentes (peut-être simplement un léger ennui, mêlée d’une curiositée pendant l’adolescence) sont devenues accro.

A l’époque où le porno était difficilement accessible et où il fallait aller dans un bureau de tabac, affronter le regard des autres, payer, et surtout, être majeur, pour s’en procurer, les choses étaient différentes. Mais aujourd’hui, le porno gratuit, en accès instantané, en illimité, sans barrière relationnelle, budgétaire, ou physique (on ne risque pas l’overdose ou le « bad trip » ou de coma…) rend le risque d’addiction bien plus important. Toutes les couches de la sociétés sont concernées.

 

SORTIR DU DENI

 

La personne dépendante à la pornographie encore en phase de déni a tendance à croire que « tout le monde regarde de la pornographie », que « la pornographie c’est normal », qu’il n’a « aucune raison de modifier son habitude, de changer ». L’individu dans le déni affirme en général qu’il peut « arrêter quand il veut », qu’il n’a pas de problème avec sa consommation, et d’une manière générale, cherche à se déresponsabiliser.

Vous soupçonner une personne de votre entourage d’être actuellement dans un déni d’addiction ?

Le déni peut être perçu comme agaçant.

Si vous êtes un(e) proche ou le/la conjoint/conjointe de personne, et qu’il vous prend l’envie de la « secouer », je vous recommande vivement de ne PAS LE FAIRE,tant que vos émotions ne sont pas calmées.

Vous risqueriez un conflit et de voir la personne se fermer encore plus.

POUR SAVOIR COMMENT REAGIR, COMMENT COMMUNIQUER AVEC UNE PERSONNE DEPENDANTE  :

Rendez-vous Sur cette Page

 

LA PRISE DE CONSCIENCE

 

 En général, la personne prend conscience de son problème lorsqu’elle réalise qu’elle n’arrive pas à réduire et encore moins à stopper sa consommation. D’autres hommes s’intéressent au sujet de la dépendance à la pornographie parce-qu’ils souffrent de Dysfonction Erectile non expliquées médicalement, de problèmes d’éjaculation,

L’individu peut aussi être alerté car elle est excitée par un contenu qui les rebute.

La personne dépendante peut aussi réaliser son problème lorsqu’elle parvient à mettre en rapport sa consommation régulière et une certaine lassitude ressentie face à cette dernière après avoir consommé.

Un sentiment de honte ou de culpabilité peut aussi alerter la personne, tout comme la prise de conscience d’un certain repli sur soi (de moins en moins d’amis et de loisirs), et cette sensation que le porno devient de plus en plus le centre de sa vie.

La personne reconnaît finalement qu’elle a un problème avec la pornographie.

Le début du changement et de la guérison commence ici.

Prendre conscience et surtout ACCEPTER LA SITUATION pour mieux changer.

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« Je ne suis pas sûr d’avoir un problème d’addiction… »

 

J’ai préparé ici une liste (non exhaustive) des différents effets négatifs souvent en lien avec une dépendance à la pornographie. Attention, ce n’est pas parce-que que vous ne souffrez que d’un nombre limité de ces symptômes que vous n’êtes pas dépendant(e) ou en train de le devenir.

[Si vous êtes une femme et pensez à avoir peut-être un problème avec le porno, je vous recommande la lecture de l’article : « LA DEPENDANCE DES FEMMES A LA PORNOGRAPHIE«  (par AFREG – Administrateur du site PORNODEPENDANCE.COM)]

Les symptômes suivants sont ceux que j’ai pu observés chez de nombreuses personnes en sevrage au cours de ces dernières années, ou dont j’ai moi-même souffert.

Et rassurez-vous, aujourd’hui, ma vie est toute neuve, je suis un homme neuf, et tout va bien !

Et je ne suis pas une exception loin de là !

TOUT LE MONDE PEUT S’EN SORTIR.

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Récapitulatif des symptômes (liste non exhaustive) et Conseils directs :

Avant de poursuivre, je précise que tous les symptômes sont totalement réversibles.

- La pornographie devient de plus en plus importante pour le dépendant. Ce plaisir prend de plus en plus de place dans sa vie.

- La personne y consacre de plus en plus de temps, visionne de plus en plus fréquemment, et a du mal à s’en empêcher.

- Avec le temps, la personne a tendance à se désintéresser de ses loisirs, des relations réelles, et d’une manière générale, elle perçoit le monde comme plus froid. Les petits plaisirs de la vie semblent devenir de plus en plus insipides [Conseil : ceci est un effet dû au dysfonctionnement du Centre de Récompense du cerveau, caractéristique des addictions. En stoppant la consommation, les choses changent petit à petit. La personne en sevrage devrait essayer de s’entourer de personnes de confiance, avec qui elle peut parler de ses difficultés, ou avec qui elle ne se sente pas jugée. Les personnes guérissent plus rapidement et plus solidement lorsqu’elles réfléchissent à ce qui a du sens pour elles, et qu’elles s’investissent dans ces choses. Attention toutefois, si la sociabilisation est synonyme d’anxiété trop importante, il faut travailler en parallèle sur l’anxiété elle-même pour la diminuer.]

- Lorsqu’il sort, le dépendant a parfois des fantasmes pornographiques qui lui reviennent en tête, avec des « flash back » de vidéo pornographiques qu’il a consultées et qui ont marqué son esprit. [Conseil : le problème arrive surtout parce-que la personne se culpabilise inutilement sur ce sujet. Un fantasme n’étant qu’une pensée, et ne faisant de mal à personne. Il est important de comprendre que ceci est un phénomène qui disparaît petit à petit dès que la consommation de porno est stoppée. La personne ne doit surtout pas chercher à avoir une « fantasmagorie parfaite », et ne doit pas s’épuiser à rechercher une idéal de sexualité. Le perfectionnisme est une chose souvent présente chez les personnes présentant une addiction. Personnellement, je recommande nettement plus l’acceptation. Ne pas paniquer, prendre du recul quand cela se produit. Il faut se rappeler que c’est normal. Le cerveau ne se rétablit pas à 100% du jour au lendemain. J’invite à accepter ces flash backs comme des hôtes indésirables certes, mais qui ne sont là que pour les vacances… Culpabiliser sur ces choses contre-productif et inutile. Je recommande de cultiver la patience et la compassion envers soi-même sur ce sujet. Pour sortir progressivement de ces pensées porno intrusives et de l’envie de compulser, il suffit de ne pas s’accrocher à ces dernières, et de travailler sur le contrôle des fantasmes pendant la masturbation/la relation sexuelle – voir l’article : « La Masturbation Contrôlée »]

- Le dépendant vit une sorte de quotidien hyper-érotisé, où il a tendance à imaginer les personnes qu’il trouvent attrayantes dans son environnement (transports en commun, collègues, relations amicales…) dans des scènes pornographiques. Cela peut induire de la honte ou de la culpabilité chez le dépendant. [Conseil : là encore, il faut aider la personne à prendre du recul. D’une part, lui faire prendre conscience qu’un fantasme n’a rien d’un crime, et qu’imaginer la personne n’a rien d’un acte. Nous sommes encore dans le monde des pensées et de l’imaginaire. A nouveau, il faut prendre son mal en patience, et continuer de s’éloigner de la pornographie tout en travaillant sur ses fantasmes (si l’on considère qu’ils sont problématiques) – à nouveau, je vous conseille l’article « La Masturbation Contrôlée ».

- L’addiction à la pornographie génère une libido étonnante. La personne a souvent de fortes envie de sexe, mais en fait, une fois au lit, cela ne fonctionne pas. Le cerveau est n’est plus réceptif aux stimuli naturels liés aux relations sexuelles (le tactile, l’odeur de parfum, les baisers…). Seul le porno semble avoir le pouvoir d’assouvir ces insatiables pulsions sexuelles. Pourtant, bien entendu, il s’agit d’un leurre, et chaque clic empire le phénomène. Elle consomme pour se soulager, mais plus elle consomme, et plus la frustration et l’envie de consommer augmentent. [Conseil : le cercle vicieux s’inverse doucement dès que la consommation est cessée. Il est très important que la personne ne cherche pas à faire un « marathon » d’abstinence de masturbation, et qu’en cas d’urgence, elle s’autorise à y recourir (sans porno évidemment). J’en reparle un peu plus bas plus en détails.] –

- La dysfonction érectile et incapacité de jouir sont souvent présents dans la vie sexuelle. [Conseil : cela rentrera dans l’ordre petit à petit. Il ne faut pas paniquer. Je sais que c’est gênant, et problématique, mais il faut rester patient. L’arrêt (total) du porno et la masturbation contrôlée vous permettront de retrouver une plus grande excitation, tout en évitant le phénomène de « Flatline » (absence partielle ou totale de libido), phénomène associé à l’approche « Nofap » (abstinence de masturbation), que je déconseille fortement (tout ceci sera développé plus en détails dans la partie « QUOI FAIRE ? », sur la page « TROUVER DE L’AIDE)]

- La personne dépendante, si elle regarde honnêtement et attentivement sa vie, peut s’apercevoir que la pornographie est devenue centrale dans son existence, qu’elle occupe de plus en plus de place.

- La pornographie, et surtout distribuée comme aujourd’hui de façon gratuite et illimitée via internet haut débit, induit une désensibilisation chez le consommateur, qui développe une « tolérance » au produit. Ainsi, à l’instar des autres addictions, le consommateur se retrouve pris dans une consommation « à escalade » (elle y passe en général de plus en plus de temps). [Conseil : vous serez renvoyez vers les différentes « clefs de la guérison » pour sortir de ce fonctionnement à la fin de cette page.]

Pour pouvoir retrouver cet espèce d’état d’hypnose provoqué par les pics incessants de dopamine (hormone du plaisir) lors de la consommation, la personne se retrouve à rechercher du contenu toujours nouveau (c’est d’ailleurs principalement par ce biais que s’installe la dépendance). [Conseil : la recherche de nouveauté est typique de l’addiction au porno. Une des clefs de la guérison, c’est de supprimer tout fichier, contenu porno/ »érotique » de l’ordinateur et de faire disparaître tout cela de chez soi. Toute ceci sera abordé en détails en bas de page dans la rubrique « Trouver de l’Aide ».]

 - Il arrive que le dépendant ait tendance à ne pas comprendre comment il peut être excité par certains contenus qui le dégoûtent. [Conseil : s’il s’agit de porno « hardcore », il faut comprendre que ce dernier est particulièrement nocif pour la santé globale du consommateur, posant des gros problèmes dans la sphère sentimentale (le coeur veut aimer, mais la personne ressent le besoin d’imaginer son partenaire dans des scènes où elle est malmenée. Bien entendu, cela créé une friction, qui parasite l’émergence/le développement de sentiments amoureux profonds.).

La personne dépendante doit aussi prendre conscience que contrairement à l’idée reçue très répandue, ce qu’on peut voir à l’écran n’est pas toujours de la « mise en scène » calculée, pleinement consentie. Il est donc important de vous référez aux « clefs de la guérison » pour vite stopper toute consommation. En cas d’addiction sévère, rappelez-vous qu’il est possible de vous masturber avec un substitut.

Surtout ne stoppez pas la masturbation. Elle est un allié précieux afin d’éviter l’effet « cocotte minute » et de rester coincé dans l’addiction « par intermittence » En tout cas dans l’immédiat, la priorité est de cesser toute consommation de contenu « hardcore ».]

- Une forme de honte et de culpabilité se manifestent de plus en plus chez l’individu, et la vie sociale est plus ou moins affectée. [Conseil : comme je l’ai dit, le problème de la culpabilité et de la honte est souvent à traiter par une prise de recul, afin que la personne à comprendre qu’il n’y aucune raison de stigmatiser sa fantasmagorie ou sa libido. Les fantasmes sont des pensées, et la libido est une chose naturelle (bien qu’elle soit en effet actuellement un peu dysfonctionnelle). Nombreux sont les gens en sevrage qui paniquent dès qu’ils ressentent une pulsion sexuelle. Je me contente en général de leur rappeler avec un sourire : « guérir de la dépendance ce n’est pas devenir un robot. Vous ressentirez toujours de l’excitation parce-que vous êtes un être humain. » 

Voici des phrases-clefs que j’encourage à se répéter en cas de panique ou de culpabilité :

« Ce qui compte ce sont les actes, et non les pensées »  »A partir du moment où j’arrête de cliquer, je suis à l’abri, et le reste va rentrer dans l’ordre petit à petit. » « Je n’ai pas à paniquer. Toutes les personnes en sevrage ont des « flash-back », des pensées pornographiques. Je n’ai pas à culpabiliser pour ces choses ». « Tout le monde a des pulsions, des envies. »

- Au moment de se masturber, la personne dépendante est en général fébrile, et frénétique (un genre de « quand faut y aller faut y aller »). Le mouvement masturbatoire est en général rapide, frénétique, et la personne semble se plonge dans un état d’excitation semblable au « high » de la drogue. [Conseil : la masturbation contrôlée permet de sortir de la masturbation compulsive petit à petit.]

- A un certain stade de dépendance, il n’est pas rare de voir des individus masculins retarder l’éjaculation pendant leur « séance de visionnage », afin de prolonger le plaisir (« edging »)

- Beaucoup de dépendants sont devenus avec le temps des personnes très anxieuses, angoissées, et qui manifestent parfois une anxiété sociale forte [Conseil : je l’ai déjà dit, mais le travail sur la Relaxation est important – je recommande la méthode « Higher Consciousness Healing » de Tara Springett. Cette méthode est étonnamment efficace pour l’anxiété.]

[Aujourd'hui, une partie de la médecine commence à comprendre que l'anxiété généralisée, l'anxiété sociale, la phobie sociale, les sentiments de culpabilité et de honte chroniques, le repli sur soi, la procrastination, la dépression peuvent tout à fait être des conséquences et pas seulement des causes de l'addiction.]

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« Existe-t-il des tests ? »

 

OUI.

Je vous recommande les TESTS suivants :

- TEST d’ORROZ (administrateur du site ORROZ.NET) : http://www.orroz.net/test.html

- TEST d’AFREG (administrateur du site PORNODEPENDANCE.COM) : http://www.pornodependance.com/Questionnaires.htm

Vous êtes en couple avec une personne que vous soupçonnez être dépendante ?

Un AUTRE TEST existe ici, réalisé par AFREG.

 

« QUOI FAIRE ? »

 

LA PORNOGRAPHIE EST UN PIEGE, ET IL EST CLAIR QUE LA PERSONNE DEPENDANTE PEUT ÊTRE VICTIME :

- du laxisme du gouvernement,

- d’un manque d’information (à la fois sur l’industrie du porno en elle-même mais aussi sur les risques liés à la consommation)

- d’un manque d’encadrement et de vigilance de la part des parents, (si la personne en a regardé pour la première fois à l’adolescence, et que les parents n’ont pas mis en garde sur la face obscure d’internet, et sur les risques liés à son utilisation).

Mais il est important que la personne dépendante prenne conscience qu’elle seule peut prendre la décision de stopper la consommation.

 

 RENDEZ-VOUS SUR LA PAGE : « TROUVER DE L’AIDE »

 

 

 

 

 

 

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