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(Pornodépendants) Se Réconcilier avec la Masturbation : démarche méthodique

- Consommer de la pornographie revient à cautionner, alimenter l’esclavage sexuel d’êtres humains.

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- Pour se sortir de la pornodépendance, lire quelques articles sur le sujet ne suffit pas, et mettre son porno à la poubelle non plus. Il vous faut un programme pour vous guérir vous-mêmes.

- Vous avez un doute sur votre dépendance ? LISEZ CECI

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A travers mes articles et notamment dans le Programme de Guérison , j’explique qu’une des plus grosses erreurs, malheureusement commise par la majorité des personnes qui veulent guérir de la pornodépendance, est de cesser toute forme de masturbation. 

Si on reprend ma phrase, il est important de s’ouvrir à l’idée qu’il y a en effet différentes façons de se masturber, et que toutes ne sont pas problématiques ou contre-productives, et ceci même dans le contexte de la guérison et de la phase de « sevrage* » (*cette période de quelques jours ou semaines pendant laquelle la personne fait face à une recrudescence, une amplification de certains symptômes liés à l’addiction – sensations de manque, anxiété…).

En réalité, et comme j’en parle dans le Programme ainsi que dans l’article sur le nofap et la flatline, la théorie qui défend le nofap est basée sur une compréhension erronée de la cause, de l’origine de cet état de frénésie problématique que les personnes veulent éviter pendant leur sevrage (lorsqu’elles se masturbent – sans porno évidemment).

D’après mes lectures, l’erreur commise est de croire que ce qui génère cette attitude frénétique est l’action de se masturber.

Ceci serait donc le point de départ, l’idée, le constat sur lequel s’appuie cette approche qui consiste à s’abstenir de toute forme de masturbation. Or, d’après mon expérience, c’est une grosse erreur qui alimente une tendance déjà bien ancrée chez la personne pornodépendante à stigmatiser et à réprimer ses désirs naturels de se masturber.

Dans les articles mis en lien ci-dessus, j’invite le lecteur à réfléchir de façon plus profonde, plus méticuleuse, pour véritablement déterminer avec certitude ce qui en réalité est la cause de cet état problématique. C’est ce que je tente de faire ici, en le formulant différemment de mes précédents articles, et en approfondissant certains aspects. 

Quand on creuse un peu plus le sujet, on peut constater que la théorie (celle du Nofap donc) selon laquelle il faut cesser totalement la masturbation (je parle évidemment de masturbation sans porno) repose sur l’idée qu’il n’est pas possible de se masturber sans se plonger dans cet état problématique.

Le NOFAP considère donc que : masturbation = frénésie et absence de guérison.

MAIS EST-CE VRAI ? EST-CE PERTINENT ?

Prenons notre vie de tous les jours comme exemple flagrant. A bien y regarder, qu’est-ce qui détermine la façon dont vit une expérience ? Ne serait-ce pas d’abord notre attitude intérieure qui est à l’origine de ce qu’on expérimente par la suite ? Une même situation peut être vécue avec une certaine paix et un bien-être pour certains et comme un enfer pour d’autres n’est-ce pas ?

Cela signifie donc que nous ne vivons pas les choses de la même manière, et que nos expériences sont avant tout subjectives. Mais pour être plus précis, qu’est-ce qui nous amène à vivre ces expériences de telle ou telle façon ?

Nous n’avons pas forcément l’habitude de nous poser ce genre de question, et pourtant, elles sont plus que nécessaires pour apporter des changements solides et durables dans nos vies. 

Si on croit que ce sont avant tout les actions qui nous causent du bon ou du tort, et que ce serait en quelque sorte elles qui sont les responsables de notre expérience bonne ou mauvaise, alors nous n’avons pas bien regardé les choses.

Bien entendu, nos actions sont également des causes qui mènent vers du positif ou du négatif. Pourtant, ces actes eux-mêmes ne sont pas que des causes, mais également les fruits d’autre chose qui les précède. Mais quoi ?

La théorie soutenue sur mon blog est la suivante : c’est parce que la personne se plonge, mentalement, dans cette « transe », dans cette frénésie (on se repasse les images porno dans la tête, on est surexcité, fébrile…) que la masturbation devient un problème.

Je ne dis pas que le fait de se masturber ne devient pas alors un facteur qui alimente le problème de l’addiction au porno.

En revanche, je pense que c’est parce-que notre attitude, notre démarche intérieure n’est pas la bonne que la masturbation devient alors un facteur négatif. C’est donc avant tout notre fonctionnement (mental) qui est l’origine qui détermine l’expérience que nous faisons par la suite.

Donc, en nous basant sur cela, considérer que le fait de se masturber (sans porno toujours)  est problématique pour la guérison est une erreur

La masturbation n’est donc pas le problème, dans la mesure où c’est notre fonctionnement interne qui est problématique avant tout. Or, que se passe-t-il quand la personne en sevrage se masturbe (toujours sans porno) ? Et bien elles transpose en quelque sorte son expérience avec le porno à l’intérieur de sa masturbation.

Elle ne regarde pas directement de porno, mais se repasse mentalement les images pornographiques en les visualisant intérieurement. Et c’est ça la problème. C’est ça qui entretient l’addiction.

BILAN : c’est avant tout ce qu’on fait mentalement qui détermine si la masturbation sera frénétique ou non. 

Or, non seulement, il est possible de la rendre non-problématique, mais mieux encore, il est essentiel de l’envisager comme quelque chose qui peut devenir très positif, y compris pendant le sevrage.

C’est donc sur notre attitude mentale qu’on va chercher à agir, et non en se privant de masturbation. 

Donc 2 points à retenir ici : 1 - ce n’est pas se masturber le problème, mais « la façon » de le faire (en référence à notre attitude intérieure, mentale), 2 - il est tout à fait possible de changer cette façon de faire, de transformer l’expérience négative qu’on fait de la masturbation en positif, grâce à une technique qui permet de modifier le contenu des visualisations : la masturbation contrôlée

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Nous avons déjà suffisamment avancé pour comprendre l’amalgame que tout le monde fait et ainsi le dépasser.

Nous avons compris que c’est ce que nous faisons pendant la masturbation, ce que nous faisons avec nos pensées et nos images mentales/visualisations qu’il faut changer, et non arrêter de se masturber. Mais alors pourquoi le titre de l’article parle-t-il de se « réconcilier » ? 

Et bien tout simplement parce que cet évitement, ce rejet de la masturbation chez les personnes pornodépendantes, d’après mon expérience, ne repose pas que sur une erreur d’appréciation purement technique (que nous venons d’aborder à l’instant). 

En effet, ce qui les pousse à s’abstenir de se masturber (ou à le faire le moins possible) semble clairement être le résultat d’une culpabilité.

Je vous propose ici d’envisager les choses ainsi : quand une personne se masturbe (également quand elle a un rapport sexuel), elle alterne (plus ou moins inconsciemment) 2 modes de fonctionnements intérieurs. Le premier correspond à une sorte d’attitude intérieure un peu « bestiale », un peu « animale ». C’est un plaisir d’ordre plutôt primaire, organique, qui se situe à un niveau plus physique et génital. 
Le second se passe au niveau du coeur. Il s’agit ici de quelque chose de plus subtil, en relation avec les sentiments amoureux, l’Amour, la tendresse… Ce phénomène est parfaitement normal et naturel. 
 
Pour quelqu’un qui n’a pas un passé de consommation de pornographie, rien de tout ceci n’est un problème.
Sauf que pour les autres, il y a en a un…
Le voici : le fait d’avoir regardé du porno a cultivé, développé à outrance (et d’une très mauvaise manière) la première de ces deux attitudes intérieures au détriment de la seconde. Le porno cultive cet aspect animal et primaire que j’ai décrit précédemment.
Pourtant, vivre sa sexualité (et sa masturbation) de façon sereine et équilibrée nécessite d’harmoniser les deux attitudes, en leur accordant la place qu’elles méritent.
La théorie défendue sur mon blog est la suivante : parce qu’ils ont cultivé de façon démesurée cette attitude associée à l’aspect primaire et « animal » de la masturbation et du désir sexuel à travers la consommation d’un matériau qui la renforce et créé de la culpabilité (le porno donc), alors pour les pornodépendants, cette dimension, cette attitude elle-même devient un objet de culpabilité. 
Pour le dire autrement : à cause de la culpabilité liée au visionnage de pornographie, les personnes réagissent en culpabilisant sur le sujet de la masturbation.
Mais en réalité, la masturbation n’est qu’une sorte d’objet sur lequel elles projettent inconsciemment leur culpabilité.
Derrière cet objet, elles culpabilisent en réalité de cette attitude intérieure un peu « animale » (pourtant naturelle), dont je viens de parler, car dans leur esprit, elle est associée à la pornographie qu’ils ont consommée pour laquelle ils se sentent coupables…
Finalement, il s’agit de procéder à une même démarche d’analyse et de réflexion que précédemment, afin de réussir à identifier le « pourquoi » on est bloqué, aliéné dans une démarche contre-productive.
C’est cette façon de faire qui permet d’aller au-delà du blocage et de le dépasser (en l’occurrence le nofap, mais de façon plus profonde et plus exacte : la répression de la masturbation). 
Il faut donc que la personne pornodépendante qui réprime la masturbation (sans porno toujours) réfléchisse et regarde les choses de façon la plus profonde et réaliste possible, pour identifier cette culpabilité sous-jacente et déterminer si oui ou non elle vient réellement du fait de se masturber ou de ce que je viens de développer et proposer plus haut.
Je reformule pour que tout soit bien clair :
c’est parce que la personne culpabilise de son passé avec le porno qu’elle réprime son désir de se masturber (sans porno). Sauf que la culpabilité ne vient pas vraiment de là. C’est le fait d’avoir vu du porno qui est en réalité responsable de cette culpabilité.
Et chez les pornodépendants, cette culpabilité a tendance à être transférée, transportée ainsi : ils jugent leur côté « animal », et la dimension un peu « primaire » qu’ont le sexe et la masturbation. Ils culpabilisent de se masturber et répriment cette activité. Et donc, pour se sentir moins coupable, ils pratiquent le nofap. 
Malheureusement, c’est une impasse, car à l’instar de beaucoup de choses dans la vie, le sexe et la masturbation ce n’est pas « noir ou blanc ». On parle ici d’un mélange de pensées, de fantasmes, d’émotions, de souvenirs, de désirs… Il s’agit du commun des êtres humains, et tenter de réprimer la dimension un peu « primaire » de la sexualité et de la masturbation, en la jugeant n’aide en rien. 
Aller plus loin : 
J’ai parfois l’impression que les personnes qui veulent guérir de la pornographie nourrissent une sorte de croyance, voir de culte dans certains cas, à une sorte de masturbation « pure ». Si cela correspond à une masturbation pratiquée de façon plus saine (dans le sens plus équilibrée au niveau des 2 attitudes décrites précédemment), avec un certain cadre adéquat (favoriser le lit comme lieu de pratique, limiter à une certaine fréquence, ne jamais prendre de smartphones ou tablettes avec soi etc), alors OK. Mais je mets en garde contre un côté un peu « candide » et trop extrême, qui ne favorise pas un fonctionnement réaliste et autonome.  J’en profite pour faire un petit point sur cette notion d’autonomie dans le contexte de la guérison :
sur ce blog et dans cet article, une vraie guérison est nommée ainsi dans le sens où elle implique les notions de solidité, de profondeur ainsi que de durabilité. La guérison est toujours envisagée ici comme un processus de réalisation pérenne à travers lequel la personne dépendante investigue, examine, ressent, réfléchit par elle-même, pour arriver à développer une attitude réaliste et une autonomie. 
Fondamentalement, et en d’autres termes, ma vision de la guérison est la suivante :
on est guéri quand : 
- nous avons réellement et profondément compris (par la connaissance, la réflexion, mais aussi le ressenti) pourquoi arrêter le porno est si important,
- que nous avons arrêté,
- et que nous avons atteint un rapport mature et autonome vis-à-vis de cette habitude : les éventuelles envies sont rares, et elles disparaissent extrêmement vite. Elles ne peuvent plus nous perturber car notre compréhension des enjeux est si développée, si intégrée, que nous ne voulons plus dévier de la trajectoire de notre nouvelle vie. Une telle guérison est associée à la durabilité, la stabilité, la solidité car ce processus permet d’aller au-delà du fait de se « retenir ». Se retenir, s’abstenir n’est plus vécu comme quelque chose de difficile (bien que cela puisse l’être dans un premier temps, pendant la période de « sevrage »).
Toutefois, dans une certaine mesure, vu sous un certain angle, on peut aussi considérer que développer une autonomie sur le sujet de la masturbation fait partie de la guérison.
Or, tant qu’on reste dans l’amalgame qui associe de façon erronée le fait de se masturber avec quelque chose à éviter sans aucune alternative, alors nous ne sommes pas dans un fonctionnement autonome, car nous n’envisageons cette pratique que sous un angle biaisé. Lui-même basé sur une mauvaise interprétation « technique », ainsi que sur une culpabilité non résolue.
En espérant que cet article, cette suggestion à la réflexion, aidera le lecteur à avancer.

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