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(Pornodépendants) Pourquoi Vous Devriez Eviter le « NoFap »/La Flatline : une étape obligatoire ?

- Consommer de la pornographie revient à cautionner, alimenter l’esclavage sexuel d’êtres humains LISEZ CECI

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Mise à jour le 14/04/2020

Beaucoup croient qu’il faut arrêter de se masturber (sans porno – c’est-à-dire pratiquer le « nofap ») pour guérir de leur dépendance à la pornographie, et pensent parfois que la « Flatline »* est une chose qu’il faut impérativement vivre, et qu’elle serait un signe de guérison. Tout ceci est faux.

Voyons pourquoi.

*la « flatline » est la chute de la libido vécue par les personnes qui, au-delà de stopper leur consommation de pornographie, décident de stopper également la masturbation pratiquée sans porno ni support visuel. Ils procèdent ainsi en partant la plupart du temps sur une base de plusieurs semaines ou mois.

CHOISIR LE « NOFAP » REPOSE EN GENERAL SUR UNE FAUSSE CROYANCE

  La majorité des gens choisissant de ne plus se masturber (NoFap) le font parce-qu’ils croient que c’est la masturbation qui les maintient dans la sensation de manque, et que pour déconditionner leur cerveau de la pornographie, ils doivent cesser cette pratique.

Hors, c’est faux. Ce sont les pensées inappropriées, le fait de se repasser mentalement les images issues des films porno qui rendent la masturbation frénétique et éventuellement problématique dans le cadre du sevrage *. Ce sont donc elles qu’il faut traiter, et non stopper la masturbation en elle-même (je parle de masturbation sans porno bien évidemment).

* le « sevrage » est cette période au cours de laquelle la personne dépendante, après avoir cessé sa consommation du matériau problématique (ici le porno), vis en général une recrudescence, une amplification temporaire de certains symptômes liés à l’addiction (anxiété, sensations de manque…). Cette phase dure en général de quelques jours à quelques semaines, et est parfois appelé « syndrome de sevrage ».

Laissez-moi écrire ça plus clairement : (à partir du moment où vous le faites sans support visuel), la masturbation n’est pas un problème, à condition de réapprendre à maîtriser vos pensées que vous utilisez pendant que vous vous masturbez.

Contrairement au mythe, se masturber est très important (et permet de « relâcher la pression » dans le contexte du sevrage).

Comme je le disais, dans l’approche « Nofap », la masturbation est perçue comme étant un facteur de rechute.  Pourtant, la masturbation en soi ne sera jamais un frein au sevrage (bien au contraire !). Elle est une activité naturelle, avec laquelle la personne dépendante a besoin de se (re) familiariser (la masturbation dans la gestion des pensées et sans porno étant une forme totalement différente de la masturbation avec pornographie), et qu’il suffit d’encadrer un minimum, en la pratiquant en pleine conscience.

Pour cela, une technique très efficace a été développée : la masturbation contrôlée. Elle permet de sortir progressivement et tranquillement de la masturbation compulsive, en continuant à prendre du plaisir ! Il s’agit de : « La Masturbation Contrôlée »

CHOISIR LE NOFAP ENTRAINE SOUVENT DANS LE CERCLE VICIEUX D’UNE AUTRE FORME D’ADDICTION.

- Dans cet article, j’explique comment le Nofap exerce un phénomène de « cocotte-minute ». Qu’est-ce que ça signifie ? C’est ainsi que je désigne ce phénomène problématique qui tend à propulser (et à maintenir) les personnes en phase de sevrage dans un cercle vicieux : celle de la consommation par intermittence.

Ce dernier tend à augmenter considérablement le risque de rechute de façon plus ou moins exponentielle, à mesure que la personne réprime toute forme d’excitation. Pourquoi ? Tout simplement, car réprimer la masturbation provoque une accumulation de tensions et de frustrations, un trop-plein d’énergie qui rend le sevrage difficile. 

En GROS : la personne se retient de se masturber encore et encore, et en fait, le sevrage devient de plus en plus dur (puisque la « pression » est de plus en plus forte), et elle a tendance à craquer plus facilement. 

 

LE NOFAP EST SOUVENT LA CONSEQUENCE D’UNE CULPABILITE INUTILE ET NOCIVE.

Le fait de s’engager dans une approche telle que le nofap et qui consiste donc à supprimer la masturbation (sans porno ni support visuel) ne repose pas que sur une fausse croyance (celle que je viens de décrire), mais également, très potentiellement, sur une culpabilité non résolue. J’ai écrit un article qui propose au lecteur de mener une enquête de façon méthodique, afin de remonter à la source de ce dysfonctionnement, afin de favoriser une compréhension personnelle et authentique (en évitant de simplement me croire sur parole) de la problématique liée au nofap.

Je vous en recommande la lecture, afin de rendre cette démarche de remise en question du « nofap » vraiment efficace.

Si toutefois vous préférez poursuivre immédiatement, alors faisons un rapide résumé de ce que j’ai exposé… Comme je l’ai également expliqué et proposé dans le Programme de Guérison, il y a, au moment où la personne prend conscience de son addiction, tout un phénomène de culpabilité vis-à-vis de la masturbation, des fantasmes, des pulsions, des « pensées sexuelles » et des « flashbacks » qui s’installe. Sauf que toute cette culpabilité est avant tout provoqué par le fait de voir du porno, et que le reste est avant tout une répercussion, un « effet secondaire », qui amène la personne à réprimer, à développer une forme d’aversion pour la masturbation.

SOLUTION : comment réussir à changer des comportements, des choix que nous faisons si nous n’avons pas pris le temps de réfléchir, d’analyser afin d’identifier le mécanisme interne à l’oeuvre en coulisse ?

Je suis intimement convaincu que la réponse est : impossible.

On ne peut pas changer de façon stable et durable un comportement qui nous conduit de façon répétée et incessante dans une situation qui provoque de la souffrance (en l’occurrence, le fait de bannir la masturbation ou de vouloir l’éviter au maximum – sans porno toujours bien entendu), sans avoir déceler, repérer le fonctionnement mental qui en est la cause.

Il est donc fondamental de regarder, d’examiner en nous-même pour identifier ce qui provoque certaines tendances à faire certains choix.

Si je vous dis « il faut vous masturber (sans porno). Vous retenir est dû à une fausse croyance et à une culpabilité non résolue« , quelle valeur, quelle portée à mon message ? Peut-il réellement entraîner un changement durable et solide ? Non. Car vous n’avez pas pris le temps de regarder pour mesurer l’écho que cela provoque en vous. Vous n’avez pas procédé à une réflexion personnelle pour évaluer la perspicacité, la pertinence de ce que j’ai dit.

En revanche, grâce à un examen personnel, il devient possible de changer de façon solide et durable, car nous allons avant tout prendre conscience de ce qui nous encourage à agir de tel ou telle façon.

Si vous y regardez bien, il est possible de constater que la culpabilité ressentie vis-à-vis de la masturbation ou de l’imaginaire (fantasmes, pensées etc) provient en réalité d’une culpabilité liée au fait de regarder (ou d’avoir consulté) du porno.

Alors qu’une culpabilité résolue, à qui on accorde une juste place, peut devenir un allié précieux, vecteur d’une motivation plus profonde pour changer de façon durable, elle devient au contraire contre-productive si elle n’a pas été « pensée » et examinée (je reparle beaucoup de tout cela dans le Programme de Guérison, mis en lien plus haut sur cette page).

J’en reparlerai plus bas mais, pour l’heure, je tiens à vous dire ceci :

vos pensées ne sont que des pensées, vos fantasmes ne sont que des fantasmes, et ces choses, tout comme votre masturbation (sans porno), ne font de mal à personne. Ce ne sont pas des actes. Vous n’avez donc aucune culpabilité à avoir.

Plutôt que de vous en vouloir lorsqu’un « flashback », des images mentales issues du porno reviennent en vous, je vous propose de vous détendre et de prendre du recul.

Vous n’avez rien à vous reprocher, ce ne sont que des pensées.

Je vous conseille d’accepter que pour l’instant, elles sont là. Elles font temporairement partie de vous. Rassurez-vous, elles partiront. Cultiver la patience et la tolérance envers vous-mêmes sera bien meilleur pour votre estime de vous.

PRATIQUER LE NOFAP MAINTIENT DANS UNE PEUR DE SA LIBIDO, ET UNE MECONNAISSANCE DE SOI

Le fait de réprimer ses désirs et la masturbation tend à faire apparaître un phénomène de « coupure » avec la libido. C’est-à-dire qu’à force de réprimer la masturbation et son excitation, on finit par devenir « flippé » de ressentir des envies de sexe et de se masturber.

Et c’est très problématique, car ça démontre que la personne n’a pas retrouvé un fonctionnement réaliste et autonome avec ces thématiques. 

En fonctionnant de façon aussi répressive et extrême, la personne n’apprend pas à se (re)familiariser avec cette énergie sexuelle (pourtant naturelle) qui la suivra toute sa vie. (A moins de s’émasculer, ce que je déconseille vivement, personne ne peut se déconnecter à vie des réponses hormonales de son corps – l’organisme étant programmé pour ressentir de l’excitation et pour être stimulé sexuellement).

Bien entendu, retrouver un meilleur équilibre passe par ajuster un certain cadre (se masturber plutôt le soir, dans une limite de fréquence, plutôt dans le lit qu’aux toilettes, et jamais sans tablettes ni smartphone etc) – et encore bien évidemment, un arrêt total du porno – mais entre ça et l’attitude de répression adoptée par beaucoup, il y a un sacré fossé.

 

D’autre part, et c’est un peu la suite logique, la personne ne peut alors pas redécouvrir sa sexualité de globale, car elle reste dans la peur d’être excitée. Elle a peur de sa sexualité, qu’elle continue d’associer à la pornographie (et ce, parfois même lorsque la personne a cessé d’en voir depuis des années !).

Ce dernier point n’est pas une vérité absolue, mais c’est ce que j’ai pu remarquer chez beaucoup de personnes qui choisissent de stopper la masturbation (« NoFap » donc)

Ce témoignage est un des plus importants que j’ai lu, j’espère qu’il vous inspirera… :

« La nuit dernière, j’étais assis en train de me relaxer après l’entraînement, occupé à ne pas me masturber (vous savez bien de quoi je parle) et bien sûr, je pensais au sexe. Puis j’ai pris conscience de ça : j’aime vraiment penser à de belles femmes. Je veux dire que ça me rend HEUREUX. Je me suis senti m’affirmer, en acceptant d’être excité sexuellement sans le voir comme un problème. Pour la première fois de ma vie je ne le voyais pas comme un problème à régler. J’ai réalisé que c’est mon état naturel en tant qu’homme… »

« Pensez-y: si vous êtes pris dans le cycle quotidien du PMO, vous considérez que votre désir sexuel est un problème qui a constamment besoin d’être régler. Nous avons en quelque sorte peur d’être excités parce qu’à chaque fois que nous commençons à ressentir ce désir, nous commençons immédiatement à nous protéger jusqu’à ce qu’il s’en aille. POURQUOI? La nuit dernière, j’ai découvert que si vous ne vous précipitez pas pour « éteindre ce feu », il se trouve que ce feu est celui qui devrait être constamment en train de brûler dans tous les hommes, nous poussant dans le monde pour avancer. « 

LE NOFAP AMENE EN GENERAL UNE « FLATLINE », QUI RISQUE DE VOUS RENDRE ANXIEUX

- La plupart des pornodépendants ont de l’anxiété lorsqu’il s’agit de leurs relations sexuelles (on parle parfois d’ « anxiété de performances », ou « anxiété de performance sexuelle »). Hors, le Nofap risque de vous amener dans une Flatline risque d’empirer votre souci, en amenant votre libido au « point mort ». Cela risque d’augmenter votre anxiété, et si votre objectif est de pouvoir retrouver de meilleures érections et une éjaculation fonctionnelle, alors la Flatline est dangereuse pour vous.

VOICI UN PONCIF : « La flatline c’est un passage obligé »

NON, et… heureusement ! 

Moi aussi j’ai cru ça pendant longtemps… Et ça fait partie des principales idées reçues en lien avec le sevrage. Au contraire, la flatline, vous ne l’avez pas (ou très très peu) quand vous vivez le sevrage en CONTINUANT la masturbation. Et la flatline est assez peu constructive, car là encore, elle déconnecte de ce que le monsieur décrit très bien plus haut : la libido. Après elle peut être une expérience intéressante pour certaines personnes peut-être, mais elle n’est pas à rechercher, n’étant pas une aide en soi (car de toute façon, la libido ne peut pas être contenue éternellement, et je trouve plus constructif de réapprendre à la connaître sans en avoir peur).

LE « NOFAP »  : UN RISQUE DE « REBOND » 

Après toutes ces années à avoir essayé différentes façons de traverser le sevrage, je pense que pratiquer le « NOFAP » après des années d’addiction, c’est se plonger tout seul dans un sevrage extrêmement difficile.

Pourquoi ?  Parce-qu’à l’instar des gens qui arrêtent un benzodiazépine (xanax, prazépam etc) brutalement, le corps subit des changement neurochimiques auxquels il n’est pas bien préparé.

Selon mon expérience, le fait de stopper trop brusquement sa fréquence d’orgasme lors de l’arrêt du porno (pas nécessairement par la masturbation, je recommande d’ailleurs aux personnes en couple de favoriser les rapports sexuels avec leur partenaire) amplifie énormément les symptômes de ce qu’on appelle le syndrome de sevrage (tremblements, états anxieux, « cravings » et sensation de manque…). 

Gary Wilson, précurseur dans l’étude des effets de la pornographie sur l’organisme, explique :

« Lorsqu’un dépendant quitte une dépendance, des changements neurochimiques et cellulaires prévisibles se produisent dans des régions spécifiques du cerveau. Cette cascade d’altérations neurochimiques peut inclure: - une baisse supplémentaire des niveaux de dopamine, - une diminution supplémentaire des opioïdes et des endorphines,

une chute du niveau de GABA (acide o-aminobutyrique), qui est un neuro-transmetteur anti-anxiété,

- une augmentation des hormones de stress cérébral CRF (aussi appelée « corticoréline ») et de la norepinephrine (aussi appelée « noradrénaline »),

- un niveau de Dynorphine élevé, qui inhibe la dopamine et réduit la réponse au plaisir.

Il est probable que cette analyse scientifique traduise ce que je viens d’évoquer, mais avec un jargon plus technique.

Pour pallier à ces difficultés, certains accompagnants ou anciens dépendants suggèrent un « arrêt progressif » de la consommation. Pour ma part, je déconseille également cette approche. En revanche, avoir des orgasmes plusieurs fois/semaine est INDISPENSABLE.

L’opinion défendue sur ce blog est la suivante : arrêter toute consommation de porno oui, mais bannir la masturbation alors même qu’il existe un moyen de la pratiquer de façon contrôlée et « encadrée »est une erreur (tout comme l’est celle de culpabiliser de se masturber). 

CONCLUSION ET SOLUTIONS : 

- Arrêter le porno, mais masturbez-vous avec la technique de la masturbation contrôlée.

- Ne cherchez pas à rejeter toute forme de culpabilité*, mais ne vous culpabilisez pas pour des choses qui restent de l’ordre du ressenti et de la pensée. Seuls les actes comptent.

- Ne réprimer pas votre libido. Qu’il faille encadrer et contrôler votre masturbation oui, mais n’ayez pas peur de ressentir de l’excitation (vous êtes un être HUMAIN…), ou d’avoir des pensées sexuelles. Tout le monde pense au sexe, tout le monde est excité au quotidien, et tout le monde a des fantasmes (seuls les actes comptent). 

- ENFIN : j’encourage le lecteur à « intérioriser » tout ceci. Mes conseils seront bien plus efficaces, si vous prenez le temps de les mettre en comparaison avec votre propre vécu et ressenti.

*Attention à ne pas mal interpréter mes propos. Je n’encourage pas ici à laisser grandir une culpabilité écrasante, qui vous paralyserait et vous détruirait. Par contre, j’invite le lecteur à faire la part des choses pour apprendre à gérer cette culpabilité, et s’en faire un ami, qui a le pouvoir de nous tirer vers le haut, en nous alertant lorsque nous faisons des choses mauvaises pour nous-mêmes et/ou pour les autres.

Elle est un puissant moteur pour le changement, le vrai. Mais elle ne devrait concerner que les actes. Ainsi, comme je l’ai expliqué, culpabiliser pour la masturbation, les fantasmes, les pensées, le fait d’être excité etc, est dysfonctionnel. Et de tout ça, la personne peut en être libérée immédiatement, dès lors qu’elle fait la part des choses sur le sujet.

A ce titre, et comme je l’explique dans le Programme de Guérison, vouloir balayer d’un revers de main toute forme de culpabilité n’est pas une démarche que je recommande, et est également dysfonctionnel. Il ne s’agit pas en effet de considérer que toute culpabilité est forcément nocive. Ce qui compte c’est de savoir pourquoi ce sentiment est là. Il se manifeste quand nous agissons d’une façon qui nuit à nous-mêmes et/ou à d’autres personnes. Hors, à moins de croire que »cliquer sur du porno ne fait de mal à personne » (vous y compris), alors il est possible de donner une légitimité à une certaine culpabilité.

A partir de là, il peut être extrêmement productif de laisser exister ce sentiment, en l’abordant comme un moteur vers une détermination solide. En apprenant de nos erreurs, nous tirons des leçons et générons une motivation beaucoup plus solide.

Comme vous le voyez, ce qui est suggéré ici est d’apprendre à « trier » afin de se propulser vers un véritable changement durable et profond.

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Une réponse à “(Pornodépendants) Pourquoi Vous Devriez Eviter le « NoFap »/La Flatline : une étape obligatoire ?”

  1. Le 10 septembre 2020 à 15 h 17 min hugo a répondu avec... #

    Bonjour,

    excellent article, j’étais accro au porno avec masturbation, dés que je clic sur un site je bande. Pour arrêter cela j’ai reçu des massages tantra ( le vrai pas celui qui sert à vendre du sexe) et j’ai redécouvert mon corps avec ses sensibilités. Ensuite j’ai trouver mon rythme je ne me masturbe tout les 2 jours au lieu de tous les jours voir plusieurs fois par jours. Je me caresse en pensant à une personne, rarement quelques vue porno, ainsi je me masturbe plus longtemps et suis vraiment apaiser ensuite. En fait la masturbation que je pratique maintenant est plus un auto massage. Je voulais et peux partager mon expérience.

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