« Trafic Sexuel ? Quel rapport avec le Porno ? »

6 février 0 Commentaire Catégorie: Non classé

ATTENTION :

EN ACCEPTANT DE POURSUIVRE LA LECTURE, VOUS ACCEPTEZ DE VOUS INFORMER SUR LA REALITE DE LA PORNOGRAPHIE. LE LANGAGE PEUT ÊTRE EXPLICITE PAR MOMENTS. LE CONTENU PEUT PERTURBER.

AURORA SNOW, HARMONY GRILLO, JENNA JAMESON, PAIGE JENNINGS (LA  « WALL STREET PORNSTAR »), JESSICA MENDES (« JESSIE ROGERS »), JENNY KETCHAM (« PENNY FLAME »), JAXIN JERSEY, VANESSA BELMONT, SIERRA SIN, ALANA EVANS, TRACI LORDS, JAN MEZA …

ELLES TEMOIGNENT ICI-MÊME !

REMERCIEMENT PERSONNEL A PAIGE JENNINGS POUR M’AVOIR PERMIS DE TRADUIRE SES INTERVENTIONS.

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Nous verrons dans cet article que le spectateur ne peut pas vraiment savoir si la personne est pleinement consentante, ni dans quelle mesure. Nous verrons pourquoi de nombreuses personnes croient que porno et prostitution sont deux univers distincts (il n’en est rien), et aborderons les liens entre pornographie et trafic sexuel, c’est-à-dire l’esclavage sexuel.

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Selon « Rescue Freedom », une organisation anti-trafic sexuel à but non lucratif, 49 % des femmes insérées dans la prostitution témoignent avoir été filmées par des clients et/ou proxénètes, (le contenu pornographique est généralement par la suite mis sur Internet). 47% d’entre elles ont précisé que des hommes ont tenté de les forcer, ou les ont forcées à faire des choses qu’eux-mêmes avaient vues dans du matériel pornographique.

LA PORNOGRAPHIE DÉSIGNE AVANT TOUT UN/DES ACTE(S) DE PROSTITUTION FILMÉ(S).

CLIQUER SUR DU PORNO ALIMENTE LA PROSTITUTION (ET DONC LE PROXÉNÉTISME) ET DONC LE TRAFIC SEXUEL.

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« Mais c’est quoi le Trafic Sexuel ? »

En gros, c’est le détournement d’une ou plusieurs personnes à des fins de prostitution forcée ou d’exploitation sexuelle (qui n’implique pas nécessairement d’aspect lucratif). Le procédé consistant à détourner une personne est appelé coercition.

En France, on parle plutôt de Traite à des fins sexuelle que de trafic.

[PLUS DE DETAILS SUR LE TRAFIC SEXUEL /TRAITE EN CLIQUANT ICI ]

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Le Porno, ce n’est pas « Playboy »…

 Le porno, un des tentacules les plus lourds de l’industrie du sexe, a très habilement réussi à se faire passer pour du cinéma dans l’esprit collectif, se faisant passer pour un « divertissement pour adultes ».

Même si c’est moins vrai pour les personnes nées dans les années 90/2000, beaucoup de gens continuent d’associer l’industrie du porno à ce qui n’en représente qu’une minuscule petite bulle : celle du « porno mainstream » des années 90 (qui désignait à l’époque Playboy, puis par la suite Hustler, pionnier du « hardcore »), et qui ont toujours travailler très dur pour entretenir une image « clean », où tout le monde serait consentant et ravi de faire tout ça (cela dit, le « hardcore » de l’époque n’avait pas atteint le niveau d’aujourd’hui…).

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’ils s’arrangeaient déjà à l’époque pour embellir les choses, et mettre en couverture de magazine le cliché de la « pornstar » à succès, avec un grand sourire et l’air épanoui…

Mais cette image était biaisée, et encore plus aujourd’hui.

Cette micro-bulle de l’industrie vend une illusion, un fantasme pour continuer de vendre le mythe du porno fun pour tous. Depuis quelques années, un nombre croissant de témoignages rapportant des choses graves apparaissent. Même des anciennes « pornstars » comme Jenna Jameson, qui a pourtant été au « sommet », et côtoyé les plus hautes sphères de ce business, dépeint un univers globalement tout sauf fun. Ainsi, selon elle, dans les gros studios, « les femmes sont traitées comme des jouets » (3). Le cas de Nikki Benz dans les studios de Brazzers (un pachiderme du porno), accusé de viol sur l’actrice pendant une scène (4), est lui aussi assez révélateur de ce qui peut se passer en coulisses, et ce même dans le porno produit par des gros « studios » richissimes et populaires.

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Je laisse la parole à Paige Jennings, qui ayant beaucoup travaillé en tant qu’ « actrice », et considérée comme une « pornstar », a fait une vidéo youtube : « Pourquoi j’ai quitté l’industrie du porno ? » :

« Peu importe ce que les médias mainstream relaient sur le porno, en général, quand cela se produit, l’industrie s’en préoccupe énormément. A moins que le média concerné dépeigne un genre de portait d’une pornstar très connue, vraiment très heureuse et joyeuse, le porno n’aime pas que les médias les coincent en révélant les mauvaises conditions des coulisses.

Pourquoi ? Parce-qu’ils vendent un fantasme, une illusion…

Soyons clairs sur ce point : Le porno veut que les gens qui consomment croit que tout ça est du sexe fun, dans la joie et la bonne humeur, dans un monde de sexe parfait, où toutes les femmes sont des déesses du sexe et qu’elles n’en ont jamais assez, et que rien de malsain ne se passe derrière la caméra.

Pourquoi voudriez-vous pensez cela (à la réalité des coulisses) en tant que consommateur ?

Vous ne voulez pas penser à cela.« 

 

(2) thoughtsfromjas.com ‘It Feels like a Slap in the Face – Survivors Speak Out about Pornhub’s Domestic Violence »

(3) « Les 25 raisons de Jenna Jameson pour ne jamais faire de porno » – lafacecacheeduporno

(4) theDailyBeast : « A Famous pornstar claims she was raped on set… »

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Le Porno c’est avant tout de la Prostitution Filmée…

Quelle est la différence entre du porno et de la prostitution ? Réponse : la caméra. Et c’est elle qui étrangement, a lancé toute un système de prostitution tolérée, qui aujourd’hui se masque derrière un jargon transformé, des éclairages et des panneaux publicitaires. 

Pour comprendre le porno, il faut donc avant tout essayer de raisonner en terme de prostitution et de prostituées plutôt que de porno et d’actrices. Le terme même d’ « actrice » induit en erreur, car il tend à laisser imaginer le fameux cliché de la « pornstar » riche, heureuse et célèbre (cliché qui en plus laisse suggérer – volontairement à priori – que le porno est une activité épanouissante et d’ « empowerment » pour la femme… Ce qu’ont tout intérêt à véhiculer les pornocrates bien entendu), et que le porno serait comme une sorte d’industrie du « cinéma » ou du « spectacle », qui serait distinguée de la prostitution.

[Pour l'anecdote, "porno" veut dire littéralement prostitution filmée. Le mot pornographie vient de deux mots grecs : "porne" qui veut dire prostitution et "grâpho" qui signifie peindre ou écrire.]

 Hors, le mot « actrice » veut à la fois tout et rien dire, au même titre que le terme « porno ». Et dans les faits, l’industrie ne se résume pas à des plateaux de tournage où tout le monde serait là de façon naturelle, par pur désir de sexe, dans le consentement et le plaisir. Ceci est FAUX.

La prostitution (filmée ou non) c’est avant tout un système de coercition esclavagiste, où l’impunité des criminels proxénètes et pornocrates est conservée grâce à un asservissement de la victime prostituée. Soit par la menace et la contrainte physique, ou encore par la séduction, la manipulation émotionnelle, affective et psychologique, ou encore la fraude et la tromperie.

[Cela dit, je ne dis pas qu'il n'existe pas des personnes qui font ça par choix réel, et qui aiment réellement faire du porno. Le problème étant que 1 - on ne peut pas savoir 2 - dans les faits, les témoignages relatant de la coercition sont très nombreux]

 Il faut sortir de l’association – porno = cinéma

Porno = prostitution, à la fois littéralement, mais aussi juridiquement.

 Pour la plus grande joie des pornocrates, depuis les années 60 jusqu’à aujourd’hui, le porno est une industrie qui a su se fondre dans la masse. Le support d’internet et plus anciennement la distribution par cassettes et dvd a mystifié le milieu du proxénétisme et de la prostitution. Le jargon a été modifié, et avec le temps, le porno a été associé dans l’esprit du public à une sorte de divertissement cinématographique. Hors, il il faut appeler un chat un chat. 

Ainsi, on parle de producteurs, de réalisateurs et d’ « agents » avant même de parler de proxénètes, et de films porno avant de parler de prostitution filmée. Vous pensez qu’il s’agit d’un jugement personnel ? Non, il s’agit d’une réalité juridique*. Tout acte sexuel échangé contre rémunération (ou objet de valeur) relève de la prostitution (comme le stipule décret du 5 novembre 1947 en France). Il ne s’agit pas d’un jugement personnel mais d’un fait. Toute personne échange une « prestation » sexuelle contre rémunération pose un acte de prostitution, et toute personne qui participe à cela est soit un client, soit un proxénète. 

*https://www.griselidis.com/node/34

http://www.textes.justice.gouv.fr/art_pix/JUSD1501974C.pdf

Donc, peu importe que le porno soit tourné en « studio » ou dans une chambre d’hôtel, les frontières entre la prostitution et le porno ne sont que pure fiction.

Les connexions entre prostitution, pornographie et trafic sexuel : témoignages et enquêtes

Ainsi, de nombreuses « actrices » (et « pornstars ») travaillent/ont travaillé aussi comme prostituées dans les « massages parlors », « Acuppuncture Centers », « Erotels », « Brothels », et sont aussi sur des sites d’ « escorting », de « sexcam »/ »sexshows », et/ou dans des « gentlemen’s clubs » et « stripclubs » (5). De nombreux témoignages d’actrices porno expliquent qu’elles travaillent/aient également « hors porno » : Jenna Jameson, Sandra Romain, Jessie Rogers, Belladonna, Jada Fire, Vanessa Blue, Vanessa Belmont (qui répond à beaucoup de questions et fait tomber beaucoup de mythes dans son témoignage), pour ne citer qu’elles, étaient aussi escort et/ou modèles pour « sexcam », et/ou stripteaseuses.

Témoignage de Vanessa Belmont, ancienne prostituée ayant fait du porno, extrait de son article « « Working in Porn Industry is a Dead End Trip to Nowhere » : « J’ai travaillé dans l’industrie du « divertissement pour adulte ». J’ai fait plus de 50 scènes pornos, dansé dans les clubs de strip-tease et ai fait de l’ « l’escorting » – C’EST-À-DIRE  de la prostitution. »

Dans la gigantesque étude (6) menée en 2007 dans 9 pays par Melissa Farley (« Prostitution Research » de San Francisco) auprès de 854 personnes prostituées (femmes et hommes), les résultats révèlent clairement que la pornographie fait partie intégrante de la prostitution.

Près de la moitié (49%) ont dit qu’elles étaient emmenées sur des tournages de films pornographiques rapidement après être entrées dans le milieu de la prostitution (non filmée)

Je laisserai Jessie Rogers (ancienne prostituée – « actrice » porno) conclure ce chapitre très simplement, en citant un extrait de son témoignage : 

« l’industrie du porno est comme une sorte de camouflage pour le cercle de la prostitution, où les agents, qui sont en fait des proxénètes/pimps, font toujours plus d’argent en envoyant leur « filles » faire ce genre de trucs. Le porno, l’escorting, le stripping et le webcaming forment un cercle. »

 

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Cette étude récente, prolongement de l’étude géante citée précédemment (7), a révélé que 89% des personnes prostituées voulaient quitter l’industrie, mais qu’elles n’avaient pas d’autres options pour survivre et que les deux tiers répondent aux critères du « syndrome de stress post-traumatique « équivalent à celui des vétérans du Vietnam, des victimes de torture ou de viol », a noté Max Waltman, candidat au doctorat à l’université de Stockholm.

Les femmes prostituées sont souvent des femmes qui ont été détournées pendant l’adolescence qui ne sont pas en sécurité (physique et/ou psychologique) (8), sont traumatisées émotionnellement et se considèrent majoritairement comme des personnes sans valeur. Beaucoup vivent d’ailleurs dans un état de « dissociation émotionnelle »* et se réfugient dans la drogue pour atténuer la souffrance (9).

Quelques Témoignages :

Harmony Grillo (ancienne prostituée, strip-teaseuse, ayant fait du porno) :  »La seule façon de survivre est de se déconnecter complètement. Ce n’est pas une vie. Arrive un stade où vous voulez tellement ne plus ressentir les choses que c’est par la suite très difficile de se connecter à nouveau. C’est comme vivre comme un zombi. »

Jennie Ketcham (ancienne « actrice » porno – alias « Penny Flame ») : « J’utilisais les gens et les drogues dans l’industrie comme un moyen de m’engourdir.« 

Viol(s) pendant l’enfance chez les personnes prostituées.

- Au cours de sa recherche au près de 200 femmes prostituées, Silbert § Pines ont montré que les prostituées considéraient que l’abus sexuel faisait partie de leur travail, et qu’un grand nombre d’entre elles avaient été abusées en dehors de ce milieu ou dans leur enfance avant leur insertion dans la prostitution. Nombre de descriptions de ces agressions sexuelles faisaient référence au rôle de la pornographie. Ces 200 femmes ont relaté 193 viols et 178 agressions sexuelles dans l’enfance. Dans les cas de viols, un quart (23%) expliquait que la pornographie était utilisée par le violeur (11). Un peu moins de deux tiers de ces personnes travaillant alors dans la prostitution avaient 16 ans ou moins. Plus d’un quart de ce groupe de jeunes prostituées avait été également exploitées dans la pornographie juvénile.

- Par exemple, Jenna Jameson, a été violée trois fois pendant sa jeunesse avant d’entrer dans le milieu de la prostitution (12).

-Traci Lords a été violée quand elle avait 10 ans avant de fuir son foyer (13)

MISE A JOUR : Une étude Coréenne de 2009 (19) montre elle aussi que les liens entre les personnes prostituées et le syndrome de stress post-traumatique ainsi que  les abus pendant l’enfance. 

MISE A JOUR : Harmony Dust livre un puissant et émouvant témoignage, dans une vidéo intitulée « Comment mon enfance m’a conduite à faire du strip-tease ». Harmony (Dust) Grillo, fondatrice de Treasures, raconte comment les abus sexuels pendant l’enfance et une relation abusive l’ont menés vers l’industrie du sexe.

[Retrouvez plus de témoignages d’anciennes « pornstars » à la page suivante]

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« Agents » et Producteurs : Proxénétisme, Coercition, Zone grise…

Il s’agit de sortir du cliché du proxénète qui frappe une prostituée et la tire par les cheveux au coin d’une rue.

Les Proxénètes (parfois appelés « Pimps ») peuvent revêtir des formes très différentes, et selon le contexte, peuvent en effet faire appel à la force physique pour contraindre leurs victimes. Mais le plus souvent, il est bien plus prudent et efficace pour eux d’utiliser la Coercition, qui constitue en général une zone plus « grise » que le viol.

C’est-à-dire qu’ils utilisent toutes les techniques de manipulation et de conditionnement visant à formater la personne pour la rendre le plus docile possible (14) afin d’enfermer leur victime dans la prostitution (filmée ou non).

Dans l’univers des « studios », les producteurs et « agents » sont encore une fois, par définition, des proxénètes, et la structure même du porno commercial est fondamentalement coercitive et oppressive. Voyons pourquoi :

Témoignage de Paige Jennings (qui a quitté le monde du porno en 2016) :

« Je vais tâcher de rester zen sur ce sujet… Premièrement, soyons clairs : il n’y a pas de « bonnes personnes » chez les « agents ». Je ne sais pas ce qu’il en est dans les autres industries, mais dans celle du porno, les « agents » sont des proxénètes glorifiés. Je vais tâcher d’être honnête sur ce sujet. J’en ai rencontré plein, et certains d’entre eux ont l’air sympathiques. Ils ont l’air d’avoir du coeur. Ils se présentent comme des « businessmen », et ils feignent se soucier des filles.

Mais la réalité c’est qu’ils sont dans un business qui consiste fondamentalement à amener au maximum les filles à pratiquer le plus de trucs possibles pour de l’argent.

Plus ils peuvent profiter de la fille, plus ils peuvent l’amener à lui faire faire des choses, en sachant qu’ils s’arrangeront au maximum pour donner le moins d’argent possible à la fille, et mieux c’est pour eux, car plus les producteurs vont les contacter et les solliciter…

Réfléchissez : si vous êtes un agent et que vous êtes en contact avec un producteur, et que vous lui proposez une fille de 18 ans pour faire 1ère pratique anale, et qu’en plus vous lui proposez ça pour un faible prix (parce-que vous aurez payé la fille au rabais en lui assurant : « oui oui tout le monde gagne cette somme pour faire cela » et qu’elle vous aura cru car à 18 ans on est stupide), bien entendu les producteurs continueront de venir vous voir… Il y a donc un ENORME conflit d’intérêt dans ce secteur, et une énorme structure incitative. » 

NOTE : Paige Jennings précise qu’elle parle ici du porno « mainstream », et que les conditions sont bien pires dans de nombreuses productions.

- Extrait d’un témoignage de Jenna Jameson (ancienne « pornstar ») : « Les suitcases pimps amènent des filles dans l’industrie, deviennent leurs « gérants », prennent tout leur argent puis les laissent souvent brisées, telles des épaves prématurément vieillies»

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Un article récent du DailyBeast écrit par l’ancienne prostituée ayant fait du porno « Aurora Snow »(15) révèle comment beaucoup de producteurs et/ou agents ou réalisateurs exploitent le fait de repousser les limites des « actrices »:

« Je ne voulais pas me plaindre, mais je suis sûr que ça ne devrait pas se passer ainsi », avoue Scarlet, se rappelant la conversation téléphonique qui la rendait encore plus vulnérable. « Je te dis qu’il m’a agressée sexuellement, qu’il m’a touchée, qu’il a dit des choses pour que je reste chez lui. »

« J’étais déjà surmenée et mon vagin me faisait vraiment mal, mais on m’a dit que j’étais une amatrice et que je n’y connaissais rien à comment cela (le porno) fonctionne ».

« Les agents, réalisateurs et producteurs se fichent de ce qu’une fille fait. Ils ont un produit à vendre et se fichent d’avoir bonne conscience. Tout ce qu’ils veulent au final c’est de l’argent », explique Alana Evans. «En gros, vous supprimez le vrai droit de consentement d’une actrice en repoussant ses limites; les frontières commencent à devenir floues quand une fille dit qu’elle est mal à l’aise. « 

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Le reportage « Hardcore » de Stephen Walker, qui révèle l’envers du décor du porno amateur de Californie, montre comment Richard, l’agent de Felicity, procède pour asservir la jeune femme. C’est un véritable conditionnement, qui repose tantôt sur de la flatterie, puis une soudaine crise de colère et de la culpabilisation. Des encouragements, puis soudain, de l’intimidation et des insultes. Richard admet en privé au réalisateur qu’il fait cela pour l’argent, et que cela fait partie de l’ « éducation » de la jeune femme. Extrait du témoignage du réalisateur :« son agent l’a poussée à faire des films toujours plus extrêmes. Plus extrême signifiait plus d’argent, et Richard voulait s’en faire autant que possible …. »…. « Je suppose que mon seul réconfort est que, finalement, j’étais là pour intervenir. Qui sait ce qui serait arrivé si elle avait été seule? Ce qui, bien sûr, est exactement le cas pour les millier d’autres filles qui ont déjà tourné avec Max Hardcore. »

AVIS AUX PERSONNES DEPENDANTES : 

Beaucoup d’entre vous ont découvert le porno sur internet, sans savoir de quoi il s’agissait vraiment; durant l’adolescence.

Ceci dit, vous ne pouvez plus continuer comme avant, car vous savez que c’était un mensonge à grande échelle, et aujourd’hui, vous savez que cliquer alimente tout ce système.

« Que puis-je faire ? »

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Si vous êtes dépendant(e) à la pornographie : CLIQUEZ ICI POUR TROUVER DE L’AIDE.

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(5) « Estimating the Size and Structure of the Underground Commercial Sex Economy in Eight Major US Cities » - The Urban Institute.

« massage-parlor-trafficking » – by the National Human Trafficking Hotline (PolarisProject) (Une étude révélant l’existence de plus de 9 000 salons de massages en Amérique et qui abritent des victimes de la prostitution). Etude Complète ICI

(6) « “Renting an Organ for Ten Minutes:” What Tricks Tell Us about Prostitution, Pornography, and Trafficking » - Melissa Farley

(7) « Prostitution and Trafficking in Nine Countries, An Update on Violence and Post Traumatic Stress Disorder » – Melissa Farley (Prostitution Research) »

(8) -  Jenna Jameson (star du porno, violée 3 fois pendant son enfance/adolescence et qui fuyait son foyer), Traci Lords (qui a commencé le porno à 15 ans, qui fuyait sa maison), Jessie Rogers, violée à 15 ans, fuyait son foyer et précise : « toutes les personnes que j’ai rencontrées vivaient la même chose ».. – Que les prostituées aient fait du porno ou non durant leur parcours, vous trouverez des tas de témoignages similaires. – voir aussi l’étude Coréenne de 2009 : « Posttraumatic Stress Disorder (PTSD) and Disorders of Extreme Stress (DESNOS) Symptoms Following Prostitution and Childhood Abuse » - Je vous recommande de visionner le reportage « Modern Day Slavery : Sex Trafficking in Michigan » - Voir aussi le Rapport de Melissa Farley proposé ci-dessus en lien

(9) Pour des témoignages d’anciennes prostituée (porno et hors porno) sur la dissociation et l’usage des drogues, je conseille cette courte vidéo de 8 minutes faite par Harmony Grillo : https://vimeo.com/127681793, – Vous pouvez aussi lire L’extrait de l’auto-biographie de Jenna Jameson  – Vous pouvez également consulter les témoignages de Jessi, Andy, et Jenna : https://fightthenewdrug.org/10-porn-stars-speak-openly-about-their-most-popular-scenes/ .  – Voir aussi l’article de « Pornharms Reasearch » :  http://stoptraffickingdemand.com/trafficking-within-the-industry/ - témoignage et biographie de Jennie Ketcham (actrice porno connue sous le nom de « Penny Flame ») : http://www.antipornography.org/ex_porn_star_Jennie_Ketcham_formerly_Penny_Flame.html

-le reportage « Modern Day Slavery » est probablement le mieux constitué, le plus pertinent sur le sujet du proxénétisme et des « pimps », expliquant notamment la méthode de la séduction romantique employée par ces derniers, comme dans le cas de Mycah Johnson. – Plus d’infos à propos des nombreuses méthodes de manipulation/coercition potentiellement utilisées par les proxénètes : vous pouvez lire ceci : https://exploratioexplorator.wordpress.com/production-deviance-exclusion/la-persuasion-coercitive/

(10 ) « Pour mieux penser la prostitution : quelques outils et quelques chiffres qui peuvent être utiles » – Mémoire Traumatique – Doc Muriel Salmona

(11) « The Influence of Pornography on Sexual Crimes » – Silbert § Pines (1984)

(12) « Les 25 raisons de Jenna Jameson » – lafacecacheeduporno.wordpress.com

(13) « Adult movie actress Traci Lords tells Piers Morgan she was raped at the age of 10 as she discusses high school sex assault case in her home town » – Dailymail.co.uk – By JILL REILLY and LAURA COLLINS (2013)

(14) Les liens entre la prostitution et la traite sexuelle : Manuel pour comprendre - PAR MONICA O’CONNOR ET GRAINNE HEALY (2006)

https://exploratioexplorator.wordpress.com/production-deviance-exclusion/la-persuasion-coercitive/

(15) « The Sexual Coercion Epidemic in Porn » – AURORA SNOW (2017)

(19) « Posttraumatic Stress Disorder (PTSD) and Disorders of Extreme Stress (DESNOS) Symptoms Following Prostitution and Childhood Abuse » – Hyunjung Choi, Carolin Klein, Min-Sup Shin, Hoon-Jin Lee (2009)

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