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(Pornodépendants) Le « NoFap » (pas de masturbation) et l’effet cocotte minute : un marathon addictif.

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- La pornographie juvénile impliquant le détournement de mineur(e)s est une réalité, et plusieurs « tubes » de streaming en contiennent. En cliquant, vous alimentez cette activité. 

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- Pour se sortir de la pornodépendance, lire quelques articles sur le sujet ne suffit pas, et mettre son porno à la poubelle non plus. Il vous faut un vrai Programme de Guérison pour vous guérir vous-mêmes.

- Vous avez un doute sur votre dépendance ? LISEZ CECI

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Dernière MAJ : le 18/12/2020

NOTE : j’encourage d’une façon générale le lecteur à mesurer lui-même la pertinence de ce que j’écris, en mettant les éléments proposés en comparaison avec sa réalité quotidienne personnelle. Guérir profondément et durablement consiste à devenir son propre thérapeute, et par conséquent, examiner ce qui est écrit pour mieux l’utiliser de façon autonome.
A ce titre, il est important de noter que je ne suis ni médecin, ni thérapeute, et que mon blog propose un contenu avant tout issu de ma lecture, ma façon de comprendre et d’aborder les sujets qui sont traités, ainsi que de mon expérience. Il est donc plus approprié d’envisager mon travail comme une source de recommandations et d’opinions, certes, éprouvée de longue date et qui constitue le fruit d’un travail approfondi, mais qui ne se substitue pas à une psychothérapie, un point de vue médical, ou encore à un accompagnement individualisé et personnalisé.
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Cet article propose une vision personnelle, basée sur ma compréhension, à partir de l’expérience que j’ai vécue sur un forum de personnes pornodépendantes. La réflexion proposée et présentée ci-dessous prend racine sur le constat suivant : la plupart des personnes pornodépendantes, via leur « carnet/journal de bord », témoignent alterner de façon continue entre – une phase d’abstinence totale (c’est-à-dire que ce n’est pas uniquement le porno qui est proscrit, mais la masturbation elle-même, y compris sans support visuel) et – une phase de rechute (retour vers la consommation).

Je tente ici d’apporter une vision de ce problème.

Mythe numéro 1 : « pour guérir de l’addiction il faut stopper la masturbation »

Ceci est l’un des plus gros poncifs en ce qui concerne le sevrage et la guérison.

S’abstenir de se masturber (sans porno bien entendu) est risqué.

Pourquoi ? Parce-qu’en s’interdisant la masturbation, à force de se retenir, les personnes accumulent de plus en plus de « tensions sexuelles », et bien entendu, vivent le sevrage avec de plus en plus de difficulté.

Résultat : la majorité d’entre eux « explosent » et rechutent au bout de 10, 20, 30 ou 40 jours environ. C’est ce que j’appelle l’ « effet cocotte-minute ».

Par la suite, la personne vient souvent courageusement admettre sa rechute, avant de reprendre à nouveau sa route, qui est une éternelle lutte, où le temps qui passe est synonyme d’augmentation de la difficulté.

Il me semble aujourd’hui que ce phénomène problématique résulte d’une sorte de « loi naturelle » qui ne serait pas respectée. Le porno est mauvais, et je suppose que si vous lisez cet article, c’est que vous avez vous-mêmes suffisamment réalisé à quel point… Hors, la masturbation est une activité naturelle, normale, et dont la répression semble créer une sorte de déséquilibre.

En vous empêchant d’évacuer l’énergie sexuelle accumulée pendant plusieurs jours voir semaines, il est tout à fait logique que le risque de rechute augmente considérablement avec le temps, étant donné que plus vous vous retenez de vous masturber, plus le sevrage devient difficile, car vous êtes « saturés » en énergie, en « tensions sexuelles » .

Vous ne relâchez pas les tensions, et au bout de quelques jours ou semaines, vous obtenez l’inverse de l’effet souhaité initialement : vous êtes en manque. Et sur cette base, il est plus difficile de ne pas rechuter.

Malheureusement, la plupart des personnes en sevrage restent coincées dans le cercle vicieux décrit ci-dessus, et qui serait en réalité une autre forme alternative de cette addiction : la consommation par intermittence (abstinences de 1 à 4 semaines suivies de grosses rechutes).

Moi-même, c’est lorsque j’ai continué la masturbation pendant le sevrage que j’ai pu réussir à arrêter complètement, avec BEAUCOUP moins d’efforts. En fait, j’ai même compris que ce qui rendait le sevrage si difficile, c’était surtout le fait de me retenir de me masturber.

Je n’avais pas conscience qu’il était possible d’apprendre à se masturber tout en guérissant.

Voir l’article: « la masturbation contrôlée »

Je vous propose ceci : il est NORMAL de se masturber, il est NORMAL d’avoir des pensées sexuelles et des fantasmes. Certes, le porno a laissé des « pollutions » dans votre esprit, et vous espérez que les images qui reviennent dans votre tête disparaissent.  Voilà mon constat en tant qu’ancien dépendant guéri : plus vous vous flagellez, vous culpabilisez d’avoir ces choses en vous, plus la guérison sera difficile.

Quoiqu’il se passe dans votre  tête et dans votre corps (nous avons tous des hormones, je tiens à le rappeler au passage : même les personnes qui n’ont jamais vu de porno ressentent des pulsions sexuelles), rappelez-vous de ceci : ce ne sont pas des ACTES.

Il n’y a donc aucune culpabilité à avoir. Cette culpabilité-là ne vous sert à rien, elle est inutile et destructrice.

[Lire aussi : « Pourquoi vous devriez éviter le NoFap / La Flatline : une étape obligatoire ? » ]

Mythe numéro 2 : « Si je me masturbe (sans porno) je ne guéris pas, et je continue d’alimenter l’addiction ».

Abordons cela en 3 points.

1- Avant tout, il me semble important d’éviter de faire reposer la guérison simplement sur la question de la masturbation. Peut-être que pour certains, le fait d’utiliser une technique telle que « la masturbation contrôlée » (voir lien ci-dessus) suffira. Mais pour d’autres, pas forcément, étant donné que guérir est un processus qui n’est pas uniquement technique, mais également une construction personnelle.

Je pense que pour sortir d’une situation problématique, et cesser de répéter des comportements qui nous propulsent systématiquement dans une certaine souffrance, il est important d’envisager l’idée que si nous n’y arrivons pas, c’est parce-que l’état intérieur à partir duquel nous cherchons des solutions est lui-même inapproprié.

Je suggère qu’il faut en réalité mettre l’emphase en premier lieu sur cet aspect, en opérant une guérison qui commencerait avant tout depuis « l’intérieur ». D’après mon expérience, il est possible, par des méditations utilisant certaines techniques de visualisation, de modifier très rapidement et de façon très positive notre état intérieur (c’est-à-dire : « comment on se sent »). La technique (que je pratique toujours aujourd’hui quotidiennement) qui m’a permis d’apporter énormément de positif dans ma vie est la « Higher Consciousness Healing », créée par Tara Springett. Je crois profondément, suis convaincu, que le meilleur moyen d’obtenir des changements extérieurs positifs, passe par la culture d’un esprit, d’un état intérieur calme et positif.

2 – En parallèle, il me semble clair que pour pouvoir générer suffisamment de motivation, une détermination solide et durable, il faut prendre le temps nécessaire pour réaliser en quoi le porno est un problème. 

Pour cesser une habitude aussi ancrée que la consommation de porno, il faut savoir en quoi est-il si important d’arrêter. Il faut pour cela passer du temps à examiner, à introspecter pour tenter de comprendre vraiment à quel point, en quoi le fait de voir du porno est un facteur de souffrance quotidienne. Sans un examen attentif de la situation, comment serait-il possible de baser sa démarche de guérison sur une vision réaliste du problème ?

Dit autrement : même avec les meilleurs conseils du monde, et même avec une technique qui permet de se masturber pendant le sevrage (j’y reviens plus bas), si vous ne comprenez pas bien pourquoi vous voulez stopper le porno, comment espérer alors avoir réussir à arrêter pour de bon ?

NOTE : à propos de cette phase de « bilan » consistant à mieux comprendre en quoi le porno est un problème, il me semble essentiel de rester dans la mesure et l’équilibre. Il ne s’agit pas de passer des journées entières à sur-analyser la situation, et encore moins à broyer du noir. Que guérir nécessite de constater avec réalisme l’aspect central du problème est une chose, mais cela doit rester un tremplin vers du positif. En gros, pour mieux guérir, il nous faut mieux prendre la mesure du problème (sans comprendre le poison, comment espérer avoir l’antidote) certes, mais il s’agit ici d’aller vers plus de bonheur.

3 – Il existe (en gros) deux formes de masturbations. La première est associée à une grande fébrilité, un geste très rapide, un état d’excitation typique de la consommation de porno, et une sorte d’état d’ « auto-hypnose » où on se repasse les films/scènes porno dans la tête. De cette masturbation là vous ne voulez pas, ce que je comprend (je ne la recommande pas non plus).

Le second type de masturbation, est en fait une forme méditative (dans le sens où l’on exerce un contrôle sur les pensées), et qui peut permettre de déconditionner progressivement son esprit de la pornographie, en alternant notamment deux phases. L’une consistant à se concentrer sur une visualisation plus « sentimentale », l’autre plus orientée sur un plaisir plus « charnel ».

Chacune de ces phases donne de la place aux deux « forces » qui s’expriment de façon normale et naturelle à l’intérieur de chacun lors de l’acte sexuel et de la masturbation.

Résultats : la masturbation n’est plus seulement centrée sur le zone génitale (qui est l’aspect plus « animal », plus primaire de la sexualité), mais également sur la zone du coeur (second aspect complémentaire de la masturbation et de la sexualité, plus subtil, associé à l’Amour, la tendresse, les sentiments, le partage…).

On peut alors sortir progressivement de la masturbation frénétique, pour retrouver un rapport au sexe et à la masturbation plus calme et plus épanouissant, où nous apprenons à travailler main dans la main avec notre libido plutôt que de la réprimer.

Le sevrage est vécu de façon beaucoup plus facile, car on évacue la pression, les tensions sexuelles régulièrement.

POUR EN SAVOIR PLUS, LIRE L’ARTICLE : « La Masturbation Contrôlée »

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ALLER PLUS LOIN :

Voici quelques pistes de réflexion pour vous aider à comprendre pourquoi est-ce qu’il est probable que vous ressentiez une attirance pour l’approche « NoFap ». J’invite le spectateur à ne pas envisager mes propos comme des vérités absolues, mais comme choses à étudier par lui-même, en le mettant en relation avec sa propre réalité.

1- L’approche « NoFap » cache souvent une répression de sa sexualité, et repose sur un problème de culpabilité non résolu :

Personnellement, il me semble clair que la décision de ne plus se masturber repose souvent sur un sentiment de la culpabilité que ressent la personne dépendante au porno. D’après ma vision des choses, j’ai l’impression en quelque sorte que le problème est pris à l’envers.

Au lieu de concentrer leur énergie sur l’arrêt du porno, les personnes ont une certaine tendance à entrer dans un fonctionnement, une dynamique de répression, de rejet extrême de (plus ou moins) tout ce qui est en rapport de près ou de loin avec le porno. Ma théorie est que cette approche tend à générer ou à renforcer un flou, un manque de définition en ce qui concerne les frontières entre des choses telles que – les hormones, la libido, le fait de ressentir une excitation sexuelle, avoir des pensées érotiques, l’envie de se masturber (jusque là il s’agirait donc d’une sphère liée à l’imaginaire, à la pensée, mais également aux sensations et aux envies. Tous sont des phénomènes internes, ou aucune action n’est posée) – se masturber (ce qui relève du champs de l’action, pas nécessairement problématique), – le faire en regardant du porno (ce qui est en revanche le problème majeur).

Concrètement, je pense qu’un des obstacle à la guérison est de ne pas avoir bien conscience de cela. Que la personne estime qu’une certaine discipline, un certain choix de cultiver tel ou telle pensée, fantasmes soit bonne pour elle n’est pas ce que je remet en question ici. Toutefois, il me semble que se focaliser sur tout cela et générer de la culpabilité à propos de ces phénomènes (qui soit ne sont pas des actes, soit consistent à se masturber – activité naturelle) est un obstacle à la guérison. 

Je pense que tout cela détourne de l’objectif initial (arrêter le porno), et entretien une certaine confusion, un manque de clarification sur ce qui est réellement important et prioritaire.

Ceci pose de réels soucis au cours de la guérison, car la personne a tendance à presque placer l’abstinence de masturbation et le fait d’arrêter le porno sur un pied d’égalité !

Je pense qu’il est très important d’apprendre à faire la part des choses pour guérir véritablement. Guérir, ce n’est certainement pas réussir à ne plus se masturber (sans porno évidemment) ni à devenir un moine.

Cette approche est à mon avis également influencée par le fait que la masturbation est trop souvent un sujet tabou, stigmatisée déjà de base dans notre culture. Cela n’aide en rien la personne à accepter que la masturbation ce n’est pas quelque chose de mal.

2 – Le « NoFap » risque de vous enfermer dans une quête de performance, un « marathon de l’abstinence » contre-productif.

Se lancer dans une recherche de « record » est très contre-productif d’après mon expérience. Cela risque de cultiver une forme de perfectionnisme contre-productif.

Il faut rester vigilant et ne pas négliger la priorité qui reste la même : arrêter le porno.

Je profite puisqu’il s’agit de ne pas perdre le Nord pour préciser ceci : être fier de ne plus voir de porno, de guérir et se donner le droit d’avoir des plaisirs (loisirs, passions, etc) est une chose ( je dirais même que le plaisir est un élément très important). Toutefois, se récompenser en se disant « une petite rechute c’est pas grave » est bien évidemment une attitude contre-productive.

Mais encore faut-il avoir réalisé pourquoi, en quoi est-ce si prioritaire ? Mon conseil : comme je le suggère dans le Programme, il est fondamental pour guérir de se poser suffisamment de questions sur les motifs qui nous poussent à faire le choix de stopper le porno.

Par ailleurs, dans le contexte du « nofap », je vous invite à vous poser des questions sincèrement : « suis-je en train de vouloir accomplir une performance pour me sentir mieux avec moi-même ? » Si la réponse est oui, alors je peux vous dire que vous risquez de perdre le sens des priorités, en confondant guérison avec « marathon ».

Lorsque vous avez compris que guérir n’est pas une performance, et que se masturber (sans porno et de façon contrôlée) est totalement conseillé, alors vous n’avez plus de raisons de continuer le « nofap ».

Le « NoFap » vous enferme dans une lutte contre votre libido, ce qui n’est pas bon pour votre bien-être et votre équilibre.

Ma suggestion est : il faut vous déculpabiliser pour tout ce qui ne relève pas d’actes nuisibles : un fantasme, quel qu’il soit, reste une pensée et non un acte. Ressentir une pulsion sexuelle, une excitation en voyant une femme/un homme dans la rue, c’est naturel. Se masturber est également une chose naturelle, et même nécessaire, surtout pendant le sevrage.

Et si pour l’instant vous n’arrivez pas à vous empêcher de penser à du porno lorsque vous croisez une personne attrayante, inutile de vous culpabiliser. Il n’y là aucun acte. Je ne vous dit pas qu’il est bon d’alimenter les fantasmes trop hard, mais ce que je vous suggère, c’est d’apprendre à en rire, pour sortir du drame. Il n’y a là aucun problème. Vous n’avez rien FAIT.

PS : pour les personnes en couple, j’encourage à favoriser les relations sexuelles et le rapprochement avec la/le partenaire, surtout si vous avez tendance à utiliser la masturbation comme moyen d’éviter l’intimité du couple. Toutefois, il n’y a pas de règle absolue, et même lorsqu’on est en couple, on a le droit de se masturber. Donc après c’est à vous de ressentir les choses.

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Témoignages de personnes ayant traversé le sevrage en continuant la masturbation :

                                                      (d'autres à venir...)

(dépendant guéri – Homme) : « Pour ma part, j’ai donc appliqué la méthode de « masturbation contrôlé », afin de retrouver mes propres images mentales du sexe : celle de mes expériences (j’ai plus de 40 ans) ou celles de mes fantasmes… Et ça marche ! Je perçois maintenant que je retrouve, depuis peu, une vie sexuelle comme avant l’addcition, dans laquelle il y a la masturbation, mais « normale », et aussi, bien sûr, des rapports avec ma compagne. »

(la même personne parle des erreurs à  éviter lors du sevrage, et témoigne qu’arrêter la masturbation est une erreur) :

« C’est un peu comme les personnes qui font un régime en se privant par exemple de tout aliment sucré : résultat, elles font le yoyo entre des pertes de poids soudaines et des prises de poids toutes aussi rapides en se précipitant sur les premiers gâteaux venus. L’effet « cocotte minute » décrit par certains est une réalité insurmontable »

(Homme en sevrage) : « La masturbation « contrôlée » je la pratique depuis quelques jours et franchement ca aide ! »

( Homme ancien dépendant guéri) : »il y a le problème de la «surmasturbation», lorsqu’on l’utilise pour fuir des ressentis et/ou des responsabilités. Je le fais environ une fois par jour, cela me semble naturel, et je ne pense pas que ce soit malsain. Une autre chose… Je trouve que si je me masturbe trop souvent et trop « hard », il est difficile de sortir avec ma partenaire. Je suis totalement pour le sexe en solo, mais je préfère que les créneaux que j’y accorde n’empiète pas sur celui que je passe avec ma partenaire. »

(Homme ancien dépendant guéri) : « Après environ 20-30 minutes à résister, je me suis contenté de faire des efforts, en me concentrant sur le fait de me masturber de façon tranquille et lente. Et honnêtement, je me sens beaucoup plus soulagé … La vie ne devrait pas être une bagarre. Les changements positifs demandent du travail, mais cela devrait être naturel. À n’importe quel moment de ma vie j’ai forcé pour provoquer des changements « sains », qui au final ne l’étaient pas du tout, comme manger un régime super restreint pour perdre du poids (et tout reprendre 4 mois plus tard). Maintenant, je mange sainement mais je mange équilibré et jusqu’à ce que je sois rassasié – j’évite juste la plupart des trucs sucrés, de la junk food et les trucs gras. Étonnamment ou non, j’ai perdu du poids, je l’ai gardé, et continuer à avancer me semble être la meilleure chose à faire. Processus de pensée similaire avec la masturbation ici. »

« la masturbation n’est mauvaise que si tu utilises du porno. C’était dur au début mais maintenant je peux le faire presque sans aucun support. « 

Discussion sur le forum pornfree intitulée : « Est-il si Grave de se Masturber ? »

« J’ai cessé de regarder du porno pendant près d’une semaine maintenant. Je comprends pourquoi le porno est mauvais. Mais qu’en est-il de la masturbation ? A mon avis, la masturbation n’est mauvaise que si vous utilisez du porno. Je suppose que ce que je demande c’est: est-ce que c’est mauvais de se masturber, même si c’est sans porno ? »

Réponse proposée :

« J’écris en ce moment un long article à ce sujet. Je suis un ex-dépendant au porno, et ce que je peux te dire c’est:

personnellement, je pense que la masturbation ou pas n’est pas le problème réel. Le plus important est de ressentir la progression (les « cravings » devraient diminuer au fil du temps). Personnellement, j’ai essayé l’approche « NoFap » pendant des années, et c’était clairement une mauvaise option. Car :

- la masturbation n’est pas le problème. Le problème est que si vous le faites en permettant à tous vos fantasmes porno hard de venir dans votre esprit, alors vous créez la compulsion. Mais, d’après mon expérience, il est possible d’apprendre à gérer les pensées sexuelles et les fantasmes tout en diminuant progressivement la compulsion pendant la masturbation, en remplaçant les vieux fantasmes pornographiques hard par des pensées plus basées sur l’amour et la douceur. Ceci permet de revenir à une masturbation plus saine.

- la stigmatisation de la masturbation est une réaction très classique de la honte et de la culpabilité issue de la dépendance au porno. Mais définitivement, la masturbation non compulsive est naturelle.

- Quoi que vous décidiez, il vaudra TOUJOURS mieux se masturber parce que vous ressentez une envie, que de retomber dans le porno.

- Si vous êtes en couple, vous devriez être prudent, essayer de développer une vie sexuelle plus intime avec votre partenaire, plutôt que de trop vous enfermer dans une « auto-sexualité », à laquelle vous êtes sensible à cause de votre passé.

- l’âge est aussi un facteur. Si vous êtes jeune, il est normal d’avoir envie de se masturber, tant que vous gardez une discipline de soi (ce qui est précieux pour tout dans la vie, je pense), pas de soucis.

- Le plus important, je pense, est de ne pas stigmatiser la masturbation, et de vous permettre de le faire, mais avec une autodiscipline (pas de sources internet autour de vous, et peut-être seulement à la fin de la journée pour éviter la masturbation / procrastination et pour augmenter l’endormissement, en essayant de gérer vos pensées sexuelles pour sortir de la compulsion. Pensez aussi à définir une fréquence maximale à laquelle vous tenir.« 

Une réponse à “(Pornodépendants) Le « NoFap » (pas de masturbation) et l’effet cocotte minute : un marathon addictif.”

  1. Le 8 juin 2020 à 14 h 47 min Dark plaguies a répondu avec... #

    Indie. Je vous remercie d avoir ecrit ce site. Je pense qur votre approche est pertinente. A l heure actuelle, tout le monde n est pas d «accord» avec vous. Certains sexologues pensent qu il faut envisager l abstinence de masturbation durant la duree du sevrage. Néanmoins je pense comme vous que la vérité au sujet du sexe est surement plus «nuancée». Merci encore pour vos propos qui sont je pense d utilite publique

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