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(Pornodépendants) Erreur à éviter : penser à l’addiction

- Consommer de la pornographie revient à cautionner, alimenter l’esclavage sexuel d’êtres humains. LISEZ CECI

- Pour se sortir de la pornodépendance, lire quelques articles sur le sujet ne suffit pas, et mettre son porno à la poubelle non plus. Il vous faut un vrai Programme de Guérison pour vous guérir vous-mêmes.

- Vous avez un doute sur votre dépendance ? LISEZ CECI

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Dernière MAJ : le 22/03/21

AVANT-PROPOS :

Les conseils donnés sur cette page ne peuvent fonctionner qu’après l’arrêt total de toute consommation de pornographie.

Le principe de base est connu : penser, même négativement (« je ne dois pas manger de chocolat aujourd’hui »), vous amène à penser à la chose « interdite » et donc créé un focus sur cet objet. Il ne faudrait donc jamais penser à notre dépendance. J’ai déjà lu ça dans les conseil donnés aux pornodépendants. Or, il me semble important de clarifier.

POURQUOI ? 4 RAISONS

1 - Parce-que vous êtes en quelque sorte obligé d’y penser, et que cela peut même être productif.

 Il est selon moi sain et important que la guérison soit en effet une démarche positive où l’on se tourne vers un renouveau, où l’on reprend notre vie là où nous l’avions laissée. Il est donc normal je crois de ne plus vouloir y penser. Toutefois, faire comme si rien ne s’était passé n’est pas forcément le plus judicieux. Pourquoi ? Car dans votre construction personnelle, vous devrez parfois tenir compte du fait, vous rappelez que vous avez souffert de pornodépendance. 

En fait, c’est même important, car cela permet de mieux vous connaître et donc de mieux gérer votre vie par la suite. EN gardant à l’esprit parfois que vous avez ce passé-là, vous disposez alors d’une information importante qui veut vous aider à mieux vous comprendre et à aller de l’avant.

De plus, vous serez parfois obligé d’y repenser.

Par exemple, même après avoir stoppé votre consommation, il vous arrivera d’avoir des images qui reviennent dans votre esprit. Il vous suffit de ne pas y faire attention et de continuer comme si de rien n’était. C’est ok. Désagréable peut-être, mais juste des fragments du passé. Alors que si vous vous crispez, alors vous créez une tension inutile.

Il est également possible d’utiliser ces symptômes désagréables pour se rappeler dans ces moments-là à quel point votre guérison est importante. Voyez comme le porno était un poison pour votre esprit. Pour votre cerveau. 

En résumé, il y a plusieurs façons de penser ou de ne pas penser à l’addiction. On peut le faire de façon constructive et positive.

D’ailleurs, même dans plusieurs années, vous y repenserez encore, mais vous vous rappellerez que vous aurez fait de votre mieux et que vous avez vaincu l’addiction.

2 - Car quand on lit ou dit « ne pas penser à l’addiction », cela peut vouloir dire : faire comme si vous n’aviez pas de problème avec le porno. Cela s’appelle du déni. Inutile de vous rappeler en quoi cela est mauvais pour votre guérison. Si pour vous « ne pas penser à l’addiction » est synonyme de déni, alors au contraire, je vous suggère d’y penser plus. Mais à priori, si c’est le Programme de guérison qui vous a conduit à cet article, alors vous avez dépassé ce stade (cela dit attention : d’après mon expérience, le déni peut revenir, tant que votre guérison n’est pas suffisamment stable).

3 - « ne pas penser à l’addiction » peut aussi vouloir dire « ne pas broyer du noir » en se couvrant de honte et en ruminant une certaine négativité. En l’occurrence, je trouve le conseil judicieux. Dans ces moments-là, cultiver un état d’esprit plus positif est le mieux à faire. Si c’est le Programme de guérison qui vous a amené à cet article, alors vous avez à priori déjà reconnu votre problème d’addiction. Vous avez observé attentivement votre vie et vous avez réalisé en quoi votre dépendance est problématique pour vous. Vous savez également désormais que le porno est une industrie globalement esclavagiste et vous vous êtes engagé éthiquement à lui dire « NON ». Vous avez également compris que la culpabilité est une expression de votre conscience, et que vouloir la faire taire totalement n’est pas une solution. Vous êtes donc conscient et vous avez choisi d’assumer la situation.

Mais attention à ne pas partir dans l’autre direction non plus. Être conscient est une chose. Mais il ne s’agit pas de vous couvrir de honte et de vous flagellez. Au contraire. Soyez fiers d’avoir fait tout ce travail. Et prenez soin de vous.

4 - Enfin, « ne pas penser à l’addiction » pourrait correspondre à « ne pas penser aux images, ne pas se repasser les films mentaux ». Là encore, je suis d’accord.

Notamment au cours de la masturbation.

J’aimerais marquer un point essentiel ici. Tout comme je l’explique dans le « Programme de Guérison », il y a ici une forme de paradoxe…

D’un côté, OUI, il est très important que la personne pornodépendance s’exerce de façon disciplinée (mais sans pression non plus, car il doit aussi y avoir du plaisir) à la « masturbation contrôlée ». Cela permet de laisser partir, de dissoudre ces « films mentaux » qui sont les vrais responsables d’une masturbation dysfonctionnelle (encore une fois je le répète, la masturbation en elle-même n’est pas le problème). La pratique de cette « masturbation contrôlée » permet de guérir, tout en continuant de se donner du plaisir sexuel, et rend la phase de transition* beaucoup plus facile à traverser.

*appelée en terme technique « sevrage », cette période correspond à la phase pendant laquelle la personne dépendante ressent des sensations de manque – elles-mêmes appelées en termes techniques « cravings ».

D’un autre côté, si la personne qui tente de guérir continue de ressentir des envies fortes, et se sent dans une lutte perpétuelle, alors c’est que quelque chose manque dans la stratégie, dans la démarche de guérison. Il faut donc réviser votre approche.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est simple. L’approche est la façon dont on envisage, dont vous appréhendez votre problème de pornodépendance. Si vous cèdez à votre habitude nocive, c’est que l’envie a été vraiment très forte. Or, si tel est le cas, plutôt que de rester dans une « lutte » en permanence et de rechuter, il faut agir sur ce qui n’est pas suffisamment solide dans votre approche, et qui laisse des « failles » dans votre stratégie.

Il faut apprendre à vous dégoûter de la pornographie, pour ne plus en avoir envie. Se retenir de consommer oui, mais il faut parvenir à un stade où les conséquences de votre clic seraient tellement indésirables pour vous que vous ne cliquerez PAS.

D’où vient en réalité cette envie de consommer d’ailleurs ?

De l’addiction ? Du matériau consommé ? Ce ne sont « que » des biais… Certes ils participent au mécanisme, mais ils ne sont que des intermédiaires. L’envie est modulable, en fonction du rapport effets désirables/effets indésirables. Et cela c’est à vous de l’actualiser, de l’approfondir pour le garder à l’esprit.

Si vous continuez de ressentir des envies très fortes, c’est probablement que la balance bénéfices/inconvénients, positif/négatif n’est pas à jour. N’est pas bien comprise, pas intégrée.

J’en parle dans le « Programme de Guérison », mais il me semble absolument essentiel de reconsidérer, de remettre à plat la notion de « motivation ». Les rechutes me semblent presque inévitables (à court, moyen ou long terme…) tant que la personne est encore dans un « combat » contre la pornographie. Je crois que ce phénomène est synonyme d’un manque de motivation. MAIS,  comprenez-moi bien, je ne parle ici de « complaisance » ni de « paresse » ou de « faiblesse ». Rien de péjoratif ici. Je fais référence ici à la motivation dans le sens « motifs ».

Si vous regardez, ces deux mots ont la même racine. Ce n’est pas un hasard. 

Pour générer la motivation suffisante, il est indispensable de prendre de prendre conscience de tout ce qu’implique de négatif votre addiction.

Comment ? Passez en revue les différentes sphères de votre quotidien (bien-être émotionnel, relationnel, amoureux et sentimental, amitiés, professionnel, projets personnels, finances, loisirs, voyages, arts etc…). Tentez de définir comment la pornographie interfère pour chacune de ses catégories. Imaginez ce que vous pourriez accomplir, obtenir dans chacune si vous n’aviez plus votre dépendance à la pornographie. Voyez comment le porno vous empêche de réaliser ce que vous voulez pour chacune de ces rubriques de votre vie.

Je vous encourage à mettre tout ça par écrit. Pourquoi pas sous forme de tableaux.

Cet genre de réflexions, d’exercices sont importants pour plusieurs raisons. Notamment, il permet de vous faire prendre conscience de l’impact négatif de votre pornodépendance non seulement sur une seule sphère du quotidien, mais sur la globalité de votre vie. Par ailleurs, vous pouvez ainsi plus facilement voir en quoi le porno est un ennemi dans votre construction personnelle, votre cheminement vers vos objectifs et vos désirs.

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