La Masturbation « Contrôlée »

5 décembre 0 Commentaire Catégorie: Non classé

En attente d’un article plus long sur le sujet, je vous propose ceci.  

QUI DEVRAIT LIRE CE POST ?

Avant d’aller plus loin, je voudrais juste dire que mon post de ce soir s’adresse surtout aux personnes célibataires, et/ou aux personnes qui sont un peu bloquées dans « ça tient 1, 2 ou 3 semaines, puis j’en peux plus et je rechute ». D’une façon générale, les personnes qui pratiquent le Nofap depuis longtemps mais qui rechutent régulièrement pourraient être intéressées et peuvent bénéficier de cette technique. Les personnes en couple peuvent bien entendu l’utiliser, mais je vous recommande de favoriser autant que possible les relations sexuelles avec votre partenaire, et d’éviter que la masturbation ne devienne un moyen d’éviter l’intimité.

 

Le raccourci que je lis souvent « la masturbation c’est mauvais » ou « il faut arrêter la masturbation pour guérir » est à mon avis un poncif qui amène à beaucoup de problèmes en regard du rapport avec soi et de l’estime de soi, et donc, de la guérison.

L’erreur c’est de mettre la masturbation sur un même niveau de gravité que le visionnage de pornographie. Je ne développerai pas le problème de la pornographie et de ce qu’elle induit à la fois sur la conscience, le corps, et la psychologie, je pense que vous savez véritablement pourquoi cette démarche est si importante, et ce pour de nombreuses raisons.

Votre pratique de la masturbation est devenue compulsive ? C’est pour ça que vous chercher à vous abstenir ? La bonne nouvelle c’est qu’il est possible d’agir sur ça sans nécessairement arrêter l’onanisme. 

Mais avant de vous expliquer comment faire, avez-vous honte de vous masturber ?

Cette question est importante, car il faut savoir que stigmatiser la pratique de la masturbation est assez caractéristique quand on a un passé de pornodépendance, et que parfois il est bon de remettre un peu de « bon sens » dans tout ça, car le but reste d’arrêter le porno et non la masturbation (bien que la FACON dont on la pratique puisse elle, être problématique, j’y reviendrai plus loin). Si vous avez honte de la masturbation, sachez que cela participe à un problème d’estime de soi. La masturbation n’est pas un souci en soi, et il n’y a pas en avoir honte. Il faut rétablir un certain confort avec votre intimité personnelle. Et encore une fois, quand on a un passé de pornodépendance, se masturber, ça se réapprend.

Tant que cela se fait sans pornographie. 

 

Je ne dis pas que la méthode qui consiste à stopper à la fois porno et masturbation ne fonctionne pas. Ca peut marcher. Mais j’encourage à se poser les bonnes questions, savoir pourquoi on veut procéder ainsi, et de ne surtout pas croire que c’est la seule façon de faire.

Cette stratégie comporte en effet aussi son lot d’inconvénients et de risques, et n’ai pas toujours recommandable.

En voulant tout stopper (porno et masturbation), ok vous « reprogrammez » plus rapidement, mais vous risquez de vous épuiser et de « tomber de haut » (méga rechute), car l’abstinence de masturbation peut créer beaucoup de tensions, en particulier chez les personnes jeunes (moins de 30 ans notamment).
Si on raisonne en terme de « reprogrammation », de « reconditionnement » neuronal/cérébral, alors là ok, il semble démontré aujourd’hui que sur ce plan-là, la masturbation pratiquée de façon trop « libérée », insuffisamment « contrôlée » (mentalement entre autre), continue de stimuler les même biais cognitifs liés à l’addiction au porno. Et par expérience, nous en avons tous ici fait l’expérience. Se masturber sans contrôler ses fantasmes et en se repassant les « films mentaux pornographiques » ça maintient dans une masturbation compulsive.

MAIS, ce n’est pas pour autant que la solution ultime consiste à stopper la masturbation. D’une part parce-que cela peut amener à tomber dans une « addiction par intermittence »*, et d’autre part parce-qu’il est possible, potentiellement, d’apprendre (réapprendre) à se masturber en contrôlant ses fantasmes, pour arrêter de renforcer les biais cognitifs.

*https://pornosciencesante.blog/2017/10/18/493/

NOFAP ou CONTRÔLER SES FANTASMES ?

Je suis allé me balader sur d’autres forums ces derniers temps, et ce que je peux vous dire, c’est que je ne suis pas le seul à m’en être sorti ainsi : il est possible de continuer la masturbation pendant le sevrage, et pour certaines personnes, cela est même préférable.

Se retenir de se masturber créer souvent un état de tension intérieur, un état de frustration contre-productif pour le sevrage. 

Soit on arrive à encaisser, à se retenir encore et encore de se masturber (et auquel cas en effet les résultats sont rapides à plusieurs niveaux). soit la personne craque à fond (et la rechute est souvent accompagnée de cette pensée : « bon allez puisque je sais que je vais à nouveau me priver pendant des semaines/mois, autant en profiter un peu »).

Avec une technique de contrôle des fantasmes pendant la masturbation, j’ai pu véritablement guérir sans être dans une peur de l’excitation sexuelle, sans avoir peur de me masturber (tout en le façon de façon très vigilante).

Je ne peux malheureusement pas garantir que vous parviendrez à reprendre le contrôle sur votre mental et sur vos fantasmes. Peut-être que certains ont pour l’instant véritablement besoin d’un « break » de masturbation. D’ailleurs, si vous avez déjà commencé un sevrage et que vous sentez les progrès, ne changez rien pour l’instant.

Voilà la technique.

PROPOSITION DE TECHNIQUE DE MASTURBATION CONTRÔLEE

Voilà la technique que je propose d’essayer. Elle m’a été donnée par une spécialiste en Addictologie, qui intervient dans ce domaine depuis 20 ans.

L’objectif est – de s’autoriser à se donner du plaisir – mais en même temps de pratiquer de façon auto-disciplinée et rigoureuse pour déconditionner progressivement le cerveau du porno en remplaçant l’imaginaire pornographique par des visualisations liées à des situations intimes amoureuses, pour retrouver un équilibre avec une fantasmagorie la plus soft possible, et davantage connectée à l’envie de faire l’amour et de partager.

1 – Vous vous fixez une limite de fréquence.

Par exemple : pas plu de 3 fois/semaine par exemple (c’est une moyenne qui peut varier selon la situation, l’âge, et des facteurs comme le fait d’avoir tendance à se masturber pour éviter l’intimité avec la conjointe).

2 – Vous vous disciplinez à pratiquer seulement dans un lieu fortement associé au fait de faire l’Amour (personnellement le lit m’a semblé être le lieu tout indiqué, contrairement aux toilettes par exemple). JAMAIS D’INTERNET, ni téléphone ni tablettes ni ordinateur à proximité.

3 – Pour éviter d’utiliser la masturbation comme moyen de procrastination, vous la pratiquez de préférence autant que possible au moment du coucher.

 

4 – Quand vous commencez à vous masturber, imaginez que vous êtes avec votre petite amie/femme (même si elle est fictive), et que vous vous embrassez. Essayer d’y mettre des sentiments. Vous êtes réellement amoureux d’elle. [Bien entendu si vous êtes homosexuel ça marche en changeant le sexe de la personne] Essayez de ne pas avoir un geste trop rapide. Concentrez-vous sur la vision de vous et de votre petite amie. (pensez à respirer). Si l’excitation n’est pas assez forte et que l’érection peine, il ne s’agit pas d’être que dans la contrainte. Autorisez-vous alors à relancer l’excitation en laissant entrer dans votre mental un fantasme un peu moins « soft ». Evitez en revanche de vous repasser en tête les scènes porno que vous avez vu. Apprenez à faire le tri. apprenez à JONGLER avec vos fantasmes. Vous laissez donc entrer dans votre tête un fantasme un peu moins soft.

N’ayez pas honte.

Un fantasme est une pensée et non un acte.

Vous pouvez plutôt vous orienter vers des fantasmes où vous donnez autant que vous recevez. Voilà une bonne pratique pour sortir de la fantasmagorie phallocentrée que la pornographie induit souvent chez les hommes.

Dès que l’excitation et l’érection sont relancées, revenez aussitôt (dès que vous en prenez conscience) à la visualisation de départ. Si à nouveau l’érection est trop molle et que le plaisir s’absente, répétez le processus. 4 – Quand vous passez le « point de non retour », RESTEZ CONCENTRE sur la visualisation de départ. N’hésitez pas à vous imaginer en train de dire à votre petite amie « Je t’aime ». Ca peut paraître bête mais ce n’est pas si facile que ça, et d’ailleurs, ça demande de la rigueur et de la discipline. 

 

PHILOSOPHIE

Il ne s’agit pas de se flageller, ni de se culpabiliser, mais au contraire d’apprendre à accepter que pour l’instant, votre fantasmagorie n’est peut-être pas comme vous l’aimeriez, et que plutôt que de tout rejeter en bloc en se couvrant de honte, il est préférable d’apprendre à « jongler » avec les fantasmes pour parvenir à un équilibre entre plaisir et discipline.

Il s’agit d’être très ferme et sans aucune négociation possible avec soi-même quant au fait de retourner voir de la pornographie ou des sites « érotiques » louches.

Mais d’un autre côté, une fois qu’on a réellement compris pourquoi se masturber vaut TOUJOURS mieux que de retourner voir du porno, et que de toute façon, se masturber est une activité qui, quoiqu’on en dise, est au départ naturelle (malgré l’aspect compulsif qu’il est souhaitable de traiter, d’où la création de cet article), alors on S’AUTORISE CE PLAISIR.  

Si vous voulez essayer mais que vous avez des questions n’hésitez pas. Vous n’êtes pas forcé de suivre CETTE technique précise. Vous pouvez vous inspirez de techniques provenant d’autres personnes.  

Je vous conseille de lire éventuellement ceci:

https://pornosciencesante.blog/2017/11/05/quen-est-il-de-fantasmer-pendant-le-rebootsevrage/

http://www.lespasseurs.com/La_vie_sexuelle_des_chics_types.htm 

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