Alerte : le Porno peut Détruire votre Couple

8 août 0 Commentaire Catégorie: Non classé

rédigé par Indie – administrateur du site laveristesurleporno.unblog.fr

Le Porno modifie le Cerveau – Le Cerveau modifie le Comportement Sexuel

La pornographie, à fortiori celle d’aujourd’hui disponible instantanément en continu sur Internet, modifie la structure  du cerveau du consommateur. Le processus est insidieux, discret, mais certain. En effet, et comme vous pouvez le constater en lisant les différents articles de laveritesurleporno, le cerveau, de par sa nature neuroplastique, est en permanence en train de se reprogrammer lui-même, selon ce qu’on l’habitue à faire.

Hors, l’habituer à voir de la pornographie, reprogramme ses voies neuronales (via des niveaux excessivement élevés de Dopamine et de DeltaFosB dans le cerveau), le rendant de moins en moins apte à générer de l’excitation pour des rapports sexuels réels. Ce phénomène est d’ailleurs aussi susceptible de toucher les femmes.

L’exposition régulière du cerveau humain à ce véritable harem de stimuli visuels sexuels (vidéos et images porno renouvelées sans cesse) n’est pas naturel, et trompe/pirate l’effet Coolidge (mécanisme naturel qui nous permet de nous satisfaire de rapports sexuels réels).  Face à un contenu renouvelé constamment, proposant des milliers de vidéos et de photos répertoriées dans des « catégories » et « tags »/ »mots clefs » extrêmement nombreux et diversifiés, le consommateur peut rapidement basculer, perdant le contrôle sur sa consommation (phénomène d’escalade). Face à tous ces hyper-stimuli proposés en nombre illimité, gratuitement, instantanément et en tout anonymat, le Circuit de récompense du cerveau se reconditionne totalement, et pousse l’individu à augmenter sa dose (visionnages de plus en plus fréquents, et/ou, de plus en plus longs – associé au fait de retarder l’éjaculation volontairement, symptôme typique de la dépendance – consultation de contenus de plus en plus Hards et/ou spécifiques – apparition de nouveaux « goûts » sexuels/nouveaux fétichismes), induisant des modifications sur sa perception du sexe réel.

Si l’on peut aussi être accro à de la littérature érotique ou pornographique, il ne faut surtout jamais oublier que les images ont un impact bien plus puissant que les mots sur le cerveau, impactant la mémoire à long terme. Une étude a d’ailleurs révélé qu’après trois jours, un utilisateur n’a conservé que 10 à 20% de l’information écrite ou parlée, mais près de 65% de l’information visuelle.

De par cette puissante reprogrammation de son cerveau, le consommateur éprouve dans la plupart des cas, un désintérêt croissant pour le sexe réel, qui ne permet pas de provoquer les pics de Dopamine incessants (qui eux-mêmes conduisent à ce fameux « flash »/ »shoot » ressenti par le consommateur lorsqu’il éjacule sur de la pornographie) que procurent la pornographie (toutefois, le sexe réel permet bien entendu de faire ressentir aux deux partenaires une douce et paisible satisfaction, bien plus saine que la récompense obtenue par la pornographie, qui laisse le dépendant dans une insatisfaction permanente…).

La « Routine », pas si naturelle que ça…

Le désintérêt que le consommateur peut témoigner (et c’est souvent le cas) vis-à-vis de sa/son partenaire réel, est malheureusement souvent perçu comme la manifestation de « la routine », et la majorité des gens considèrent qu’une certaine lassitude sexuelle comme un phénomène normal. Mais il faut tenir compte de la faible information dont le public dispose en ce qui concerne la pornographie et ses effets, ainsi que de la réalité scientifique qui se cache derrière le conditionnement neuro-comporemental du cerveau neuroplastique (je reparlerai plus bas du pouvoir qu’ont les images sur le cerveau) !

Pourtant, aujourd’hui, grâce à la Science, nous commençons à envisager la possibilité que cette « routine » ne soit pas naturelle du tout (dans une certaine mesure, car bien entendu, les relations sexuelles avec un/une partenaire répétées ne conduisent pas systématiquement à une pleine satisfaction, mais CECI EN REVANCHE, est naturel*…). Nous commençons enfin à soutenir l’hypothèse que la pornographie (associé à l’érotisation massive de notre société…) soit la cause de la « routine », qui ne serait qu’un symptôme d’une sur-sollicitation de la Dopamine, par des stimuli visuels présents dans l’environnement de façon excessive et non naturelle.

* la véritable satisfaction, la véritable réussite d’un couple, ne se trouve-t-elle pas justement dans le fait de renforcer l’Amour authentique entre les deux personnes, en apprenant à s’Aimer malgré un degré de satisfaction qui n’est pas toujours à son paroxysme ? Oui le porno garantit (surtout aux hommes) un orgasme d’une intensité extrême, mais en quoi cela est-il naturel ? En quoi cela fait-il grandir ? En quoi cela apprend-t-il à Aimer ? Le porno ne fait que nourrir ce petit enfant capricieux à l’intérieur de nous, qui finit par ne penser qu’à lui.

Ainsi, de nombreuses études permettent aujourd’hui de savoir que la pornographie représente non seulement un risque d’addiction extrêmement élevé, mais que ses effets sur les relations (trop d’incitations aux plaisirs peuvent nous détourner du contact des autres) et sur le couple sont bien réels, et sont souvent dévastateurs. La principale problématique étant là encore qu’à l’instar de la banalisation du porno, souvent considéré comme « normale », un/une conjoint(e) distant sexuellement semble être perçu comme normal. Pire encore, dans de nombreux cas, la/le partenaire d’une personne dépendante se remet en question, ressentant souvent culpabilité, honte, perte d’estime de soi, jusqu’à une perte de repères dans son identité socio-sexuelle, crises d’angoisses, dépression…

De nombreux témoignages et études permettent aujourd’hui d’affirmer avec certitude que la pornographie éloigne le dépendant (celui qui en regarde régulièrement) de son partenaire. Pire, en 2007, une étude a démontré que le simple fait d’exposer des hommes à des photos sexy de femmes attrayantes physiquement suffisait à modifier instantanément la perception qu’ils ont de leur conjointe. Ils la dévaluent immédiatement.

Ils commencent alors à percevoir leur partenaire non seulement comme moins attrayante physiquement, mais aussi comme plus froide, et moins intelligente ! 

Je vous propose de consulter cet extrait édifiant. Une large étude menée par le Professeur Kevin B Skinner auprès de 1062 compagnes d’hommes consommateurs réguliers de pornographie, publiée sur le site « Psychology Today », a révélé ces données alarmantes :

- 75 % des femmes interrogées (791 des 1 062 répondants) ont répondu OUI à la proposition suivante : « Je ressens des sentiments intenses de peur indescriptible après avoir découvert les comportements sexuels de mon partenaire. » Elles affirment qu’au moins la moitié du temps elles éprouvent des sentiments intenses de peur.

80 % des femmes (833 des 1 062 répondants)  ont répondu OUI à la proposition suivante : « Depuis que j’ai découvert le comportement de mon partenaire, quand je vois des images sexuellement suggestives, je me sens anxieuse. » Elles témoignent se sentir anxieuse environ une fois sur deux lors de pareilles situations.

62 % des femmes (607 des 1 062 répondants) ont répondu OUI à la proposition : « Dans les situation sociales du quotidien, je ne me sent plus à ma place. » Elles précisent que c’est le cas environ la moitié du temps !

- 84 % des femmes (889 des 1 062 répondants) ont répondu OUI à la phrase « J’ai l’impression d’être émotionnellement « sur le point de craquer » (on the edge), bien plus que je ne l’ai jamais été, depuis que tout ceci est arrivé ». 

 

 

Compagne/compagnon de dépendant(e), récapitulons donc les 2 principaux effets secondaires d’une consommation de pornographie, et qui devraient vous alerter chez votre conjoint(e). Ces derniers se manifestent en général davantage chez les individus consommant régulièrement, mais il n’y a pas de vérité absolue sur ce point… Un fétichisme peut par exemple apparaître (« sexual morphing tastes ») subitement, même dans le cas d’un visionnage irrégulier, et entraîné un changement dans les préférences sexuelles (souvenez-vous que les images ont un pouvoir énorme) :

 

- pour les hommes : une perte progressive de la capacité de l’homme à obtenir et/ou à maintenir une érection de qualité (Dysfonction Erectile), associée à,

- une perte de libido d’ordre général (valable aussi chez les femmes) : elle-même causée par le fait que le cerveau du consommateur devient habitué à être excité par des images, et non des personnes.

MOT DE LA FIN

De par mon expérience, et après avoir échanger pendant 6 ans sur le sujet de la dépendance avec des centaines de dépendants ET dépendantes (oui, car les femmes sont aussi concernées, et elles aussi peuvent également ressentir de la lassitude pour leur partenaire réel), je peux affirmer n’avoir jamais discuté avec une personne dépendante dont la consommation de pornographie n’était pas en lien avec une dévaluation, une lassitude, un désintérêt voir un dégoût croissant pour le sexe réel (chose plus difficile à détecter chez les célibataires, qui compensent en général en multipliant les partenaires sexuels – reproduisant inconsciemment l’aspect nouveauté auquel leur cerveau est conditionné). Attention, il faut savoir que c’est en général SEULEMENT lorsque la personne est sevrée qu’elle prend conscience que quelque chose n’allait pas dans sa libido.

Mais comme l’a dit Gary Wilson dans « The Great Porn Experiment » : le porno est tellement banalisé et consommé par la quasi-totalité de la population que demander à quelqu’un s’il a l’impression que la pornographie affecte sa vie sexuelle revient à demander à un poisson ce qu’il pense de l’eau… « Si tous les garçons commençaient à fumer à l’âge de 10 ans et qu’on ne puisse pas constituer de groupe composé de non-fumeurs, nous penserions alors que le développement du cancer du poumon est normal chez l’homme… »

CONSEILS 

Que vous soyez un homme ou une femme, dépendant(e) ou en couple avec une personne consommant régulièrement de la pornographie, je tiens à vous dire ceci :

- une (grande) partie des problèmes relationnels que vous rencontrez avec votre partenaire peut tout à fait provenir de sa consommation de pornographie,

- si vous ne vous sentez pas suffisamment désiré(e) sexuellement, et/ou que vous avez la sensation que votre conjoint(e) semble étonnamment peu sensible à vos avances, ou que vous percevez une certaine monotonie/lassitude, il se pourrait que cela soit induit par la pornographie.

- si vous votre partenaire a toujours consommé de la pornographie, il est difficile de savoir comment elle/il se comporterait normalement (sans tous ces stimuli virtuels), car encore une fois, difficile de prouver que le cancer du poumon n’est pas un phénomène naturel si tout le monde fume depuis son plus jeune âge…

CEPENDANT, je vous recommande d’en parler avec votre conjoint(e), de ne surtout pas rester bouche cousue sur un sujet aussi capital, et si vous avez un doute, proposez-lui le test des 30 jours (1 mois) !

S’il/elle parvient à ne pas regarder de porno pendant 1 mois, alors rassurez-vous, votre bien aimé(e) n’est à priori pas dépendant.

MAIS, la pornographie et le reconditionnement neuro-comportemental qu’elle induit resteront éternellement un danger. Je vous recommande donc vivement de continuer de vous documenter (mon site est là pour ça), et de partager au maximum toutes ces informations scientifiques, qui tardent malheureusement à voir le jour en Europe…

POUR SAVOIR SI VOTRE CONJOINT(E) EST DEPENDANT(E),

vous pouvez aussi :

- consulter cet article rédigé par AFREG – administrateur et créateur du site pornodependance.com : http://www.pornodependance.com/detecterunepornodependance.htm

- lui demander de tester sa dépendance, sur le site pornodependance.com : http://www.pornodependance.com/Questionnaires.htm

 ou (si vous sentez que cela n’est pas possible, ou que vous risqueriez d’entrer en sévère conflit),

- remplir vous-mêmes ce questionnaire, destiné aux compagnes de dépendantes, proposé là encore par AFREG : http://www.pornodependance.com/questionnairecompagnes.htm

POUR TEMOIGNER

 

Que vous soyez ou ayez été le/la conjoint(e) d’un(e) dépendant(e), le témoignage de votre expérience avec la pornographie est le bienvenu, et permet de nous faire avancer tous ensemble.

Cliquez sur le lien suivant pour partagez votre vécu : http://laveritesurleporno.unblog.fr/2017/07/29/temoignages/

A voir sur le même sujet :

http://laveritesurleporno.unblog.fr/2017/07/09/adolescent-brain-meets-highspeed-internet-porn/

http://laveritesurleporno.unblog.fr/2017/07/07/etudes-sur-le-cerveau-des-consommateurs-de-pornographie/  (Cette page répertorie les 34 études évaluant la structure du cerveau des consommateurs de porno sur Internet, et son fonctionnement).

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