Comportements enivrants : 300 vagins = beaucoup de dopamine

(traduction par laveritesurleporno de l’article anglophone Intoxicating Behaviors : 300 vaginas : a lot of dopamine, publié le 30/11/2010 sur le site yourbrainonporn.com)

 

[Pour savoir si vous souffrez d’une dépendance à la pornographie, je vous recommande la lecture de la page « La Réalité de la Dépendance ».

Il vous sera proposé un Test de dépendance.

Si vous pensez avoir un problème en lien avec la consommation de pornographie, matériau extrêmement anxiogène et addictif, je vous recommande de lire la page « Trouver le l’Aide » et d’entamer une psychothérapie.]

Me suis-je fait avoir par l’industrie du porno ?

Tous les mois ou presque, de nouvelles recherches confirment que la dépendance alimentaire peut provoquer des modifications cérébrales qui imitent celles qui provoquées par la dépendance aux drogues. La nourriture et le sexe sont reconnus comme étant des «renforçateurs naturels». C’est-à-dire, ce ne sont pas des drogues, mais notre cerveau s’ « emballe » pour eux afin de nous amener à en vouloir, à en rechercher toujours plus.

Pourtant, le concept selon lequel «la nourriture peut causer l’obésité parce qu’elle agit comme une drogue» peut sembler déroutant. Après tout, nos ancêtres plutôt « buffle » mangeaient beaucoup, et étaient de toute évidence enthousiasmés par le sexe. Pourtant, à l’époque, devenir dangereusement accro au sexe ne semblait pas représenté un risque élevé. Pourquoi ? Leurs cerveaux ne s’ « emballaient »-ils pas pour la nourriture et le sexe?  Bien sûr que si. La différence est qu’ils n’étaient pas entourés de versions hyperstimulantes et synthétiques de la nourriture et du sexe.

Nous en revanche, nous le sommes !

Et c’est un danger relativement récent. Pensez-y. Combien de vos ancêtres ont eu un accès facile à des friandises savoureuses qui étaient prêtes à être manger, disponibles à moindre coût dans une variété infinie, et soigneusement préparées avec de la graisse, du sucre et du sel pour s’assurer qu’ils reviendront pour en avoir toujours plus? Combien ont eu des ordinateurs sur lesquels ils pouvaient cliquer sur un flux sans fin de vidéos érotiques hyper-stimulantes, mettant en scène de véritables « partenaires sexuels », propsant constamment des nouveaux corps se tordant de désir (perçues par une zone primitive du cerveau comme des opportunités génétiques) et, qui, lorsque l’ « appétit » de l’individu faiblit, propose alors une véritable « corne d’abondance » de vidéos toujours coquines ?

« La pornographie? Ca créé une nouvelle voie synaptique. Vous vous réveillez le matin, ouvrez une page de vignettes, et cela vous amène à une boîte de Pandore de galleries porno. Il y a probablement eu des jours où j’ai vu 300 vagins avant de sortir du lit. »-John Mayer, musicien

La stimulation extrême procurée par les incessantes incitations d’aujourd’hui peut pirater/détourner notre cerveau.

John Mayer n’aurait jamais pu voir 300 vagins (et encore moins en une journée…) s’il n’avait eu accès qu’à un seul magazine porno à la maison par exemple, ou tout simplement sa femme et rien d’autre. Mais le renouvellement constant du contenu érotique est une chose attirante. Le cerveau de John libère plus de dopamine à chaque nouvelle image, mais en même temps il « éteint », il stoppe les récepteurs des cellules nerveuses clefs (pour conduire John à la frénésie). Il est en gros, « trompé », « escroqué » par son cerveau, qui le pousse à apprécier ce défilé de vagins, même au-dessus de sa capacité limitée à supporter les « stimuli 3-D ».

PLAYBOY: « Vous préférez vous masturbez en pensant à une ex-petite amie plutôt que de rencontrer une nouvelle personne ? » MAYER: « Ouais … La pornographie sur Internet a totalement changé les attentes de toute ma génération. Comment pouvez-vous atteindre un orgasme naturel quand vous avez la possibilité de l’étaler sur des dizaines de vidéo ou de photos ? Vous cherchez « la bonne », celle qui mènera finalement à l’orgasme, à la satisfaction, vous jurez celle-ci sera celle sur laquelle vous « finirez », mais finalement, vous ne finissez jamais. Il y a vingt secondes, vous pensiez que cette photo-là était la chose la plus « chaude » que vous ayez jamais vu, mais malgré tout, vous la regardez puis vous poursuivez votre recherche, et continuez à vous mettre en retard pour aller travailler. Comment cela n’affecterait-il pas l’envie d’avoir une relation avec quelqu’un? Cela ne peut qu’avoir un impact sur la psychologie. »

C’est ainsi que la nourriture et le sexe, qui, tout au long de l’évolution de l’Homme, ont généralement plutôt contribué à notre bien-être, en nous procurant un naturel sentiment de satiété, se transforment en superstimuli addictifs qui n’apportent aucune satiété, et transforment les gens en drogués… Lorsque nous plongeons dans ce genre de processus, nous devenons accro à des plaisirs qui ne nous apportent rien, sont souvent dénués de valeur, et sont parfois risquées. Non seulement ces plaisirs peuvent nous détourner du contact avec les vraies personnes qui nous apportent un certain apaisement intérieur (ou alors nous détourner des aliments nutritifs bons pour la santé), mais surtout ils peuvent en effet rendre ACCRO.

 

Qui présente le plus de risques de devenir dépendant de ces Renforçateurs naturels ?

La plupart des recherches sur les addictions se concentrent sur l’abus de substances (drogues « non naturelles » : alcool, tabac, cocaïne etc…), et non sur la dépendance aux « renforçateurs naturels » (sexe, nourriture surtout). Il révèle que seulement une minorité d’entre nous (appelés les « chercheurs de nouveauté »(« novelty-seekers ») et les « impulsifs ») sont génétiquement sensibles à l’abus de substances, en raison de la faible qualité des récepteurs de la dopamine dans les différentes régions des circuits de récompense de leur cerveau. (La dopamine est l’enzyme neurochimique du « Je vais l’avoir ! », Et le circuit de récompense correspond à une zone du cerveau, une voie qui déclenche tous les « appétits », ainsi que la motivation.)

 

Mais pour les autres, sont-ils pour autant à l’abri de la dépendance ?

 

En ce qui concerne la toxicomanie, peut-être oui. Pourtant, en ce qui concerne l’accès illimité aux renforçateurs naturels superstimulants (le porno sur internet en est un énorme*…), la réponse peut être non, même s’il est certain que tout le monde n’en devient pas accro. La raison pour laquelle les versions hyper-stimulantes de la nourriture et du sexe peuvent nous rendre accro – même si nous ne sommes basiquement pas sensibles à la dépendance -, c’est que nos circuits de récompense ont évolué pour nous emmener vers la nourriture et le sexe, plutôt que vers les « substances », les drogues « non naturelles » (cocaïne, alcool, tabac…).

*Note de laveritesurleporno : la recherche montre d’une part que non seulement l’activité sexuelle est un renforçateur naturel, et d’autre part, que Internet, représente une nouvelle forme de renforçateur naturel, très puissant (voici les liens vers 10 études récentes qui démontrent qu’Internet peut devenir addictif 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10). Eh bien figurez-vous que de toutes les formes de divertissement disponibles sur Internet et susceptible de générer une dépendance – comme le jeu vidéo, les jeux d’argent, les réseau social, ou même le simple fait de surfer – le porno a la plus forte tendance à devenir addictif ! Il s’agit donc d’un nouveau renforçateur naturel très dangereux, sans doute le plus addictif qui existe (certains scientifiques le croient même plus puissant que les « drogues non-naturelles »).

(Retour à l’article) :

 

Prenez la nourriture par exemple.

Si vous vous retrouvez totalement encerclé par des aliments hyper-stimulants (par exemple, des trucs bien gras et sucrés délicieux), cela peut provoquer des changements dans le cerveau qui ressemblent à ceux observés chez les toxicomanes. Cela est observable aussi chez les rats, et pas seulement chez la minorité d’individus « impulsifs » et « chercheur de nouveauté ». Presque tous les animaux auxquels on a offert un accès illimité à des friandises comme le bacon, la saucisse, le gâteau au fromage, le « pound cake », le Ding Dong et le glaçage ne pouvaient arrêter de s’empiffrer et devenaient obèses.

Presque immédiatement, les récepteurs de la dopamine ont chuté dans leur cerveau, ce qui a conduit les rats à la frénésie en les amenant à ne plus ressentir de stimulation, de plaisir pour la nourriture normale. D’autres changements, comme une  « réponse engourdie » (réponse neurochimique) du plaisir (c’est-à-dire que les rats éprouvaient de moins en moins d’intérêt pour leur nourriture normale, car leurs cerveaux ressentent de moins en moins d’excitation/de stimulation), ont empiré avec le temps. Deux semaines après que les scientifiques ont replacé les rats dans un régime alimentaire naturel, les cerveaux des rats n’avait toujours pas récupéré. En fait, lorsqu’ils furent confrontés à nouveau à leur régime alimentaire normal, ils choisissèrent de ne pas manger du tout pendant un moment plutôt que de consommer à nouveau leur nourriture normale. Ils préféraient se laisser affamer, se laisser souffrir de la faim (étude complète ici).

Il est logique pour les mammifères d’avoir un mécanisme interne qui permet d’annuler la sensation de satiété. Parce-que leur cerveau leur dit « Prends-en autant que tu le peux tant que tu le peux ! « : stocker des calories pendant que les fruits sont mûrs, s’empiffrer avant l’hibernation, tuer et avaler une proie avant qu’un autre prédateur ne le fasse… et ainsi de suite.

 

Ce phénomène de frénésie ne se produira en environnement naturel

 

Cependant, ce phénomène de frénésie jusqu’à l’obésité ne se manifeste que si les mammifères, y compris les humains, se tournent vers des régimes, des diets qui n’existent pas dans l’environnement naturel : notamment les féculents à gogo et les aliments sucrés sans restriction.
Bien que l’obésité ait augmenté chez les Américains au cours des dernières décennies, celle-ci monte en flèche dans les réserves indiennes depuis les années 1960. Pourquoi ? A cause de l’omniprésence croissante de la « junkfood » et des féculents, qui constituent une façon de manger totalement opposée à ce que les Indiens mangeaient jusqu’aux dernières générations (ils se nourrissaient d’aliments riches en protéines et en graisses saturées (bisons, wapitis, antilopes, cerfs, baies, des noix et des racines). Ce régime semblait tout à fait leur réussir..)

Cependant, les Amérindiens ne sont pas les seuls à avoir grossi. Près de 2/3 de la totalité des Occidentaux sont en surpoids et plus de 30% des Américains sont obèses*. Ceci est particulièrement important car, contrairement aux rats, nous nous soucions de notre ligne, ce qui nous protège en un sens de cette terrible tentation.

* Note de laveritesurleporno : l’article a été rédigé en 2010. En 2016, selon un rapport d’étude publié dans le JAMA (Journal of American Medical Association), 38% des adultes américains et 17% des ado seraient obèses).

Retour à l’article :

 

Mise à jour:

 

Depuis l’écriture de cet article, les « Etudes sur le cerveau des consommateur de pornographie », ont détecté chez les utilisateurs de porno des signes de :

- désensibilisation. Si ce phénomène est un symptôme classique et commun à toutes les addictions, dans le cas de la pornographie, cela se présente ainsi : l’excitation ressentie lors de la consommation de porno sur internet diminue, car pour obtenir le même plaisir, le dépendant est obligé d’aller vers du contenu 1 – nouveau, et/ou  2 – plus extrême/hardcore…,

- un phénomène d’ « escalade » dans la consommation (toujours plus et plus longtemps et plus fréquemment). Note de Kundagui : n’hésitez pas aller consulter cet excellent article en anglais Why porn is an Escalating Behavior publié par l’excellent site informatif fightthenewdrug.org),

- une diminution de l’excitation chez l’individu en réponse à des stimuli sexuels normaux. Selon le Docteur Foresta (spécialiste de la reproduction, docteur et professeur à l’hôpital universitaire de Padova : « ça commence par de plus faible réactions* aux sites pornographiques. Ensuite, il y a une baisse générale de la libido et puis finalement, il devient impossible de maintenir ou d’obtenir une érection »,

- des modification au niveau du cortex frontal (voir l’étude menée en 2014 par le Docteur Simone Kuhn de l’Institut Max Planck de Berlin). Pour plus d’information en anglais sur l’hypofrontalité, voir l’étude de Gary Wilson.

 

Comme nous l’avons expliqué, les symptômes auxquels se heurtent les gros consommateurs de porno pourraient être expliqués par des modifications similaires au niveau du cerveau que celles observées chez les rats qui avaient un accès illimité au « supers jackpots »… (Par ailleurs, les rats et les humains sont des parents éloignés et partagent les mêmes mécanismes primitifs du cerveau concernant l’appétit* et la dépendance).

*Note de laveritesurleporno : il est important de comprendre que par appétit, nous n’entendons pas seulement l’appétit « alimentaire », mais la notion de « désir » lié à une drogue (qu’il s’agisse d’une drogue « naturelle » comme les renforçateurs, ou d’une  drogue « non naturelle », comme le tabac ou l’héroïne…).
De la même façon que les rats tombent souvent dans la frénésie lorsqu’on les encercle avec un harem de super nourriture délicieuse super stimulante , les internautes tombent souvent dans une frénésie de pornographie. Beaucoup d’utilisateurs déclarent qu’ils ne peuvent plus s’arrêter ou contrôler leur consommation, à la manière de « Sooty », le cochon d’Inde qui a vécu l’effet neurochimique du « prends-en autant que tu le peux tant que tu le peux ! » quand on l’a emmené dans une cage pleine de femelles.

Retour à l’article :

Fréquemment, les utilisateurs déclarent ressentir également une diminution du plaisir qu’ils ressentent (probablement en raison d’un affaiblissement des récepteurs de la dopamine), qui se traduit par une montée en flèche de la libido, c’est-à-dire par un besoin de stimulation plus fréquente (besoin de plus de dopamine), et ceci afin de faire face également à une anxiété et une nervosité croissante, et que le porno, d’une façon paradoxale, génère à long terme, mais apaise à très court terme, à chaque fois que l’individu obtient un nouveau « shoot » de dopamine (tel un inspecteur de police qui veut attraper un criminel alors qu’il est lui-même le criminel). Souvent, ils ont besoin de voir du porno plus extrême pour atteindre l’orgasme et pour obtenir le fameux « shoot ». Ils développent souvent un problème de dysfonctions érectiles et/ou se rendent compte que le sexe avec un partenaire  réel et volontaire ne les satisfait plus (conduisant à davantage de consommation de porno et/ou à une utilisation exclusive du porno au détriment du sexe réel).

Les gros consommateurs rapportent également qu’ils présentent parfois des comportements obsessionnels compulsifs, de la dépression, un niveau de stress général élevé à l’idée de se sociabiliser, et des problèmes de concentration. Et les utilisateurs tentent d’arrêter le porno signalent des symptômes de sevrage persistants tels que des tremblements, de l’insomnie, des sautes d’humeur, des maux de tête, de l’anxiété, de la dépression, de la léthargie, des trous de mémoires, des douleurs d’estomac, des rêves perturbateurs, des symptômes semblables à ceux de la grippe et un fort désir d’étrangler quelqu’un (!!). Ces symptômes suggèrent que leurs cerveaux luttent réellement avec les modifications internes du cerveau  caractéristiques de la dépendance. Les sites de sevrage de porno surgissent en masse sur le Web.

 

Pour comprendre le risque de la dépendance au porno, comprenez ceci :

 

La plupart des gens ne se droguent pas car ils n’ont jamais eu l’opportunité d’essayer les substances en question (héroïne, cocaïne, exctazy ne sont pas des produits que l’on trouve chez soi, contrairement au porno), ne savent de toute façon pas où s’en procurer et on souvent très peur des drogues (une peur salvatrice !) Mais quid avec le porno ? Ca ne fait peur à personne.
Et qui n’aime pas les bonbons ou l’excitation sexuelle? Qui n’aime pas regarder un film super divertissant ou hyper-excitant, (surtout si la réponse de plaisir de son cerveau est engourdie par la sur-stimulation) ? Nos cerveaux sont plus vulnérables que ce que nous croyons actuellement.

 

A quel moment un stimulus risque-t-il de nous entraîner dans l’excès ?

 

Le danger rôde quand quelque chose:

- Se traduit par une version particulièrement « savoureuse » et excitante d’une chose déjà considérée, naturellement et biologiquement (autant par nos ancêtres que par nous-mêmes) comme irrésistible.

- est disponible en illimité (ce qu’on ne trouve pas dans la nature, cette-dernière étant naturellement régulée et prévue pour nous donner seulement ce dont nous avons besoin),

- est disponible sous la forme d’une multitude de choix, de catégories, de variétés et de nouveautés,

- est consommé avec frénésie, sans nous rendre compte que cela affecte notre cerveau et nos comportements.

 

Comme nous l’avons vu, la malbouffe correspond à ce modèle. Tout comme le porno gratuit sur internet.

 

Pourtant, le porno présente des risques tout à fait particuliers.

 

En effet, notre capacité à manger est limitée : par la capacité limitée de l’estomac, et par cette aversion, ce dégoût naturels que nous ressentons comme un coup de pied dans le ventre lorsque nous ne pouvons plus rien avaler. Mais il n’y a pas de limites physiques pour la consommation de porno sur Internet ! A part le besoin de sommeil et d’aller aux toilettes. On peut se maintenir « au bord » de l’éjculation pendant des heures sans atteindre l’orgasme, et sans éprouver non plus de sensation de satiété ou de « ras le bol » pendant toutes ces heures de stimulation neurochimique supranormale, qui sursollicite les mécanismes d’appétit du cerveau. Chaque clic sur une nouvelle vidéo réhausse nos attentes, en nous proposant quelque chose de nouveau et d’excitant, et libérant de plus en plus de dopamine dans le cerveau.

L’excitation intense du porno produit un « shoot » neurochimique plus fort et plus excitant n’importe quel gâteau ou gourmandise- ce qui en fait un renforçateur naturel plus puissant. Le cerveau, bien plus qu’avec la nourriture, va très rapidement développer une hypersensibilité à tous les « indices* » qui pourraient être associés à la séance de visionnage de porno, augmentant le caractère automatisé de la consommation (une conso de plus en plus compulsive et automatique donc). De plus, une consommation importante de porno décourage parfois l’individu d’entretenir ses relations amicales, ce qui aiderait pourtant à réguler le cerveau de façon naturelle. Aussi les  »gardes fous » protégaient nos ancêtres contre la sur-stimulation sont désormais absents… Il n’y a pas de camarades jaloux, d’anciens sages ou de tabous sociaux, et souvent pas non plus de partenaires sexuels. L’utilisation de la pornographie semble sans risque car elle est anonyme, privée et virtuelle.

* Note de laveritesurleporno : les indices » (« cues » en anglais), désignent les éléments que le cerveau mémorise et associe comme étant en lien avec une « session » de consommation d’une drogue. Par exemple, dans le cas de la dépendance au porno, le fait de voir une jolie femme dans la rue, de voir une publicité un peu sexy, ou un certain moment de la journée devant son ordinateur peuvent être associés par le cerveau comme des « indices », qui renforcent la tentation, des envies fortes (cravings) de retourner voir du porno lorsque nous sommes exposés à ces « indices ». 

Retour à l’article :

 

Hélas…

 

Le problème est double. Ignorance + Banalisation :

Premièrement, la plupart d’entre nous ignore que les gourmandises sexuelles hyper-stimulantes d’aujourd’hui peuvent mettre notre cerveau en danger en y amenant les modifications associées à la dépendance, mais de plus nous sommes aussi confrontés au fait que le porno est perçu comme normal, banal et inoffensif. Pire, il s’agit d’un véritable phénomène social et culturel très puissant aujourd’hui. Il proclame que « tout type de comportement favorisant l’orgasme est intrinsèquement bon pour la santé et que nous devrions nier vigoureusement les preuves (pourtant croissantes et répandues par les scientifiques les plus compétents du monde, comme le Dr.Voon de la célèbre Université de Cambridge, ou le Dr.Kuhn de l’Institut Max Planck par exemple) des risques inhérents à l’accès illimité à ce superstimulant sexuel moderne ».
Cela semble-t-il raisonnable ?

Si nos cerveaux sont programmés par l’évolution pour nous conduire vers la nourriture et le sexe, ne devrions-nous pas être un peu plus prudent quant au fait de nous inonder avec des versions hyper stimulantes de ces derniers ? Rien qu’en 2010, «environ 17% des personnes qui regardent le porno sur Internet répondent aux critères du Comportement Sexuel Compulsif. Cela correspond à un grand nombre de personnes, étant donné que le porno représente environ 12% de l’ensemble du traffic Internet, et que près de 90% de la population masculine jeune ( Environ 30% de la population féminine jeune) regarde de la pornographie « *, explique le professeur Steven C. Hayes.

 

*Note de laveritesurleporno : d’après un épisode d’Envoyé Spécial intitulé Génération X. 60% des garçons et 30% des filles de 11 ans déclarent avoir déjà vu un film pornographique.

 

NEWS : « Adolescent Brain Meets Highspeed Internet Porn » (vidéo en anglais)

 

 

 

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